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Billet de blog 7 juin 2021

Sur un Air de Campagne (231)

UNE PROMENADE BIENHEUREUSE - Nouveau petit roman expresso par temps de déconfinement partiel - 3/5 (environ 15 pages)

Saul Santangelo
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… Cette solitude à deux m'enchantait et, au lieu d'épuiser le paysage, nous le rendions à chaque balade un peu plus beau, un peu plus évident, un peu plus définitif. Elle, la louve, et moi le blessé de guerre, nous nous étions apprivoisés mutuellement en plein marasme sanitaire et nous en étions d'autant plus forts pour résister à la facilité, à l'angoisse et au confinement. Le chant des oiseaux suivaient nos pas dans la prairie ou le long des grandes allées. Le soleil nous mordait la peau, et semblait sourire, lui aussi.

Un matin, Rita avait manifesté le désir de pousser jusque dans les landes. J'avais garé la voiture sur le chemin et nous avions marché à travers une végétation si résistante qu'elle fleurissait les racines dans la pierre de granit. Les herbes et les fougères étaient roussies par la sécheresse, et les plantes rases et les bruyères laissaient deviner des roches imposantes en surface. Le décor était quasi-lunaire et, bientôt, nos jambes manquèrent de force pour marcher plus avant. C'était dans ces landes qu'avaient vécu les derniers loups de Bretagne, avant d'être exterminés, au 19ème siècle. C'était là que les Bénédictins étaient venus au désert.

En regagnant la voiture, un drôle de bonhomme marcha droit sur nous. Il chantait une chanson de variété – « le Connemara » de Michel Sardou – et paraissait ne pas faire attention à nous, alors qu'il arrivait de face. Il était vêtu comme un paysan et il était impossible de lui donner un âge. Pour la première fois, Rita mit sa main dans la mienne, plutôt que de me prendre le bras, manifestant une confiance dont j'allais m'honorer bien plus tard. L'innocent nous dit s'appeler Salaün et nous souhaita une bonne journée, en parlant, riant, bavant et chantant tout à la fois. Il s'éloigna en sautillant. Une fois dans la voiture, Rita me gratifia d'un baiser gratuit. Les choses commençaient à se mettre en place.

Bientôt, déjà, le printemps fut là, sans que la situation sanitaire ne se soit améliorée. La télévision et Rita continuaient à compter les morts et les malades, et les rues vides de la ville étaient d'autant plus angoissantes que notre paradis réservé se montrait chaque semaine plus accueillant et apaisant. Sans comprendre comment il avait pu échapper à notre curiosité, le jardin botanique, caché derrière une succession de haies, agit comme un révélateur. Sur une surface de quelques dizaines de mètres carrés, les rangs de plantes et de légumes s'alignaient parfaitement. Personne ne l'avait entretenu durant la saison froide et le jardin semblait, lui aussi, sortir du Moyen Âge.

Autrefois – mais à quelle époque ? - il y avait eu là un jardin parfait pour conserver la mémoire médicinale populaire. Au bout des rangées au cordeau, on trouvait encore de petits panneaux indiquant les noms des variétés de plantes en français, breton et latin. Leurs fonctions et propriétés médicales avaient été notées à la craie sur de petites ardoises que les intempéries avaient effacées. Dans le coin des plantes communes de la région, étaient représentées plusieurs dizaines de variétés, par leurs taxons et classées par couleurs de fleurs.

Parmi les fleurs rouges, le mouron ou la grande oseille. Du côté des fleurs jaunes, la primevère vulgaire (boked – laezh / prima vulgaris) cotoyait le millepertuis perforé (kant toull / hypericum perforatum.) Dans le coin des plantes vertes, le nombril de Vénus (krampoez-mouezig / umbilicus rupestris) s'affichait près de l'euphorbe des jardins (Ruvelen / euphorbia peplus.) Ailleurs, des digitales pourpres fleurissaient sous le nez de la bruyère cendrée. Mais c'est du rang des fleurs bleues et mauves que surgit la surprise. Alors que je racontais à Rita tout ce que je voyais, elle toujours fidèlement attachée à mon bras, elle devina à son odeur la présence de la jacinthe des bois, ou clochette, dont j'avais déjà cueillie une poignée dans la clairière pour qu'elle se confectionne un petit bouquet, qui avait égaillé le vestibule plus d'une semaine durant. Je fus estomaqué par la performance.

