Acte XXIII : Les maux (associés à la liberté) de la presse

Les gardes à vue de Gaspar Glanz et Alexis Kraland ont suscité une vague de protestation. En empêchant ces journalistes indépendants de faire leur travail, la liberté de la presse est clairement réprimée. Un point de non-retour a été atteint. Le 18 octobre prochain, la Justice devra prouver son indépendance. Libérera-t-elle Gaspar Glanz de son assignation et des chefs d'inculpation ?

     Vers une érosion du système démocratique

      En reposant sur la liberté d'opinion et la liberté d'expression, la liberté de la presse constitue l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques. Elle est pourtant régulièrement mise à mal dans de nombreux pays, notamment en Europe [1] où « l’affaiblissement de la liberté de la presse en Europe, dénoncé dans les derniers Classements de RSF, va de pair avec une érosion institutionnelle incarnée par des pouvoirs en place de plus en plus autoritaires. »[2]

      En France, la situation est loin d'être idyllique [2 bis] ; d'autant plus que le climat de violence dans lequel le pays est plongé chaque samedi, depuis vingt-trois semaines consécutives, ne cesse de s'amplifier. Aucune réponse politique n'est apportée au mouvement de contestation portée par les Gilets jaunes, si ce ne sont la langue de bois et la mise en place d' appareillages dissuasif et répressif inadéquats.

      Une banalisation de la violence subie par les journalistes

      Reporter Sans Frontières (RSF) et le Syndicat national des journalistes (SNJ) ont dénoncé[3] ce dimanche 21 avril les atteintes à la liberté d'informer après des incidents entre forces de l'ordre et journalistes, samedi lors de l'acte XXIII des «gilets jaunes». [3 bis] Les sociétés des journalistes et des rédacteurs de BFMTV, Les Echos, L'Express, Le Figaro, France 3 National, Franceinfo.fr, France Inter, Le JDD, Libération, Mediapart, Le Monde, L'Obs, Le Parisien / Aujourd'hui en France, Premières Lignes, RFI, RMC, TV5 Monde ont fait de même ce 23 avril en déplorant  « le silence assourdissant du ministre de la Culture et de la Communication, pourtant censé soutenir la liberté et l'indépendance de la presse ».[4],[4 bis]

      Les faits ne sont en rien isolés et limités aux cas des journalistes indépendants Gaspar Glantz et Alexis Kraland. Ils sont malheureusement relativement courants. [5]

      En atteste le recensement réalisé par David Dufresne, « Allô place Beauveau ? C'est pour un bilan (provisoire) » qui dénombre 62 journalistes victimes de violences policières[6].

     En atteste également l'alerte lancée par l'association l'Acrimed[7] suite aux évènements du 8 décembre lors de l'acte IV des Gilets jaunes.

     L'inventaire réalisé par l'Atelier des Médias[8] entre 2014 et 2017 permet de dresser un constat : la pratique ne date pas d'hier, bien qu'elle tende à s'intensifier. Durant ces années ont été répertorié « 124 situations où des reporters ont subi des violences de la part de forces de l’ordre lors de manifestations publiques en France ». D'ailleurs, Gaspar Glanz a eu déjà a subir les violences policières  lorsqu'il couvrait un autre événement en tant que journaliste en avril 2014.

        La presse indépendante pour cible

        Tenir éloigné Gaspar Glanz des manifestations est une façon de museler la presse indépendante. Gaspar Glanz n'est pas un journaliste lambda.  Il représente le type même du journaliste indépendant couvrant les manifestations sur le terrain et immortalisant les affrontements avec les forces de l'ordre au grand damne du pouvoir en place. Ce Fondateur de la société de production Taranis News, un média tourné vers le « street journalism »  a déjà eu à subir trois interpellations à l'occasion de la COP 21,  lors des manifestations contre la loi travail, puis dans la jungle de Calais. Il est a également joué un rôle crucial dans le cadre de l'affaire Benalla, puisqu'il a fourni « plusieurs séquences vidéo sur la présence de l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron à la manifestation du 1er mai 2018 à Paris, le montrant notamment avec un talkie-walkie et un brassard "police". Pas vraiment de quoi se faire aimer du pouvoir », comme le rappellent les journalistes Luc Peillon et Jacques Pezet de Libération. [9]

     Une réappropriation de la parole publique

     Doit-on percevoir une volonté de porter atteinte au pluralisme des médias ?

