Sur un Air de Campagne (153)

C'est l'été ! Léger...

Petit Air d'Eté léger

Santangelo

 

 

Dans la vieille guimbarde, au retour d'un petit concert en plein air, en compagnie de ma sœur et de son fils de cinq ans, durant lequel il a joué comme un petit fou avec d'autres enfants, je lui ai demandé s'il voudrait encore assister à d'autres concerts. Il m'a répondu : « Oui, si c'est le même ! »

Sur la route, à l'aller, il n'avait eu de cesse de répéter que « c'est long ! » Sans même détourner le regard vers la grande plage que nous longions.

A peine arrivé, il se demanda s'il fallait apporter ses peluches. Il se souvint que je lui avais dit qu'il y aurait d'autres enfants, et renonça.

En voyant une vieille 4L, très inspiré : « Tiens, une voiture comme dans le temps ! »

Une fois sur place, installés sur des chaises de jardin en plastique, il commande à sa mère un « jus de fraise. » Elle rectifia : « sirop de fraise. » « J'espère que c'est avec de l'eau, parce que je n'aime pas quand ça pique ! »

Au bout de dix minutes, il eut les yeux écarquillés par une petite voisine, à la table d'à côté, un peu plus âgée que lui. « Tu veux jouer avec moi ? »

Nous écoutâmes le concert d'une oreille. Les enfants jouaient au ping-pong, rejoints par d'autres, sans parvenir à renvoyer une seule balle. Ils riaient fort et mon petit neveu revenait de temps en temps à la table, pressé et assoiffé, boire une petite gorgée de son sirop de fraise à l'eau.

Déjà, il fallut s'apprêter à partir. Sa mère essaya de le déloger de la table de ping-pong. « Oh nooooonnnn ! »

Puis, je m'y collai et lui conseillai de dire au-revoir à ses amis. Il parcourut le jardin pour les saluer d'un « au-revoir » un peu noué.

Dans la voiture : « Tu sais, tonton, je vois dans le noir ! Enfin, seulement quand c'est entre le jour et la nuit... »

En repassant le long de la grande plage, sur la petite route sinueuse, sa mère lui redemanda s'il aimait cette plage. « Je préfère les beaux paysages... » Puis, un très mélancolique : « C'est joli les lumières au loin... »

Dans la voiture, toujours : « C'est beaucoup mille cent ? »

Enfin, arrivés  près de chez mes parents, à destination : « C'est quoi la destination ? »

Il suffit de deux enfants joyeux pour rendre tout le monde heureux.

 

 

Santangelo.

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