  • Celle-là, je la reconnaîtrai entre toutes, me dit-elle. On l'appelle aussi « fleur de coucou » et mon père en avait planté tout un parterre près de la maison de mon enfance. On dit qu'en décoction elle permet de guérir les yeux fatigués. Oh oui ! Celle-là je la reconnaîtrai entre toutes....

Je ne sus que répondre. C'était la première fois qu'elle évoquait le passé lointain et je ne savais s'il fallait continuer sur ce terrain glissant, changer de conversation ou laisser le silence amical reprendre ses droits. Elle reprit la parole pour me confier, qu'avec son père, elle avait autrefois parcouru la Bretagne à la recherche de fontaines miraculeuses. Elle m'apprit qu'il y en avait des dizaines et que plusieurs d'entre-elles guérissaient les yeux malades ou fatigués.

  • Tout cela c'est la mémoire des moines venus de Grande-Bretagne pour christianiser l'Armorique à partir du 5ème siècle. On dit que certains ont traversé la Manche dans des auges en pierre en guise de barques. Gildas, Patrick, Pol-Aurélien ou Saint Herbot : ils se sont tous appuyés sur les savoirs ancestraux et païens pour imposer leur dogme. C'est ainsi que l'on trouve des menhirs coiffés d'une croix. C'est pourquoi les abbayes ont été bâties sur les sites néolithiques. C'est ainsi que le christianisme celtique a cultivé sa différence au long des siècles. Et c'est sans doute aussi pour ça que je prends tant de plaisir à me promener ici avec toi...

La dernière sentence tomba comme une perche. Il fallait saisir la chance de transformer notre amitié en quelque chose de plus grand, puisque nous étions bénis des dieux. Mais les silence s'imposa de nouveau, à sa place, entre mon bras et sa main, et nous quittâmes le jardin merveilleux pour nous reposer un peu sur le banc. Bientôt, de petites gouttes de pluie imprimèrent de petites auréoles à la surface de l'étang et, un peu après, un crachin breton se mit à nous tomber dessus. Toujours sous le charme de ce savoir ancestral transmis par l'agriculture, nous nous sommes attardés un peu. Puis, nous avons regagné la ville, bercés par le mouvement des essuie-glaces. La journée avait porté ses fruits mûrs. J'avais compris que, lorsque Rita me tenait le bras pour que je la guide, je n'avais pas besoin de canne pour me soutenir.

Comment l'amour naît-il entre un homme et une femme ? A partir de quand l'attirance réciproque se transforme-t-elle en relation amoureuse ? Que faut-il savoir de l'autre avant de se lancer ? Toutes ces questions, et bien d'autres, se pressaient en désordre dans ma tête depuis quelques semaines, ainsi que dans mon journal de bord de marin, que je tenais à nouveau régulièrement pour tenter d'éclaircir les mystères de l'amour. J'avais vingt-cinq ans, j'avais eu une adolescence riche en aventures rocambolesques, plusieurs tours du monde à mon actif et, pourtant, face à Rita (ou, plutôt, à côté d'elle), je me sentais dépourvu tel un jouvenceau.

Je n'avais vécu qu'une seule relation sérieuse dans la durée, avec une étudiante bourgeoise ambitieuse et curieuse, dont je tenais la plupart de ce que je savais de l'amour. Nous avions échangé des lettres, fait des voyages, nous avions expérimenté des positions, inventé des scénarios, nous avions même filmé quelques ébats et, malgré tout cela, je n'arrivais toujours pas à me faire une idée un peu précise de ce que pourrait être une histoire avec une femme comme Rita.

Elle portait magnifiquement ses trente-cinq ans, de la même façon qu'elle avait dû arborer ses vingt-huit – l'âge de l'acmé esthétique chez les femmes de notre époque – et, si son âge et son handicap m'avaient tenu à distance respectueuse jusqu'alors, je trouvais que notre amitié manquait de quelque chose pour qu'elle devînt entière et épanouie. Sur son visage encadré par la frange, elle souriait la plupart du temps d'un rictus énigmatique et sensuel. Si on aime quelqu'un avant tout pour un défaut, j'avais trouvé le sien. Sa queue de cheval avait laissé la place à un chignon négligé, ce qui augmentait encore, à mes yeux, son potentiel et sa charge érotiques.

