L'autocensure de la Presse et des Médias français est totale (100 % pas 99,99 %)

Voilà un article de blog qui ne sera sélectionné par la rédaction de Médiapart, car en matière de censure Médiapart est en haut de l'affiche. Les STE (Stations de Transfert d'Energie) marqueront la fin du nucléaire et des centrales thermiques.

Et tout ceci à un coût d'environ le quart de celui du nucléaire (de 12 à 15 € le MWh). Le développement des STE, c'est la production d'électricité en quantité illimitée dans 80 % des pays de la planète, renouvelable et sans impact environnemental. Et tout ceci à un coût d'environ le quart de celui du nucléaire.

Phantasme ou réalité ?Depuis plus de 3 ans, aucune évaluation scientifique n'a été faîte. Fin janvier 2019, j'ai demandé que soit nommé une commission scientifique d'évaluation sur le dossier des STE. La lettre qui suit, j'en ai adressé une copie à une quarantaine de médias français. Aucun ne veut informer sur ce dossier et encore plus sur ma demande d'évaluation scientifique. En France les médias n'ont pas besoin d'être censurés, ils se censurent eux-mêmes. Voici ce courrier adressé, dans un premier temps à Huguette Tiegna, députée :

Madame,

Cela fait maintenant 3 ans que j'essaye de faire évaluer le dossier des STE par des scientifiques. 3 ans de refus, de la part de ceux-ci, de se prononcer afin de valider ou d'invalider le dossier.

Pour l'instant, 2 systèmes ouverts de production d'électricité présentent un Quotient surunitaire production/consommation d'électricité. Iter annonce un Quotient supérieur à 10, et selon moi, celui des STE serait supérieur à 15. La faisabilité d'Iter ne peut être démontrée par le dépôt d'un brevet et pour les STE un brevet PCT a été déposé et accepté sans restriction. Iter dispose d'un budget européen de plus de 15 milliards d'euros, plusieurs centaines de scientifiques travaillent sur le dossier, tout cela pour un prototype qui n'est destiné à produire de l'électricité (c'est son successeur Demo). La fusion nucléaire est un dossier très largement médiatisé et des prix Nobel ont affirmé que la fusion nucléaire était irréalisable. En face, le dossier des STE, dans son existence même, est totalement occulté par les médias. J'ai relancé ceux qui sont déjà en possession du dossier : le Canard Enchaîné, l'Usine Nouvelle, Marianne, Le Monde, Le Point, Léa Salamé à France Inter, Natacha Polony, Enercoop ; j'ai informé sur le dossier et proposé de l'envoyer à ceux qui accepteraient d'informer sur son existence : l'Humanité, l'Express, France Soir, Le Figaro, le Parision, Libération, le Nouvel Economiste, Alternatives économiques, Sine mensuel, La Croix, La Vie, Télérama, le Journal des Energies renouvelables, les Echos, la Tribune Nouvelle, France Info, Europe 1, RMC, RTL, TF1, France 2, France 3, M6, Arte 28 minutes, CNEWS, Public Sénat, LCP, France 24 et Canal+.

Les élus écologistes (contrairement à vous) suivants refusent de me rencontrer : Yannick Jadot, Michèle Rivasi et Delphine Batho. Comment un élu peut-il refuser de rencontrer un citoyen ? Cela pourrait se comprendre si j'avais proféré des menaces ou tenus des propos insultants, mais c'est loin d'être le cas. Certain s'étonnent que les français n'aient plus confiance dans les politiques et les médias, mais comment peut-on avoir confiance en des gens qui pratiquent l'Omertà ?

Je fais une proposition de constituer une commission scientifique d'évaluation sur le dossier des STE.

Ce seront uniquement des scientifiques en recherche fondamentale, non liés par un contrat de subordination avec une entreprise, mais aussi des professeurs d'universités. Les scientifiques seront contactés individuellement et rémunérés pour le travail d'étude qui sera forcément en plus de leur charge de travail habituel. Personnellement, je verrais un scientifique du CMAP (pour les seuls calculs), le directeur de recherche du LadHyx, Sabine Ortiz qui travaille maintenant à l'ENSTA, Thierry de Larochelambert qui depuis plus d'un an, n'a toujours pas répondu, et puis bien sûr, d'autres physiciens. La commission se réunira ensuite pour discuter et échanger les points de vue. Le centre de recherche d'EDF et l'ONERA pourront assister aux délibérations en tant qu'observateurs. Un texte, approuvé par une majorité de scientifiques, devra sortir des débats. La décision de valider ou d'invalider le dossier ne sera donc pas personnelle. Les conséquences qui résulteraient de la validation du dossier sont tellement importantes, qu'il est compréhensible qu'un scientifique ne veuille pas seul prendre de décision.

Huguette Tiegna n'a pas répondu au courrier. J'ai alors écrit à François de Rugy en lui joignant la lettre envoyée à Huguette Tiegna. Si je n'avais pas de réponse de sa part, je considère sa réponse comme négative. A ce jour, je n'ai eu aucune réponse de François de Rugy, qui, on s'en doute, n'a pas pris cette décision tout seul.

Cela serait tellement facile d'invalider ce dossier : il suffit seulement de démontrer que mes calculs sont faux, mais pour cela il faut fournir un corrigé. Précision importante : lors du dépôt du brevet PCT il était impossible de déterminer le Quotient production/consommation d'électricité et donc de prouver l'efficacité du système, même s'il était réalisable. Depuis, de profondes modifications ont été faîtes et il y a nécessité de déposer un nouveau brevet, mais je suis le seul à pouvoir le faire en raison du principe d'antériorité.

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