Un rapport de 200 pages dénonce les méthodes biaisées d'Amnesty International

Un rapport de 200 pages, analysant l'ONG Amnesty International, a été publié ce week-end. Les conclusions font froid dans le dos. Cette organisation, qui reçoit des fonds de tous les états développés - et qui fournit ses conclusions à ses mêmes états pour qu'ils décident de changer leurs politiques vis-à-vis d'un pays tier, semble totalement vérolée.

Le rapport sur Amnesty International est maintenant publié et l'analyse de 200 pages est disponible en format PDF à télécharger.

Cette recherche, très complète mais non exhaustive, est l'une des plus pointues que l'on puisse trouver à propos d'une ONG internationale souvent accusée de biaiser des rapports afin de soutenir ses propres intentions politiques. 

Le rapport mais en valeur non seulement ce qui est entreprit par l'ONG elle-même, mais également le travail de plus de 40 employés (non bénévoles) de l'organisation, des employés qui jouent un rôle dans l'orientation politique d'Amnesty International. La recherche a pris plusieurs mois et des centaines de milliers de publications sur les réseaux sociaux ont été enregistrées. Le projet a été commandé par Jewish Human Rights Watch

Ce que dit le rapport

Amnesty a clairement des influences politiques discriminatoires. Les cibles qu'elle choisi d'attaquer ne sont pas choisies pour leurs actions à proprement parler, mais plutôt pour leur identité. Ainsi, il est presque certain qu'une politique controversée de l'Inde retiendra l'attention d'Amnesty, alors qu'une attaque sanglante contre une communauté chrétienne persécutée sera carrément ignorée. Le Pakistan peut littéralement faire disparaître des personnalités de l'opposition sans qu'Amnesty International n'en pipe mot.

L'une des plus grosses luttes d'Amnesty concerne l'Etat d'Israël. Il semble que les campagnes d'Amnesty contre Israël soient mieux financées que celles contre les dictatures les plus sanguinaires d'Afrique ou d'Asie Centrale. Plus inquiétant encore: la politique d'Amnesty concernant Israël rejoint totalement celle de l'organisation antisémite Boycott, Desinvestissement, Sanctions (BDS), qui préconise une mise au ban totale de tous les citoyens, les entreprises, les associations, et les universités dites "juives", dès lors qu'elles sont situées sur le territoire ancestral du peuple juif, en Judée (Judée, d'où est tirée le mot Juif).

Israël n'est pas traité par Amnesty International comme un État légitime. Quand Amnesty parle d'Israël, leur langue change et il y a une profonde hostilité. Les responsables d'Amnesty peuvent adresser des éloges aux régimes les plus brutaux - mais jamais un bon mot n'est dit à propos d'Israël. La seule société libre au Moyen-Orient est plutôt présentée par Amnesty International comme un exemple de l'un des pires régimes du monde.

Le problème d’Amnistie remonte à longtemps. Il y a près de deux décennies, ils ont abandonné les règles qui les protégeaient des problèmes de «conflit d’intérêts» et ont commencé à employer des militants «d'une seule cause» - en d’autres termes - des personnes remplies de haine aveugle face à une cause et qui utilisent le militantisme en faveur des droits de l'homme afin de parvenir à leurs fins. Amnesty regorge désormais de tels militants.

Ainsi, Amnesty s'attaque également à la "répression policière" en France - alors que la police française est là pour faire respecter l'ordre. Qui ose dire que la police française est aux ordres d'une dictature sanguinaire se décrédibiliserait tout seul. Et pourtant, Amnesty le laisse penser.

Concernant le conflit israélo-palestinien, on ne compte plus les employés et militants qui publient des images de terroristes du Jihad Islamique, tués par Israël, avec un cœur et le mot "héros" à côté. Le "responsable média Moyen-Orient" a même envoyé une note de fonction (que l'on retrouve dans le rapport), expliquant qu'en cas de conflit entre Israël et Gaza, "il faut faire le maximum pour comptabiliser les morts palestiniens en "civils" et non en "martyrs".

 

Mais le rapport traite aussi du biais d'Amnesty en faveur de certains renversement de régime en Afrique. En 2018, Amnesty a même réussis l'exploit de publier des rapports sur des pays, en y étant même pas allé ! Bonjour la confiance faite aux activistes de l'opposition présidentielle de ces pays-là ! 

Rien de tout cela n'est acceptable. Amnesty fait semblant d'être quelque chose qu'ils ne sont pas. Ils ont clairement une vision du monde politique plutôt qu'humanitaire. Ils n'ont l'énergie pour agir que quand cela leur convient et il y a un élément raciste et antisémite clair dans une grande partie de leur activité. Il n'y a qu'à voir ce qu'il se passe dans les branches d'Amnesty à Madagascar par exemple...

Les choses sont graves !

Si vous employez quelqu'un qui est un activiste partisan dans un conflit sectaire et que vous l'habillez comme s'il était impartial - vous mettez en danger la vie de véritables militants des droits de l'homme sur le terrain. Il devient difficile pour les nations de savoir qui est authentique et qui ne l'est pas.

Ensuite, nous pouvons demander - qu'en est-il des oubliés? Si Amnesty consacre beaucoup trop de temps à des questions qui cochent politiquement leurs cases discriminatoires, qu'en est-il de tous les conflits et des victimes qui ne le font pas? Est-il juste pour les chrétiens persécutés du monde entier qu'Amnesty International les ait pratiquement oubliés?

Ce rapport appelle Amnesty à s'ouvrir à une enquête extérieure et indépendante immédiate, pour examiner son activité, ses processus, l'allocation des ressources et la politique de recrutement. Mais George Soros le permettra-t-il ?

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