     Qu'on le veuille ou non la crise des Gilets jaunes se veut une réappropriation de la parole publique, ce qui aboutit comme l'a analysé Nicolas Becquet, journaliste et manager des supports numériques chez l'Écho [10] à « un affrontement médiatique par canaux interposés. D'un côté la toute-puissance des chaînes d’info en continu, et de leurs éditorialistes perçus comme arrogants et déconnectés, et de l’autre des collectifs de gilets jaunes utilisant la puissance de Facebook (et des médias indépendants) pour défendre leur point de vue ».

      Est-ce justifié ?

      Force est de constater le peu de pluralisme dans les médias généralistes tant dans les personnes invitées à "débattre" de la crise des Gilets jaunes que dans la ligne éditoriale déployée.

       Le pluralisme en berne dans les médias

       Comme l'atteste une analyse indépendante publiée par Pauline Perrenot, membre de la rédaction de l'Acrimed au lendemain de l'acte XVIII : « une logorrhée sécuritaire et autoritaire semble s’emparer des médias. Et pour cause… Un simple comptage des invités politiques du jour illustre combien les médias ont quadrillé leur espace en compagnie de politiciens "spécialistes de l’autorité", sur fond de questionnements sécuritaires. Sur 13 matinales (télé et radio confondues), 6 ont reçu un membre du gouvernement ou un représentant de La République en marche. 3 invités sont issus du groupe Les Républicains, un autre d’Agir (la « droite constructive », scission des Républicains) et un dernier du Modem. Les deux autres invitations ont été distribuées au Parti socialiste et à Génération Écologie, qui ne se sont pas foncièrement distingués du discours dominant « de fermeté ». Pour les émissions politiques de la soirée, le constat est à l’identique (...) Dans les jours qui ont suivi l’acte XVIII, l’escalade sécuritaire de la droite gouvernementale et d’opposition a ainsi été rendue possible grâce aux grands médias, qui ont surexposé leur discours en piétinant le débat contradictoire. Un débat qui réclamerait non seulement d’autres couleurs politiques en plateau, mais également d’autres « angles » éditoriaux. Ce fut bien loin d’être le cas ».[11]

        Dans un tel contexte, on comprend mieux l'émergence d'une violence dirigée envers les journalistes, qui ne soient pas exclusivement le fait de policiers mais également de manifestants, comme cela a été le cas le 12 janvier dernier à Rouen pour deux journalistes de LCI. [11 bis]Bien que toute proportions gardées, il faut savoir faire « une différence entre une minorité de manifestants radicaux, violents et motivés idéologiquement et un mouvement ancien et profond de remise en cause de la parole des médias dits  "traditionnels". »

      Que l'on soit critiques ou non vis-à-vis  des médias dits "traditionnels", le rôle crucial des journalistes indépendants est valorisable. D'une part, il aide à garantir le pluralisme. D'autre part, il permet de lutter contre la défiance envers les médias. Afin de s'assurer de deux choses : l'accès à des informations qui ne soient pas des fake news, mais créditées par des journalistes de métiers et une qualité d'informations dite de terrain et pas simplement un « journalisme de préfecture ». cf [11]

       Des techniques d'intimidation

      Que la détention de Gaspar Glanz fut poussée à une cinquantaine d'heures n'est en rien anodin. Ne le sont pas non plus les conditions de détention de son confrère Alexis Kraland : « en GAV pour participation à une manif non déclarée et détention de stupéfiants. Aucune notification de mes droits, pas droit au médecin ni à un avocat. L'OPJ a fait du bluff en me disant que j'allais rester longtemps si refus de donner l'ADN », publie ce dernier sur twitter.[12]

