Gilets Jaunes : le retour des morts-vivants

Se revendiquer “gilet jaune” aujourd’hui sonne presque comme démodé.

 

Après avoir commencé en revendiquant l’annulation de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) fin octobre 2018, et entraînant un mois plus tard des blocages partout en France, le mouvement des gilets-jaunes a embrasé la France pendant plusieurs mois. Chaque samedi, un nouvel acte se jouait, avec des manifestations plus ou moins violentes. Casses, jets de pierre, menacé, dérives racistes, antisémites et homophobes ont fini par gangrener le mouvement. Alors que les gilets jaunes fêtent le premier anniversaire des blocages, que reste-t-il de ce mouvement qui s’est réduit au fur et à mesure qu’il se radicalisait ?

Se revendiquer “gilet jaune” aujourd’hui sonne presque comme démodé. Il paraît être le retranchement de quelques irréductibles qui y avait trouvé une manière d’exister dans la société. De plus de par sa forme sporadique, personne ne pouvait ou ne voulait pleinement prendre la tête du mouvement.

Rencontrer les derniers irréductibles c’est se confronter à un groupe uni essentiellement par une fascination pour les théories du complot, fortement teinté d’antisémitisme latent, de paranoïa vis-à-vis des médias dont ils ont pourtant su tirer profit, et de radicalité politique. La manifestation dans le seul but de manifester devient un objectif en soi.

En somme, des zombies qui courent derrière des revendications qu’ils oublient parfois eux-mêmes.

 

 

 

 

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