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Billet de blog 12 avr. 2022

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Plaidoyer à la gauche

Les élections se sont soldées par un échec de la gauche, d'autant plus dur que l'écart entre Le Pen et Mélenchon était faible. Les conséquences de la division ont ainsi été mises en lumière. Ce n'est pas pour autant qu'il faut oublier toutes les différences et crier à l'union sans réfléchir, mais il faut s'organiser avant les législatives pour espérer limiter les dégâts du quinquennat à venir.

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1,2% du vote et 421 420 voix. Voilà ce qui manquait dimanche 10 avril à L'Union Populaire pour se qualifier au 2nd tour, et ainsi espérer faire gagner un programme de gauche, ou au moins recentraliser le débat public sur les sujets écologiques et de justice sociale. Un enjeu louable et certainement désiré par la large majorité des électeurs EELV, communistes, ou même les rares socialistes restants.

Et pourtant, les candidats de ces partis là, sachant pertinemment qu'ils n'avaient aucune chance de gagner, se sont malgré tout maintenus dans la course jusqu'au bout. Ils ont ensemble récolté plus de 3 millions de voix, soit plus de 7 fois la quantité nécessaire pour que les insoumis rattrapent l'écart avec l'extrême droite. On peut se demander quelles étaient leurs raisons. Peut-être les différences programmatiques et de valeurs justifiaient cette division? C'est difficile à croire, quand on sait que Fabien Roussel et le PCF ont rejoint la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et en 2017, et que leur programme cette année restaient sensiblement les mêmes, à l'exception près du sujet de l'énergie nucléaire. Sujet sur lequel LFI s'est toujours dite disposée à négocier, si c'était nécessaire pour l'alliance. C'est difficile à croire, quand on sait que Greenpeace, dont Yannick Jadot était militant, considérait que les programmes insoumis et verts se valaient bien niveau écologie, ce défi du siècle sur lequel le GIEC nous avertissait qu'il ne nous reste plus de quinquennat à perdre. C'est difficile à croire, lorsqu'on voit la virulence des attaques de ces "petits" candidats envers le seul de leur camp ayant une chance de gagner, et que l'on observe le contraste entre ces propos à la limite de la diffamation et la rapidité avec laquelle ils ont tous appelé à voter Macron dès que sonnaient 20h dimanche soir; candidat avec laquelle la différence est à priori bien plus grande, non? Le barrage pouvait se faire au premier tour en soutenant la gauche, plutôt qu'au second en soutenant la droite.

La réalité, ou du moins celle perçue par les électeurs comme moi-même, est que ces candidats ont préféré assurer la survie de leur partis plutôt que celle des idées qu'ils sont censés défendre. Ils ont préféré des candidatures de témoignage, dont le seul but était d'atteindre les 5% du seuil de remboursement. Peut-être pensaient-ils la bataille perdue d'avance, et que ce choix de continuer en cavalier seul était stratégique, pour selon eux mieux reconstruire après une inévitable défaite. Mais l'évitabilité évidente de cette défaite fait qu'ils en portent aujourd'hui une lourde responsabilité.

Cela dit, se résigner n'est pas une option. Le futur président ou la future présidente est aujourd'hui en situation très fragile par rapport à ses capacités à avoir une majorité à l'assemblée nationale. Imposer ainsi une cohabitation permettrait de limiter les dégâts et peut-être même accomplir quelques progrès sociaux et écologiques. La seule manière de réussir ce tour de force aujourd'hui est un accord entre les forces électoralistes qui se réclament de la gauche; La France Insoumise, Europe-Ecologie Les Verts, le Parti Communiste Français, et ce qui reste du Parti Socialiste, voir même leurs scissions comme Génération.s.