       Dissuader les journalistes de mener leurs recherches consiste à déployer un éventail de pression, comme le rappelle Reporter Sans Frontières dans son rapport « Classement RSF 2019 : une digue a-t-elle cédé en Europe ? ». Les techniques utilisées peuvent aller de l'atteinte à l'intégrité physique ou/ et morale au recours aux procédures dites "bâillons"[cf.2]

       Des cas isolés aux exemples qui servent à lancer l'alerte

      Les violences opérées sur Gaspar Glantz ne doivent pas nous apparaître comme explicables. Que Gaspar Glantz ait fait un doigt d'honneur à un représentant de l'ordre [13]ne peut justifier sa détention abusive plus de 48H ni le traitement subi lors de cette détention. Comme l'explique le journaliste indépendant lui-même, le sort subi par les manifestants en détention n'est guère enviable[14]. L'émoi suscité, ajoutée à la vague d'indifférence, doit nous servir d'alerte : la banalisation de la violence est incontestablement dangereuse ; notre tolérance et accoutumance à celle-ci encore plus.

     Empêcher Alexis Kraland de faire son travail au motif que sa caméra pourrait constituer « une arme par destination » ne saurait non plus être tolérée. Cela n'est pas acceptable juridiquement [14 bis]. Cette interpellation injustifiée et injustifiable est à rapprocher de l'amende écopée par des citoyens au motif qu'ils auraient porté des pulls favorables au référendum d'initiative populaire dans un secteur de Paris où la manifestation était interdite lors de l'acte XIX.[15]

      L'intégrité est atteinte de part et d'autre

      La situation dans laquelle sont plongés les journalistes éclaire celles des manifestants et des brigades d'intervention mobiles sur le terrain. Cette situation témoigne de l'ingérence du pouvoir en place et de son degré de surdité. [16] La violence a atteint un tel seuil qu'elle impacte l'intégrité physique et morale non seulement des manifestants, mais également des corps de métiers qui couvrent les manifestations, les encadrent et les régulent (journalistes et street medics[17], sans oublier les policiers eux-même qui subissent des pressions ingérables au point qu'on voit très clairement grimper les chiffres des suicides depuis 2019).[18], [18 bis]

      Respecter le "contrôle judiciaire" pour mieux résister

        Si les médias se sont rués sur le sort de Gaspar Glanz, c'est parce que cela fait frémir la profession. Gaspar Glanz est accusé de « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ». Pour ce délit, il risque jusqu'à un an d'emprisonnement. Une manière de dire à l'ensemble des journalistes : choisissez votre camp ! Tenez-vous à carreaux, faites profil bas ou craignez les représailles ! En attendant l'audience programmée le 18 octobre prochain, il a été interdit au journaliste de se rendre à Paris les samedis ainsi que le 1er mai, une manière d'entraver son travail durant les prochaines manifestations. Une situation fortement décriée par l'intéressé.

      Que le journaliste se soit ravisé, en affirmant publiquement sur Europe 1[19]qu'il ne couvrirait pas les manifestations des samedis prochains et du 1er mai, contrairement à ce qu'il avait annoncé à chaud à sa sortie de détention est une sage décision. On ne saurait combattre la dérive du pouvoir exécutif sans utiliser les outils à notre disposition, ceux de la Justice. Aussi sa décision, ainsi que le travail à venir de ses avocats, doivent être salués. C'est un message fort envoyé à l'État.

