La nouvelle Secrétaire Générale d'Amnesty va-t-elle enfin laver l'organisation ?

Amnesty International a une nouvelle secrétaire générale ; et cocorico : elle est française ! Là où le bas blesse, c'est à la lecture des évènements qui ont mis à mal cette ONG internationale.

Scandales autour de la prostitution en Grande-Bretagne, des détournements de fonds en Afrique, des attaques sévères contre des démocraties comme la France, il y a beaucoup à faire pour que les peuples regagnent confiance. Et les choses ne seront pas aisées ! Il n'y a qu'à voir la manière dont Amnesty agit en Afrique centrale ! 

Alors que j'étais dans ma famille dans le sud algérien, j'ai été surprise de découvrir du contenu sponsorisé par Amnesty sur Twitter.

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Quelle ne fut pas ma stupeur de constater que non seulement Amnesty paye une campagne de publicité de grande ampleur afin de salir un gouvernement quel qu'il soit aux yeux des citoyens africains des autres pays, mais en plus, il mène cette campagne depuis près d'un an ! 

Prenons un instant pour réfléchir à cela et remettons cela en ordre. Imaginons que la Suisse ait violé les droits de l'homme. Imaginons maintenant qu'Amnesty aille faire une vidéo en France pour demander ce que les français pensent de ce qu'il s'est passé en Suisse... Et qu'ensuite, Amnesty publie cette vidéo dans toute l'Europe afin que les peuples critiquent le gouvernement Suisse, le maudisse, voir appellent à la révolution. Trouverions-nous cela normal ? Je ne sais pas vous, mais moi, non ! 

Surtout que qui connaît les agissements d'Amnesty en Afrique est en droit de se poser des questions. Dans cette affaire camerounaise, il s'agit s'accuser l'armée de tous les maux - armée qui fait face, bien seule dans cette région, aux barbares de Boko Haram, l'Etat l'Islamique en Afrique. Les islamistes usent de tous les moyens possibles (attentats, enlèvements d'enfants, pillages, vols, viols, meurtres, décapitation, etc...) pour gagner du terrain et l'armée camerounaise tient bon, jusqu'à présent, dans la lutte pour la sauvegarde de ses terres. 

On se souvient qu'il y a quelques mois, un scandale était venu salir une organisation sœur d'Amnesty, le CICR du Burkina Fasso. Des enregistrements avaient été publiés sur la toile, expliquant comment l'organisation rencontrait et traitait d'égal à égal avec des terroristes locaux. 

Mais revenons à Amnesty et à sa nouvelle secrétaire générale, Agnès Callamard, déjà accusée par des sites de fact-checking, de propager des fake news... Le Figaro, de son côté, rappelle qu'elle a dénoncé avec vigueur la neutralisation du super-terroriste en charge du terrorisme au Moyen-Orient, Qassem Suleimani. S'il est vrai que la méthode Trump dénotait, la disparition du terroriste n°1 - responsable de centaines de morts à travers la planète, était une excellente nouvelle pour l'humanité. 

La presse israélienne, quant à elle, qualifie Mme Callamard de "naïve" ou d' "activiste pro-palestinienne qui sied bien à la fonction à laquelle elle accède" et rappelle que la dame propage réglièrement des fausses informations à caractères antisémites (comme une sur la mort de Yasser Arafat). Et dans les méthodes crasses utilisées contre l'État hébreu: l'appel au boycott des universitaires juifs israéliens (qui seraient tous des salauds d'assassins, parce que juifs vivant en Israël) : 

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Si au premier abord, les ONG poursuivent des objectifs louables s’orientant vers la défense des droits de l’Homme et de la dignité humaine, de plus en plus d’éléments démontrent que pour certaines de ces organisations ce constat est à relativiser. Et puis, quand on sait qui se cache derrière Amnesty, on peur également prendre peur...

Georges Soros, milliardaire notamment accusé de délit d’initiés en France par la Société Générale est à la tête de la fondation Open Society Institute, qui promeut la démocratie, est l’un des plus gros donateurs d’Amnesty International Charity Limited. Il a déjà investi plus de 100 millions de dollars au sein de l’ONG. (Peut-être dans un souci de conscience et de transparence vis à vis des Etats). Un autre « scandale » financier éclaboussait l’ONG il y a quelques années; l’ancienne directrice d’Amnesty, Irene Khan, s'était vue octroyer une indemnité de départ de plus de 600 000€, étrange venant de cette femme qui avait activement lutté contre la pauvreté dans le monde.

Bref, il y a des challenges. Que ce soit au Cameroun, en France, en Algérie ou aux États-Unis, cette ONG va devoir travailler fort pour redorer son blason et paraître un peu plus honnêtes aux yeux de ceux qu'elle est censée défendre.

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