1,75%, 4,63%, 21,95%, et 2,28% © Bertrand Guay / AFP et Joël Saget / AFP

Il serait cependant ridicule de donner le même poids à chacun de ces acteurs dans une coalition, compte tenu de l'écart massif des résultats du 10 Avril. La France Insoumise a recueilli plus de 71% du vote de gauche non-révolutionnaire, ce sont eux qui seront le fer de lance de ce mouvement, et c'est sur la base de leur programme que doit se constituer un accord sur les idées et les projets à défendre. Ainsi, le programme en commun défini devra porter les principales revendications des insoumis même si les partenaires mineurs auront des hésitations; faire trop de compromis, surtout avec des partis ayant participé au quinquennat Hollande, viderait le mouvement de son énergie et de son sens, et mènerait droit vers un échec. Viennent ensuite les verts à 15%, les communistes à 8%, et les socialistes à 6%.  Je ne prétends pas qu'il n'y a pas eu de vote utile dirigé vers LFI de la part d'électeurs qui se reconnaissent davantage dans les autres partis, et je ne dis pas que ces pourcentages de vote devraient être le modèle exact pour la répartition des circonscriptions. Mais il est indéniable que ce seront les insoumis qui auront la légitimité pour être la composante centrale d'une coalition, et faire autrement serait un manque de respect au choix démocratique de dimanche dernier. Et puis, sans un vote dirigé vers la personne perçue comme ayant le plus de chances de gagner, Yannick Jadot aurait-il remporté la primaire écologiste face à Sandrine Rousseau en Septembre dernier? Sandrine Rousseau dont il est plus que probable qu'elle aurait fini par rejoindre l'Union Populaire, amenant peut-être une partie suffisante de ces 4,63% écologistes pour qu'aujourd'hui on ne soit pas devant un nouveau Macron/Le Pen. Enfin bon, avec des Si, on réécrit l'histoire; alors servons-nous plutôt de ces Si pour écrire ce qui est à venir.

Si alliance il y a pour les législatives, la répartition des circonscriptions peut et doit se faire intelligemment. Dans les circonscriptions de banlieue ou urbaines où Jean-Luc Mélenchon a écrasé ses concurrents avec des énormes marges, il faut évidemment des candidats insoumis. C'est encore davantage le cas dans les départements, régions, et collectivités d'outre-mer. Les insoumis auront également toutes leurs chances dans les circonscriptions plus rurales qui ont plébiscité Mélenchon, notamment dans la moitié sud de la métropole. Ajoutons à cela que de façon générale, en tant que membre de loin de plus significatif de cette coalition, lorsqu'une circonscription n'a pas d'affinités particulière pour un parti de gauche en particulier, LFI devrait être l'option "par défaut".

Ensuite, EELV. Leurs candidats devraient être présentés dans les circonscriptions où le vote s'est concentré autour de Macron et de Mélenchon avec peu de vote Le Pen, et où Yannick Jadot a obtenu des scores honorables. Je pense aux endroits un peu plus libéraux comme la Bretagne ou certaines zones de Paris, ce centre-gauche souvent jeune ou aisé qui en 2017 allait davantage vers Hamon que Mélenchon. Il y a un nombre non négligeable d'électeurs, surtout jeunes et étudiants, qui peuvent glisser un bulletin vert car ils ont l'écologie comme grande préoccupation mais ne s'intéressent pas suffisamment à la politique pour regarder les sondages, les programmes, voter stratégiquement, et ainsi de suite. EELV a un rôle important à jouer, c'est un parti qui peut porter la radicalité nécessaire à une vraie transition écologique sans pour autant faire peur à un électorat qui pencherait plus LREM que LFI. Yannick Jadot ne sera sûrement pas personnellement favorable à cette voie écosocialiste, mais des personnes comme Sandrine Rousseau ou Eric Piolle, ainsi qu'une bonne moitié des militants, le seront. C'est donc la responsabilité des membres du parti de faire entendre leur voix, plus fort que celle de ses dirigeants.

