Sur un Air de Campagne (77)

La France, ça a toujours été un bordel. Mais c'est devenu un bordel dans lequel on ne peut même plus baiser. Ni boire... Petit cocktail de mon invention pour reprendre goût à la chose...

A l'Anglaise

Santangelo

A Poil le Gaz-Oil :

 

Base de glace artisanale au lait de ferme, à la fraise, au rhum et aux raisins

Curaçao

Filets de jus de tomates Prince de Bretagne

Une olive noire dénoyautée de Nyons

Une olive verte de Bretagne (c'est nouveau, depuis le réchauffement climatique)

Servir dans un verre Duralex rond comme à la cantine, avec dans le fond l'âge du capitaine

Le tout surmonté d'un parapluie jaune comme dans les restos chinois des années 80

Une tête de mort inspiré des tableaux de Jean-Michel Basquiat dessinée sur le verre

Un vol de canards sauvages en forme de V dessiné sur le petit parapluie

 

(Le petit plus : une drogue de synthèse au choix de la barmaid, à la tête du client)

 

Prix conseillé pour le cocktail « A Poil le Gaz-Oil » : 66 euros et 6 centimes

 

  • Plein, je te vide ; vide, je te plains

  • J'en aurais bien pris un second, mais ce serait abuser

 

Une fois rentré en ayant conduit prudemment, se souvenir du goût de la glace. Sortir la bouteille de rhum 20 ans d'âge. Placer un chapeau rond sur les pieds, au bout du lit. Boire tranquillement. Quand on voit deux chapeaux, il est temps de dormir.

 

 

Si au réveil, vous trouvez un bouchon de champagne dans le salon et un soutien-gorge dans la salle de bains, vous êtes guéri.

 

 

Car, les bouteilles à la mer, il faut les boire avant de les lancer... Ou, est-ce après ?

 

 

 

Saul Santangelo des Regs

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.