Si j'ai raison....

Cet article fait suite au précédent : "pourquoi j'ai raison". Les conséquences d'une production illimité d'électricité dans les 80% des pays ayant un peu de relief, sans utilisation des matières premières car utilisant la mécanique des fluides, sont nombreuses et marqueront un tournant dans l'histoire de l'humanité.

Si la thermodynamique (transformation de la chaleur en travail) a permis la révolution industrielle au XIXè, elle est devenue, par son usage sans cesse croissant, un source de nuisances. Les nouvelles Stations de Transfert d'Energie (STE) permettront de produire 15 MWh et de n'en consommer qu'un. Pour cela, il faut de l'eau (environ le débit d'un ruisseau) et une pente minimale de 100 mètres de dénivelé. Exit donc des pays comme les Pays-Bas ou le Danemark.

La construction du prototype ne sera pas facile en raison d'un très grand nombre de choix possibles, le premier étant de déterminer la vitesse de déplacement du séparateur (=piston) des pompes. De nombreux essais seront à faire, mais une fois le prototype construit, on pourra passer à une production industrielle en série. Les besoins en matières premières pour la fabrication sont essentiellement le fer et l'acier ; les ressources en minerai de fer sont les plus importantes de l'écorces terrestre, à tel point qu'on n'est pas en mesure de prévoir la date de leur épuisement. S'il y a une forte demande, il y a un risque d'augmentation des prix. Beaucoup de pays on des ressources en fer, dont la France, mais leur coût d'extraction a été jugé trop onéreux et les mines ont fermé. Si les prix augmentent, le coût d'extraction redeviendra compétitif.

Produire de l'électricité, 24h/24, en quantité illimitée et à un coût entre 12 et 15  MWh (celui de Flamanville sera à plus de 100 €) va entraîner la disparition de l'énergie nucléaire et plus lentement celle des centrales thermiques. Mais le coût très bas va aussi entraîner l'arrêt du développement de l'éolien et des champs de panneaux solaires. Idem pour la biomasse, le bois sera réservé à d'autres usages. Les pays producteurs de pétrole, de gaz et de charbon, verront leur poids économique diminuer. L'énergie étant le premier vecteur du développement économique, les pays ayant un peu de relief pourront assurer leur propre développement et les USA perdront de leur superbe.

On se rend compte qu'il faut tirer cette affaire au clair et que les scientifiques (en possession du dossier) se prononcent enfin sur le Quotient production/consommation d'électricité (ou COP) des STE. La censure actuelle de la Presse et des médias pour ne pas révéler l'existence de ce dossier relève de la politique de l'autruche. Dévoiler l'existence du dossier obligera les scientifiques, et en premier lieu le centre de recherche d'EDF, à se prononcer. EDF ne veut pas mettre ses centrales nucléaires au rebut, bien que l'entreprise ait tout à gagner au développement des STE. Bien qu'il doive être profondément modifié, un brevet français est toujours en cours de validité. EDF ne peut donc pas construire de prototype sans mon accord. Le brevet PCT est lui rentré dans le domaine public mais il constitue une antériorité, imposant aux 150 pays adhérents au protocole PCT l'impossibilité de déposer un brevet. Si EDF construit un prototype, je serais alors en mesure de déposer un nouveau brevet PCT, car profondément modifié par rapport au précédent (il n'y a pas d'antériorité par rapport à soi-même) ; EDF pourra alors l'acquérir et par les recettes en royalties qui vont suivre, largement effacer l'ardoise du nucléaire.

Les STE comportent un très grand nombre d'automatismes et la défaillance d'un seul entraîne l'arrêt immédiat de la production. Le personnel sera donc beaucoup plus important que sur les barrages hydroélectriques. La puissance d'une installation dépend de la hauteur de chute. Il en résulte que, quelle que soit la puissance d'une STE, les charges de personnel seront identiques. Si on veut avoir une production d'électricité répartie sur tout le territoire et ainsi minimiser les coûts de transport, il est indispensable d'avoir un monopole public de la production d'électricité. Si la production d'électricité est confiée à des sociétés privées, celles-ci iront s'installer là où la hauteur de chute est la plus importante, pour des profits maxima. Au final les coûts de transport seront plus élevés et c'est le consommateur qui paiera.

Si l'électricité devient abondante et peu chère, c'est aussi la fin des moteurs atmosphériques, dans un premier temps, pour les voitures. Il est par contre moins sûr qu'on utilisera des grosses batteries dont l'empreinte carbone lors de leur construction est significative. L'utilisation de l'hydrogène et de la pile à combustible deviendra pertinente. L'hydrolyse de l'eau est énergivore et l'hydrolyse inversée utilisée par la pile à combustible l'est aussi. Le moteur à hydrogène consomme consomme donc beaucoup d'électricité , mais si celle -ci est peu chère, la production d'hydrogène liquide le sera aussi. L'hydrogène étant délivré en station-service, il sera possible de le taxer, comme actuellement le gas-oil et l'essence, ce qui n'est pas un mince avantage pour les recettes de l'Etat.

Le chauffage électrique est actuellement le plus coûteux et si l'électricité vient de l'utilisation des énergies fossiles, son impact environnemental est loin d'être négligeable. Là aussi, avec le développement des STE, le chauffage électrique deviendra le moins cher et le plus écologique.

 

Quelle sera la réponse des scientifiques ? Ai-je surévalué l'incidence des engrenages réducteurs dans la diminution de l'effort au niveau des pompes ? Hypothèse d'école, admettons que oui. Il reste l'énergie cinétique du vent qui traverse l'éolienne, qui elle-même, entraîne le séparateur (piston) des pompes (là où est l'effort et donc la dépense d'énergie). Les négationnistes de tous poils vont dire que l'énergie cinétique du vent, ça n'existe pas, mais ils devront se confronter à l'ire des victimes de tempêtes. Le vent qui traverse l'éolienne à axe vertical est créé uniquement par la dépression causée par les pompes. Les éoliennes à axe vertical présentent le défaut majeur d'avoir sur une partie de leur circonférence, une zone à contre-vent qui diminue fortement son efficacité énergétique. La zone d'entrée d'air (dans le bâtiment des pompes), située sous l'éolienne, n'est pas dans cette zone à contre-vent, toute l'énergie cinétique du vent est exploitée, ce qui n'est jamais le cas pour une éolienne classique où le vent passe entre 2 pales d'une éolienne. Si j'ai surévalué l'incidence des engrenages réducteurs, celle de l'éolienne dans la réduction d'effort est incontestable, même si elle ne peut être évaluée de façon précise. Le Quotient (ou COP) pourrait être de 2 au lieu de 15. Pour une production de 15 MWh, la consommation serait alors de 7,5 au lieu de 1. Le prix du MWh passerait de 12 € à 12 x 14 : 7,5 = 22,4 € et de 15 € à 15 x 14 : 7,5 = 28 €. Il se pourrait que je me sois aussi trompé sur l'investissement, ce qui n'est pas impossible, car des gens 100 fois plus intelligents que moi se sont trompés sur celui de Flamanville. On rajoute 6 €, ce qui donne un prix du MWh situé entre 28,4 € et 34 €. Par rapport au nucléaire, cela reste encore très compétitif et encore plus compétitif par rapport aux centrales thermiques. Mais cela signifie qu'il faudra construire 2 fois plus de STE pour la même production, c'est-à-dire employer 2 fois plus de monde sur les lieux d'exploitation, 2 fois plus de monde aussi pour la construction. On aura paradoxalement une augmentation de la richesse par l'augmentation de la population active.

On se rend compte du côté absurde à vouloir dissimuler l'existence de ce dossier.

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