       Nous ne devrions pas nous laisser aller à la pensée couramment admise d’une séparation peu étanche des pouvoirs, tout comme nous refusons de nous soumettre à la corrélation entre pouvoir et violence. S’il existe des lois, du personnel habilité pour en être le garant, c’est pour quelles soient appliquées et respectées. S’il existe des institutions pour protéger les libertés, pour rappeler les droits et les devoirs des citoyens, mais aussi des représentants de l'ordre, ce sont pour que ces droits et ces devoirs ne soient pas bafoués. Le pouvoir exécutif aura beau tenter de museler la liberté de la presse, c’est à la Justice de trancher. 

     Le 18 octobre 2019, la Justice doit prouver son indépendance, bien que ce lundi le juge des libertés et de la détention ait suivi l'avis du procureur de la République.[20]  Si le pouvoir exécutif est l'un des trois pouvoirs, avec le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire à constituer l'État, c'est en respectant la séparation des pouvoirs. Dans le cas contraire, nous ne nous trouvons plus dans un régime démocratique. Le pouvoir exécutif reste chargé de gérer la politique courante de l'État et de contrôler l'application de la loi élaborée par le pouvoir législatif. Non pas l'inverse.

      Continuer à couvrir l'action sur le terrain

      On peut entendre l'argument du journaliste Christophe Barbier « s'il est compatible avec l'engagement, le journalisme n'est pas soluble dans le militantisme » et la conclusion qui en découle selon laquelle « Gaspar Glanz n'est pas un héros ». [21] Néanmoins, défendre de tels propos reste contestable.  Soutenir Gaspar Glanz reste primordial. Les signataires de la pétition visant à demander « le retrait de sa fiche "S" et de son interdiction de paraître sur Paris » l'ont bien compris. La liberté de la presse est mise à mal, son indépendance et son pluralisme sont entravés. Dénoncer la banalisation des violences policières envers les journalistes et le glissement qu’elles opèrent est nécessaire. Continuer à répertorier les atteintes verbales, psychologiques ou physiques commises sur la presse, toutes presses confondues, permet de mesurer l’ampleur de ce phénomène et de le comprendre pour mieux les combattre. Seulement, cela ne suffit pas.

       S'indigner et le clamer

       Il faut aussi que les politiques et les intellectuels se positionnent pour dénoncer publiquement la violence qui touche les trois camps.  En premier lieu, les manifestants. Ensuite, ceux qui sont censés encadrer et réguler ses manifestations. Enfin, les fonctions dites "neutres", journalistes, pompiers et street medics. Que chacun s'empare des moyens démocratiques à sa portée pour dénoncer cette violence de part et d'autre.

      Que le président de la République et le gouvernement conduit par sa majorité sortent de leur surdité. Qu'ils entendent les appels lancés par les journalistes, par les manifestants, mais également par une partie des force de l'ordre au bord du craquage. Qu'ils reconnaissent qu'ils divisent les citoyens, qu'ils les envoient au casse-pipe pour servir de défouloirs et d'épouvantails faute d'apporter des réponses concrètes aux demandes formulées par la vague contestataire. Qu'ils reconnaissent qu'ils sacrifient la vocation première de ces représentants de "l'ordre" sur l'autel de la violence étatique.

      On ne saurait maintenir la sécurité d'un État en le dynamitant à grand coup de grenades GLI-F4,  flash-balls LBD, gaz lacrymogènes, matraques, blindés. De même, on ne saurait maintenir la démocratie d'un État en le muselant à grand renfort d'atteinte à la liberté d'informer. Nous sommes en marche...Nous avançons vers le constat cinglant : l'état de droit est bafoué.

 Sarah Seignobosc

 [1] Lire le billet du blog Stratégies : « La liberté de la presse de plus en plus faible en Europe ».

[2] Lire le rapport d'analyses de Reporter Sans Frontières  : « Classement RSF 2019 : une digue a-t-elle cédé en Europe? ».

[2 bis] Consulter le classement mondial de la liberté de la presse 2019 de Reporter Sans Frontières : https://rsf.org/fr/classement

[3] Lire l'article du 21 avril 2019 du journal Le Figaro : « "Gilets jaunes": RSF et SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d'informer ».