Les cas du PCF et du PS sont plus compliqués. Le plus efficace pour eux serait probablement de maintenir les quelques députés qu'ils ont déjà, et qui sont souvent bien implantés localement du fait de la longue histoire de ces deux partis.

Le PCF pourrait faire sienne la tâche de reconquérir le vote ouvrier, celui qui a fondé le parti, celui qui s'est déplacé vers le RN. Il ferait donc mieux de mettre ses nouveaux candidats dans les circonscriptions où le vote Le Pen a été élevé. Cependant, il y a une chose essentielle que ce parti doit comprendre; pour vraiment parler aux ouvriers, il faut parler à nouveau de lutte des classes, du patronat et son exploitation des travailleurs, des injustices sociales. Les sujets qui faisaient du PCF le parti des travailleurs de la première moitié du 20ème siècle. Reprendre les thèmes de la droite en parlant des "fractions radicalisées des quartiers périphériques" et des "wokes", passer toute la campagne à parler de viande et de vin face au tofu et au soja, tout ça, ça donne peut-être des compliments dans des articles du Figaro, mais ça donne surtout 2.3%. Ce peuple que Fabien Roussel voulait représenter, n'avait visiblement pas grand chose à faire de ces sujets. Les personnes en situation de précarité votent pour ceux qui disent qu'ils vont les aider, voilà le secret. Le PCF conserve malgré tout une certaine implantation locale et un contact avec la population dans certaines zones, et c'est là qu'il devrait concentrer ses efforts, cette fois en se concentrant sur les conditions de vie et sur les vraies préoccupations. Et n'oublions pas que le vrai adversaire reste et restera toujours "la droite et ses excroissances brunes", comme avait dit Marie-George Buffet pendant la campagne.

Le PS peut également profiter de son enracinement profond au moment des législatives. Malheureusement pour lui, après le quinquennat Hollande et la catastrophe de la candidature Hidalgo, il n'a plus aucune légitimité pour l'énorme majorité des électeurs, et ça sera une tâche ardue que de regagner un peu de confiance. La seule option qui me semble réaliste serait que le parti se concentre sur ses terres actuelles, les quelques endroits restants où les habitants votent PS depuis des décennies et connaissent bien leurs élus. C'est cette prime aux sortants qui avait permis de conserver une position de force relative aux régionales, même si cela était largement dû à une participation ridicule, à peine un tiers de l'électorat. Conserver ces zones là serait une étape pour éviter l'effondrement, et potentiellement se reconstruire sur des bases saines. Le programme économique de Mélenchon n'est au final pas si éloigné de celui de Mitterrand en 1981. Sa position non-alignée qui a fait couler tant d'encre et fait pleuvoir tant de critiques (notamment venant du PS) a rappelé à certains l'attitude d'un dénommé Jean Jaurès à l'aube de la première guerre mondiale. Il était lui-même au PS de sa jeunesse jusqu'en 2008, et des figures comme Ségolène Royal ou Christiane Taubira (du PRG, mais ministre sous Hollande) en sont venues à le soutenir. De toute évidence, c'est assez compliqué de dire qu'il est incompatible avec le PS. C'est plutôt le PS même qui a dérivé et perdu sa voie, et qui devrait la retrouver s'il veut un jour faire des scores dépassant les 2%.