Elle s'habillait discrètement mais, dans sa discrétion, se révélait, par de menus détails et des attitudes à peine esquissées, étonnamment désirable. Un vendredi que nous rentrions de l'abbaye, elle m'avait demandé de l'aider à sortir de la voiture. Ma main s'était posée instinctivement sur son mollet, puis sur son genou, et j'en avais ressenti une puissante morsure sensuelle – la décharge d'électricité que l'on prend lorsque l'on touche pour la première fois une peau féminine dont le grain correspond parfaitement à la sienne. J'étais persuadé, dans ma jeunesse encore fougueuse malgré la retraite, qu'une relation sérieuse se jouait sur le contact des peaux. J'y avais repensé des dizaines de fois. Et, chez moi, dans ma thébaïde, je ne résistais pas au plaisir de construire des scénarios qui, plus extravagants les uns que les autres, se finissaient tous en coït.

Il était temps d'avancer vers Rita pour tenter de lui faire baisser la garde, avant que mes fantasmes ne prennent le pas sur la Rita réelle, que mon sentiment ne se dissolve dans l'excentricité de mes rêves. Malgré toutes ces heures de complicité, je ne savais toujours rien, ou presque, de son passé. Avait-elle eu des amants, un mari, qui savait des enfants, qui se cachaient quelque part ? Croyait-elle vraiment en Dieu et avait-elle des préceptes de vie stricts dus à la religion ?

Dans la Marine, pour blaguer sur les relations entre supérieurs et subordonnés, on use parfois de cette formule « chercher à comprendre, c'est commencer à désobéir. » Une maxime qui ne m'avait jamais fait rire qu'à moitié, mais qui prenait un tout autre sens aux côtés de Rita. A l'exception de la relation sérieuse avec cette étudiante, je n'avais connu que des filles d'un soir et mes tours du monde n'avaient fait escales que dans des grands ports et, dans ces ports, n'avaient provoqué de rencontres qu'avec des filles à soldats, séduites par le pompon de mon couvre-chef, pour peu que cet accessoire désuet pût encore servir à plaire.

A côté de Rita, dont la classe naturelle chassait tous ces souvenirs sales d'un simple mouvement de la main, ces femmes n'existaient plus, et je perdais, avec leurs souvenirs, le peu de savoir-faire appris à leur contact. Il fallait trouver un moyen d'avancer et, sans le soutien de l'alcool, je savais l'objectif encore lointain, même si nos promenades nous remplissaient d'une ivresse légère et salvatrice Quoi qu'il en fût, je ne pouvais rester insensible dans une telle proximité, mais je ne pouvais non plus imaginer qu'un amour si pur se concrétisât dans son petit appartement ou dans ma soupente. Il nous fallait un lieu plus romantique ou, pour mieux dire, plus grandiose. J'avais bien évidemment songé prendre une de ces chambres qu'abritait le petit café-restaurant, près de l'abbaye, devant lequel, malgré la fermeture officielle, se garaient de temps à autres des berlines rutilantes. Mais, à peine avais-je commencé à imaginer la scène que je voyais les rideaux marrons, la moquette murale orange, les draps sales et les murs attaqués par de la moisissure ou des champignons. Mon attirance pour Rita, le mot est faible, méritait un autre décor. Il allait falloir faire preuve d'un peu d'imagination, une fois encore.

Agacé par le statu quo, n'en tenant plus de me contenter de stupre factice et de phantasmes – illimités mais sans aucune consistance – je décidai de prendre Rita à son propre jeu. Elle m'avait dit que le téléphone était un bon vecteur du désir si on savait l'utiliser à bon escient ; j'allais la prendre au mot en adaptant une vieille technique dont la paternité avait été attribuée à Warren Beaty, l'acteur partenaire de Faye Dunaway dans « Bonnie and Clyde », qui dans la vie réelle d'Hollywwod avait séduit un nombre innombrable d'actrices. J'étais certain de provoquer un électro-choc bienfaisant, qui allait débloquer la situation.

Avec une demie-heure d'avance sur l'horaire habituel, un mardi, je lui adressai un texto mystérieux, que je voulus plein de sous-entendus.

  • Bonjour Rita. Aujourd'hui est un grand jour. Depuis que les dieux sont avec nous, nous avons oublié que nous étions humains. Je suis dans une forme phénoménale. Que peux-tu pour moi .

  • Je peux beaucoup de choses... Mais il faudrait être plus précis, répondit-elle aussitôt.

  • Ce que je veux par-dessus tout, c'est ton plaisir. Es-tu ok pour le chercher avec moi ?

  • Ça paraît alléchant comme programme. Que faut-il faire ?