[3 bis] Lire l'article du 22 avril 2019 sur le site de RTL Info : « Des journalistes arrêtés durant l'acte 23 des gilets jaunes: plusieurs reporters affirment quant à eux subir des violences policières».

[4] Lire l'article du 23 avril 2019 réalisé par la SDJ de Mediapart sur le site de Mediapart : « En soutien à notre confrère Gaspard Glanz ».

[4 bis] Lire en complément la tribune du 23 avril 2019 du journal Libération : « Dix-neuf sociétés de rédacteurs et journalistes apportent leur soutien à Gaspard Glanz ».

[5] Lire l'article du 17 février 2019 du journal Le Figaro : « "Gilets jaunes" : des journalistes insultés ou frappés par les forces de l'ordre ».

[6] Lire l'article du 23 avril 2019 réalisé par la SDJ de Mediapart sur le site de Mediapart : « En soutien à notre confrère Gaspard Glanz ».

[7] Consulter l'article du 9 décembre 2018 sur le site de l'association l'Acrimed : « Actualité des médias : violences policières, agressions de journalistes, menaces sur l’internet indépendant… ».

[8] Consulter le tweet du journaliste Matthias Virilli du 13 juillet 2017 sur le site de RFI : « Violences contre les journalistes en France : l'inventaire ».

[9] Lire l'article du 22 avril 2019 du journal Libération : « Gaspard Glanz, un journaliste qui dérange la police ».

[10] Lire le billet du 21 janvier 2019 sur le site de Méta-Media, le blog collectif de France Télévisions  : « Distinguons violence contre les journalistes et défiance envers les médias ».

[11] Lire le billet  du 27 mars 2019 sur le site de l'association l'Acrimed : « Acte XVIII : Surenchère sécuritaire et pluralisme en berne dans les grands médias ».

[11 bis] Lire l'article du 19 janvier 2019 sur le site de France Info : « "Gilets jaunes" : on a recensé les agressions de journalistes depuis le début du mouvement ».

[12] Consulter la vidéo sur YOUTUBE : « Interpellation du journaliste Gaspard Glanz - Gilets jaunes - Acte 23 - République - 20 avril 2019 »

[13] Consulter le tweet du journaliste Matthias Virilli du 13 juillet 2017 sur le site de RFI : « Violences contre les journalistes en France : l'inventaire ».

[14] Consulter la vidéo disponible sur YOUTUBE : « Gaspard Glanz à sa sortie du Tribunal de grande instance de Paris ».

[14 bis] Consulter les tweet du journaliste Alexis du 20 et 21 avril 2019.

[15] Lire l'article du 23 mars 2019 du journal Libération : « Un gilet jaune a-t-il vraiment reçu une amende de 135 euros pour avoir porté un pull "oui au RIC" ? ».

[16] Consulter la vidéo du média indépendant Le Média : « ACTE 23 : LA PEUR CHANGE DE CAMP ».

[17] Lire l'article du 25 janvier 2019 du journal Le Figaro : « Manifs "gilets jaunes" : la nouvelle vague de street medics ».

[18] Lire l'article du 23 avril 2019 sur le site de France Info : « Quatre questions sur les suicides qui endeuillent la police depuis le début de l'année ».

[18 bis] Compléter la lecture par l'article du 19 avril 2019 journal Le Monde : « On est partis sur des bases terribles pour 2019 » : les policiers manifestent après deux nouveaux suicides ». 

[19] Écouter l'interview de Gaspar Glanz sur le site de Europe 1 : « Le journaliste Gaspard Glanz l'assure : "Je préfère respecter mon contrôle judiciaire" ».

[20] Consulter l'article du 22 avril 2019 de Pascale Pascarellio sur le site de Médiapart : « Après sa garde à vue, le journaliste Gaspard Glanz interdit de manifestations ».

[21] Lire l'article du 23 avril 2019 du magazine L'Express : « Gaspard Glanz n'est pas un héros ».

 

 

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