Grève SNCF : les vacanciers pris en otage !

En arrivant en gare pour prendre un train, de nombreux voyageurs ont découvert avec étonnement que leur train ne partait pas. TGV, TER et même RER, le blocage des transports était général. Que les écolos ne commencent pas à vouloir interdire l'aviation commerciale en France, ce sont les seules lignes qui fonctionnent à peu près !

Une grève surprise, sans annonce et sans préavis. Bravo les syndicats ! Le personnel de la compagnie ferroviaire protestait contre la réduction des effectifs qui auraient causé un accident au potentiel grave dans les Ardennes. Les syndicats demandent plus de personnel dans les trains, pas seulement un chauffeur. Oui mais voilà, le fait qu'il n'y ait qu'un chauffeur dans les trains a déjà été négocié il y a quelques années, par les syndicats. Un accord avait été trouvé. 

Pour les usagers le sentiment reste d'ailleurs le même qu'à chaque grève (à peu près tous les deux-trois jours), celui d’être pris en otage.

Fatoumata Mamako est une femme de ménage qui ne peut se permettre de perdre une journée de travail. Pour s'y rendre, à Argenteuil, elle s'est transformée en Dora l'Exploratrice. Le simple voyage en TER étant impossible, et le transport en Uber à prix hors-compétition, il a fallu se lever très tôt !

“Je devais impérativement me rendre au travail. Je gère une équipe et mon patron a impérativement besoin de moi, car nous préparons les fêtes de fin d’année.” explique-t-elle. A la gare St-Lazare, j’ai constaté, à l’instar de tout le monde, que mon TER avait disparu.” Afin de se rendre sur son lieu de travail, elle a dû s’engouffrer dans le TER en direction d’Asnières, et prendre un co-voiturage sur Waze pour 8 euros... Les Uber étaient au tarif de 35 euros. Prix triplé. Ils se gavent sur les pauvres."

 

 

Et quid de cette famille qui partait en vacance. 6 billets de train à 380 euros l'aller-retour. L'argent est perdu. La location annulée. Les vacances bousillées. Et la SNCF satisfaite.

Il y a un vrai problème au Royaume des Syndicalistes. Mais tant qu'aucune réforme courageuse ne sera faite, rien ne changera ! 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.