Selon l'ONU, l'insécurité alimentaire explose dans le monde arabe

Un nouveau rapport préparé par l'Organisation des Nations Unies (ONU) averti que l'augmentation continue de la faim dans le monde arabe menace les efforts visant à réaliser le Programme de Développement Durable à l'Horizon 2030.

Selon l'ONU, au moins 51 millions de personnes dans le monde arabe, n'ont pas suffisamment accès à la nourriture. 

La région "arabe" se classe au deuxième rang mondial en termes de prévalence de l'obésité chez les adultes, avec 27% de la population adulte souffrant d'obésité. Cela s'ajoute aux taux élevés de dénutrition et de carences en micronutriments, en particulier chez les enfants d'âge scolaire et les adultes.

Les estimations indiquent qu'avant la pandémie COVID-19, 51,4 millions de personnes souffraient de la faim. Ce chiffre équivaut à 12,2 % de la population totale de la région et reflète une augmentation de 1,1 million de personnes par rapport à la période précédente. Le nombre de personnes touchées par l'insécurité alimentaire modérée ou sévère a également montré une tendance à la hausse, avec environ 137 millions de personnes en 2019 incapables d'obtenir une nourriture suffisante et nutritive de manière continue.

Abdelhakim El-Waer, directeur général adjoint de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et représentant régional de l'organisation pour la région Proche-Orient et Afrique du Nord (NENA), a déclaré que la région n'est pas sur la bonne voie pour atteindre le deuxième Objectif de développement durable Faim Zéro.

Si les tendances récentes se poursuivent, le nombre de personnes touchées par la faim dépassera 75 millions d'ici 2030. L'impact de la pandémie de COVID-19 sur l'économie de la région aggravera le problème.

Les estimations indiquent que 22,5% des enfants de moins de cinq ans souffrent d'un retard de croissance, 9,2% souffrent d'émaciation et 9,9% souffrent d'embonpoint. L'anémie, qui toucherait 35 % des femmes en âge de procréer, est un problème de santé publique modéré dans la plupart des pays de la région. En ce qui concerne l'émaciation, seuls sept pays sur 22 sont sur la bonne voie, tandis que seulement trois sur 22 sont sur la bonne voie pour lutter contre le retard de croissance ou l'obésité infantile.

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