Aux Philippines, la chasse aux écolos !

Pas moins de 164 défenseurs de l’environnement se battant contre des projets miniers, forestiers ou agro-industriels ont été tués à travers le monde en 2018, selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness. D’« innombrables » autres ont été réduits au silence à travers le monde par la violence, l’intimidation et l’utilisation ou le dévoiement de lois anti-manifestation.

Des pêcheurs philippins © Libre de droits.- Flickr Des pêcheurs philippins © Libre de droits.- Flickr
Le pays de loin le plus dangereux l’an dernier pour ces militants et les leaders autochtones défendant leurs terres a été les Philippines, avec 30 assassinats, a indiqué l’ONG. La Colombie et l’Inde ont elles compté 24 et 23 morts en 2018. Avec 16 meurtres confirmés, le Guatemala est de son côté le pays avec le plus de morts comparés au nombre d’habitants.

C’est un phénomène que l’on peut voir partout dans le monde : les défenseurs de l’environnement et des terres, dont un nombre important sont des représentants de peuples autochtones, sont considérés comme des terroristes, des voyous ou des criminels pour défendre leurs droits. Cette violence représente une crise pour les droits de l’Homme mais également une menace pour tous ceux qui sont dépendants d’un climat stable.

Le nombre de morts est en baisse par rapport à 2017, année la plus meurtrière avec 207 morts, mais Global Witness note que le nombre pourrait être sous-évalué, notamment parce que certains événements se produisent dans des lieux très reculés.

Aux Philippines, qui ont pris la place du Brésil comme pays le plus meurtrier, c’est neuf cultivateurs de canne à sucre, dont des femmes et des enfants, qui ont été abattus par des hommes armés sur l’île de Negros, assure Global Witness, qui ajoute que l’avocat représentant les familles des victimes a été tué quelques jours plus tard.

 

 

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