Néanmoins, il y a plusieurs obstacles à ce Front Populaire moderne. Et ils sont à même de dégoûter encore plus les français de la politique s'ils devaient empêcher toute union. Le premier est le calcul dû au financement public des partis, qui dépend des résultats aux législatives et du nombre de parlementaires élus. Mais je pose cette question aux cadres du PS et du PCF; ensemble, vous avez à peine fait 4% aux présidentielles. Vous qui étiez les partis qui rassemblaient auparavant des millions aux urnes et dans la rues, comment faites-vous pour supporter cette chute? En faisant à nouveau cavalier seul en se présentant dans de nombreuses circonscriptions, le pourcentage risque de ne pas être très élevé, et le nombre de sièges pourraient encore se réduire davantage. Vous avez tout à gagner à rejoindre une Union Populaire qui vous assurerait des scores respectables et une assurance bien plus grande de voir des députés élus dans les circonscriptions où ils se présenteraient.
Je sais que je n'ai pas à faire beaucoup d'efforts à faire pour convaincre les verts de la nécessité d'une union. EELV n'a jamais réussi à obtenir un nombre significatif de députés à l'Assemblée Nationale, c'est l'occasion ou jamais de faire en sorte que l'écologie pèse enfin dans le débat politique. Il y a peut-être des désaccords entre ces 4 formations, mais les accords sont normalement bien plus importants non? Par ailleurs, n'oublions pas qu'une alliance électorale n'engage pas à être en accord tout le temps. Les formations peuvent bien coopérer le temps de remporter les sièges, puis si c'est souhaité, former vos groupes indépendants à l'Assemblée Nationale et diverger sur vos votes. Ce n'est pas comme l'élection d'un président qui restera seul au pouvoir.

Une illustration des capacités des députés © Discord Insoumis

Le second point contentieux est encore plus risible, et il s'agit des vendetta personnels entre cadres des partis. Si l'alliance ne devait pas se faire faute à des arguments de cour de récréation comme "oui mais il voulait pas que je sois tête de liste" ou "oui mais il est allé débattre avec Zemmour", ce serait aussi regrettable que ridicule. Quand on se propose pour diriger un pays, on est censés être capable de faire la part des choses et de reconnaître les moments où l'urgence de la situation justifie de pouvoir s'entendre avec la personne que l'on critiquait la semaine dernière. Pour cela, il faut reconnaître que Jean-Luc Mélenchon n'a pas passé sa campagne présidentielle à attaquer le reste de la gauche, il s'est concentré sur la droite et sa version extrême. Ce qui fait que les dirigeants insoumis sont non seulement en position de force électorale de par leur résultat, mais également en position de force morale pour exiger des excuses qui seraient bienvenues de la part des trois autres candidats, et ainsi pouvoir tourner la page. Je ne peux pas malheureusement pas en dire autant pour les militants, dont je fais partie. Mais si des insultes sur Twitter devaient empêcher toute opposition à la politique austère, écocide, et discriminatoire du duo en tête au second tour, on ne devrait plus être capables de se regarder dans une glace. J'appelle donc aux excuses, aux réconciliations, entre dirigeants et entre militants, pour finir par trouver un accord commun basé sur un programme réellement de gauche qui a réuni 22% des suffrages. Car oui, pour se réclamer de la gauche aujourd'hui, il faut reconnaître que parmi toutes ces formations, c'est LFI qui se rapproche le plus des besoins et des désirs réels des français. Et à ce titre, ils doivent avoir un rôle primordial dans cet éventuel union.

Le second tour va vraisemblablement être très serré, et les deux candidats sont détestés par une large partie de la population, il est tout à fait envisageable que ni l'un ni l'autre ne puisse remporter une majorité et que la gauche unie soit capable de forcer une cohabitation. Oui, c'est une vision idéaliste que j'ai actuellement, et je ne m'attends aucunement à ce qu'une union se fasse réellement. Car j'ai déjà été trop déçu auparavant. Mais j'écris ce texte parce que je veux donner mon soutien à cette potentielle union, que je vois déjà réclamée non seulement par les militants, mais par certains dirigeants de partis comme Olivier Faure ou Ian Brossat. Et tant qu'il y a un tant soit peu d'espoir, je ne pourrais pas arrêter d'être naïf.

Les divisions sur question d'égo ou d'intérêts de parti nous ont déjà coûté cette présidentielle. Dirigeants et militants de la gauche électoraliste française, vous avez une chance de vous rattraper. Surprenez nous, en bien pour cette fois.

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