L'électricité, seule énergie disponible.

Le charbon, le pétrole, le gaz, l'uranium, la biomasse ne sont pas des énergies disponibles. Elles le deviennent après un processus de transformation thermodynamique (transformation de chaleur en travail). L'électricité produit immédiatement de l'énergie lors de son utilisation.

Il est possible de produire de l’électricité par un processus thermodynamique comme par exemple dans les centrales nucléaires. Mais l’intérêt est de produire de l’électricité par un moyen mécanique, comme par exemple avec l’éolien ou l’hydraulique ; le dégagement de chaleur est nul. Il faut bien se rendre à l’évidence : la population mondiale croît sans cesse et surtout ceux qui utilisent la thermodynamique sont toujours plus nombreux. Dans les années soixante-dix, en Chine, la très grande majorité des déplacements se faisaient à vélo, maintenant c’est en voiture. Il en va de même pour l’avion, le développement du transport low cost a permis une très forte augmentation du transport aérien. Or le transport aérien est le seul moyen de transport qui émet du Co2 dans les hautes couches de l’atmosphère. Nous émettons toujours plus de chaleur, ce ne serait pas si grave si cette chaleur s’en allait vers la stratosphère. Mais l’augmentation du Co2 agit comme un couvercle, c’est l’effet cocotte-minute.
Il est indispensable de diminuer fortement l’usage de la thermodynamique si nous voulons une planète viable pour nos descendants. Dans le futur, l’électricité devra être l’unique énergie, une énergie issue de la mécanique et non de la thermodynamique. L’usage de l’électricité d’origine hydraulique est toutefois limité par le nombre de sites disponibles et n’est pas sans incidences environnementales. Quant à l’éolien, il s’agit d’une énergie intermittente et la durée de vie des éoliennes est limitée à une vingtaine d’années. C’est le même cas pour le photovoltaïque.
À l’opposé de l’énergie hydroélectrique actuelle, le développement des STE (Stations de Transfert d’Énergie -voir mes précédents articles) permettra la production constante et illimitée d’électricité, sans impact environnemental. Alors que les STEP actuelles ont un quotient production/consommation d’électricité au mieux de 0,85, celui des STE sera supérieur à 15. De plus, les unités fonctionnant en semi-base pourront répondre aux pics de consommation. Les sites, sauf glissement de terrain ou tremblement de terre seront éternels (absence d’ouvrages d’art importants) ; les éléments seront soit vérifiés au cours d’opérations de maintenance, soit changés et remplacés. Avant toute chose, il faut que le système ouvert des STE soit validé scientifiquement. Or depuis plus de 3 ans le monde scientifique se tait, aucun scientifique ayant reçu le dossier n’a voulu me contredire, mais aussi, aucun n’a voulu me répondre. Depuis le début de l’année, je demande la constitution d’une commission scientifique d’évaluation sur les STE au ministère de l’environnement. Voici la lettre que j’envoie tous les jours à Madame Borne depuis le 26 août.
Vous avez reçu en recommandé le dossier des STE (Station de Transfert d’Énergie) le 11 juillet 2019. Il y a donc 47 jours je vous demandais la constitution d’une commission scientifique d’évaluation sur les STE (Station de Transfert d’Énergie).
En 47 jours, et malgré la période des vacances, vous et vos services ont eu le temps d’examiner le dossier que je vous ai fait parvenir.
Les conséquences de la validation (éventuelle) de ce dossier, à savoir un quotient production/consommation d’électricité supérieur à 15, représentent un tournant de civilisation, l’énergie étant le moteur du développement industriel, comme le fut l’exploitation du charbon au 19è siècle. Mais ici, il s’agit d’une énergie renouvelable, illimitée, constante, sans impact environnemental et peu chère (moins du 1/4 du MWh nucléaire). Ceci, dans tous les pays du monde ayant un peu de relief.
La production énergétique, vue sous l’angle géopolitique, ne s’inscrira plus dans un cadre dominant | dominé, chaque pays produira l’énergie dont il a besoin, non pour satisfaire les appétits des financiers mais pour répondre aux besoins de tous les habitants. C’est la grande différence avec l’eau douce, qui bien qu’étant un besoin vital, est en quantité limitée. Contrairement à l’énergie hydroélectrique actuelle, les STE utiliseront peu d’eau, le renouvellement étant principalement dû à l’évaporation. De plus il sera possible d’utiliser l’eau de mer, après dessalinisation.
Après 3 ans de mutisme des autorités scientifiques, je suis bien décidé à faire évaluer ce dossier par une commission.
Je vous remercie de votre réponse, et vous prie, Madame la Ministre, d’agréer mes respectueuses salutations.
La ministre ne répond pas, le gouvernement misant tout sur la docilité de la Presse et des Médias pour ne pas diffuser l’information. Et pour l’instant cela leur réussit fort bien.

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