  • Ce que je vais te demander...

  • ok

Puis, quelques minutes plus tard :

  • Allonge-toi sur le sofa du salon. D'autres instructions suivront...

Cinq minutes plus tard, je récidivai :

  • Pense à moi très fort et enlève ton pull et ton pantalon.

La réponse ne se fit pas attendre :

  • C'est fait Quentin. Et maintenant ?

J'attendis trois minutes :

  • A présent enlève l'ensemble de tes vêtements, à l'exception de la culotte...

Idem pour la réactivité. Je commençai à m'échauffer dans la voiture, garée près de la terrasse du Café de la Mairie, toujours fermé à la clientèle.

  • Caresse-toi doucement, comme si tu étais seule.

Pas de réponse immédiate. Puis, passées trois minutes :

  • Que c'est bon de t'imaginer bientôt près de moi... Vite ! Je suis brûlante !

Le petit jeu n'avait pas duré plus de vingt-cinq minutes mais il avait ébouillanté le sang dans les artères. Je me présentai devant la porte, fermée. Je frappai. Je dus patienter encore trois longues minutes avant qu'elle ne veuille bien venir m'accueillir. En amant officiel ? Elle était pimpante, vêtue d'un jean délavé et d'un chemisier. Me trouvant si dépité, elle partit d'un grand rire salvateur, qu'avec elle je n'avais plus qu'à partager.

  • Que tu es bête Quentin ! Peut-être que si tu avais utilisé ta voix à la place des textos... Qui sait ? Une prochaine fois...

Elle me gratifia d'une bise sur les lèvres pour me montrer qu'elle n'était pas fâchée et me conseilla de lire un magazine en l'attendant. La feuille de chou, un gratuit, s'appelait « Rikiki. » Le grand dossier du mois évoquait la féminisation dans le monde de la musique. On pouvait y lire des articles sérieux sur le pisse-debout, cet accessoire en carton censé permettre aux jeunes femmes d'uriner debout dans les festivals ; on y célébrait la fin du genre dans les écoles de musique et on souhaitait une loi pour réserver des places aux filles derrière les batteries et à des garçons aux becs des flûtes traversières.

- C'est une amie qui m'a lu ça, fit-elle en réapparaissant dans l'entrée. Tu comprends comme tu es drôle et décalé ? L'époque n'est plus à de tels jeux. Ni même aux simples rencontres. Savais-tu que les jeunes gens d'aujourd'hui traitent de « putes » les filles qui couchent avant le mariage ? Allons, allons... Courage moussaillon ! Je vous fait confiance pour arriver à bon port !

J'avais oublié que tout est culturel, même la nature ; mais que tout n'est pas naturel dans la culture. Cette fois-là, la promenade provoqua une grande fatigue et je dus reprendre ma canne pour marcher autour de l'étang. Elle avait dit « une prochaine fois, peut-être... » Déprimé, ce fut moi qui exceptionnellement mis un terme à la balade.

Dans mon journal de bord, à la fin du mois de mai de cette année-là, je lis ceci :

Fiasco. Rita n'est pas prête. Je crois que je me suis montré bien ridicule avec ma petite histoire inspirée d'Hollywood. J'ai annulé nos rendez-vous deux fois à la suite en raison d'une méforme persistante. J'ai cru que j'avais attrapé le virus. Mais Où ? Et comment ? Auprès de qui ? Plus de peur que de mal. Je crois que je vais continuer à me promener avec Rita. Je n'avais jamais rien connu d'aussi excitant et paisible à la fois. Cette femme sait tout, par instinct, de mon être profond. Et qui sait...

Je suis jeune, en pleine force de l'âge, malgré ma canne, mais je n'ai plus envie de retrouver ma vie passée. J'ai trouvé un équilibre en la fréquentant. Jeune retraité fougueux et au sang vif. Je suis un déserteur. Mais je crois encore en l'amour.

C'est l'amitié qui me tient debout depuis quelques mois. Mais fi des convenances  et des habitudes anciennes ! Dans sa nuit perpétuelle, Rita m'a dit qu'elle entendait des clameurs, des hourras, des cris de foules qui détruisent tout sur leur passage. Et elle devine si bien les choses... Profitons de la vie et de l'esprit tant qu'ils soufflent encore avec le vent dans le grand noyer sous lequel nous nous sommes allongés si souvent. Et l'été apportera sa moisson, encore une fois. Et septembre ses vendanges sacrées !

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