Squat de Théoule : les français réclament un changement de législation !

C'est exaspérée que la France s'est réveillée, l'autre jour, en apprenant l'ahurissante histoire du squat de Théoule-Sur-Mer. Et même si les squatteurs affirment êtres des victimes, nombreux sont les français qui réclament un changement de loi !

"C'est inadmissible", "voilà la France en 2020", "Honteux", voici quelques logorrhées encore visible  à cette heure-ci sur les réseaux sociaux. 

A son arrivée en vacances, un couple de retraités originaire de Lyon a trouvé sa résidence secondaire de Théoule-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, occupée par toute une famille. Celle-ci proteste de sa bonne foi. Mais si la famille a quitté les lieux lundi soir après une violente dispute entre les époux, l'affaire n'est pas terminée pour autant.

Ils sont partis. Et auraient donné les clefs aux gendarmes. Mais attention, pas parce qu'ils ont reçu une procédure d'expulsion. Le couple de squatteurs auraient quitté la villa de Théoule qu'ils squattaient depuis maintenant trois semaines après que le mari ait, semble-t-il, frappé sa femme. 

Emmanuelle Wargon, ministre du logement, avait, entre-temps exaspéré les propriétaires des lieux - tout comme les français, en affirmant sur CNews : "je réfute toute défaillance de la loi dans cette affaire."

Et bien qu'elle ait raison (la loi est appliquée à la lettre), la loi, en soit, est une défaillance. 

Selon BFM ce mardi matin, le couple d'occupants a été relogé. Invité à réagir en milieu de matinée, Henri Kaloustian, bien qu'heureux de cette nouvelle, s'est toutefois montré prudent. La maison "n'est pas libre", a-t-il indiqué.

En effet, un homme se présentant comme un ami de la famille de squatteurs est toujours sur place, bien qu'il promette selon nos informations de partir dès ce mardi.

Mais plus qu'une simple histoire sordide, quand la France va-t-elle enfin légiférer (un minimum) pour protéger les propriétaires fonciers. En France, les locataires et les squatteurs sont les rois de l'immobilier. Ils ont a peu près tous les droits. ces lois, qui empêchent massivement les étrangers d'investir dans l'immobilier, méritent enfin d'être changées. 

Enfin, pour les Kaloustian, la voie judiciaire pourrait encore être longue pour reprendre possession de la maison, dont ils sont propriétaires depuis 36 ans. Joint lundi, l'avocat du gardé à vue n'excluait pas un retour de son client dans la maison. 

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