L'électricité 100% d'origine renouvelable c'est pour 2035

Et non en 2050, comme envisagé. Le développement des Stations de Transfert d'Energie (STE) va fournir de l'électricité en quantité illimitée, sans aucun impact environnemental et au prix de 12 à 15 € le MWh. En 2035, Flamanville sera le dernier réacteur nucléaire en activité. La censure de la Presse (avec Médiapart en 1ère ligne) devra s'effacer devant la science physique.

A propos de prospective, voici le courrier adressé en juin 2018, à Huguette Tiegna, députée et vice présidente de l'OPECST.

La construction d'un prototype aura des répercussions mondiales dans le domaine de l'énergie. La production d'électricité deviendra illimitée et peu chère dans tous les pays ayant un peu de relief. Actuellement, l'électricité est surtout utilisée pour l'éclairage et le fonctionnement d'appareils. En étant abondante, peu chère, 100 % renouvelable, l'électricité fournie par les STE deviendra l'unique source d'énergie pour le chauffage. Pour les transports, le véhicule électrique, utilisant de grosses batteries, ne me semble pas être la bonne solution. Si nous parlons déjà des problèmes de recyclage pour de simples accus LR6, quand sera-t-il quand il faudra recycler des centaines de millions de batteries de véhicules? Leur fabrication utilise des terres rares, il y a donc contradiction entre une ressource (les terres rares) et l'utilisation massive qu'on veut en faire. La fabrication d'hydrogène à haute pression après électrolyse de l'eau est très énergivore. En étant un peu pessimiste, on considère qu'il faut 2 fois plus d'électricité pour produire 1 dm3 d'hydrogène, que ce même décimètre cube va fournir d'énergie, au moteur à hydrogène d'un véhicule. Si le coût de production du kWh est de 1,2 centime, celui du litre d'hydrogène sera donc de 3,6 centimes. Il sera donc possible de produire de l'hydrogène à bas coût à proximité des lieux de production d'électricité. Les STE  fonctionnant en base ou semi-base, cette production pourra se faire quand la demande est faible (la nuit). Les besoins en importation de pétrole devraient fortement diminuer. On aura encore besoin de pétrole pour la pétrochimie et pour les avions et les gros bateaux (si on ne revient pas au charbon pour ceux-ci). Les pays producteurs de pétrole auront le choix entre, le suicide économique en pratiquant la guerre des prix, ou bien s'entendre pour augmenter fortement le prix du baril, c'est à dire vendre moins mais avec une très forte valeur ajoutée.

Un autre point très positif pour les STE, c'est la consommation d'eau. Bien qu'il s'agisse d'un système hydraulique, la consommation d'eau est faible, elle est due principalement à l'évaporation. J'ai parlé des STE marines qui utiliseront l'eau de la mer. L'eau devra dessalée pour une meilleure durée de vie des installations. Si on regarde les côtes françaises, les possibilités sont rares en raison du foncier bâti le long des côtes. Peut-être serait-il possible d'installer des parcs solaires à concentration pour dessaler l'eau de mer ? On dessale l'eau de mer en la faisant chauffer, puis on fait de la vapeur d'eau pour produire de l'électricité. Cette électricité servirait à pomper l'eau douce pour l'amener vers les STE qui ne se trouveraient pas en bord de mer, mais dans une zone littorale de quelques dizaines de kilomètres. Les possibilités d'implantation seraient alors beaucoup plus importantes, notamment en Languedoc Roussillon.

Contrairement aux STEP actuelles où le rapport production/consommation d'électricité est au mieux de 0,8 ; le COP minimum des STE sera de 15. Le COP est toujours inférieur à 1 dans un système fermé ou isolé, c'est le principe de la conservation de l'énergie. Un système est dit ouvert, lorsqu'il y a introduction d'un élément extérieur au système. Dans les pompes à chaleur c'est le liquide réfrigérant. Ici c'est l'air et la pression atmosphérique.

Dans le domaine de la physique, deux phénomènes sont ici totalement nouveaux. L'effort pour pousser une colonne d'eau de 300 m3 (soit 300 tonnes) sur une pente à 6° est égal à 0 Watt ; l'effort est situé au niveau du séparateur (piston) des pompes qui se déplace horizontalement. Cela permet d'utiliser un système d'engrenages réducteurs très important -15- tout en ayant une vitesse élevée -30 km/h-. Pour être plus concret et donner une comparaison plus tangible, une voiture en 1ère a un rapport de boîte de 3,5 et une vitesse maximum de 16 km/h. La dimension des pignons ici est tout autre, le pignon qui entraîne les pompes a une circonférence de 7,5 mètres, tandis que celle du moteur électrique est de 0,5 mètre. Des dimensions qui n'existent dans aucun véhicule. Le deuxième phénomène, c'est l'augmentation du couple de l'éolienne à axe vertical. Cette augmentation est obtenue de façon totalement artificielle (grâce à la dépression causée par les pompes) et ce supplément d'énergie n'est pas transformé mais sert comme réduction d'effort. On est ici en totale contradiction avec le principe de Lavoisier : "rien ne se créer, tout se transforme".

L'attitude d'EDF

Le système des STE ne présente pas de difficultés techniques majeures, ce sont les calculs (s'ils sont exacts) qui justifient sa pertinence. Cela fait 23 mois que j'ai présenté le dossier des STE au centre de recherche d'EDF. J'ai obtenu à ce jour, malgré mes nombreuses relances, qu'un accusé de réception du courrier. Quand des calculs sont faux ou comportent un certain nombre d'erreurs, il n'y a rien de plus facile que de fournir un corrigé. Il ne suffit pas de dire : c'est faux, il faut aussi montrer ce qui est vrai. Je me suis aussi adressé à des organismes scientifiques ou à des sociétés spécialisées dans la mécanique des fluides, mais tous comptent EDF parmi leur donneur d'ordre ; donc jamais de réponse. J'ai également adressé le dossier à Monsieur Bernard Tardieu, Président de la commission énergie et changement climatique à l'académie des technologies. Monsieur Tardieu a fait toute sa carrière à EDF et a fait construire des barrages dans le monde entier. Mais Monsieur Tardieu veut continuer à toucher sa pension d'EDF et ne m'a pas répondu.

J'ai découvert récemment les ressources scientifiques de l'école polytechnique. C'est, je pense, dans le domaine de la physique et des mathématiques, le seul endroit en France couvrant l'ensemble de ces domaines. Dans le domaine de la mécanique des fluides, il y a le LadHyX (Laboratoire d'hydrodynamique) qui, comme son nom l'indique, s'attache au comportement des gaz et des liquides, dans son aspect dynamique ; on est donc en plein dans le sujet. J'ai envoyé le dossier complet aux chercheurs suivants : Chomaz Jean Marc, Sébastien Michelin et Sabine Ortiz. A l'X, il y a aussi le CMAP (Centre de mathématiques appliquées), avec une branche en lien avec la science physique. J'ai envoyé le descriptif et les 10 pages de calculs à 2 chercheurs : Vincent Giovangigli et Aline Lefebvre-Lepot. Si aucune de ces personnes ne veut répondre, cela résultera, à l'évidence, d'une attitude concertée.

Enfin hier, mardi 28 août, la matinale de France Inter fut exceptionnelle. Je me suis souvenu qu'en 2017, lors des élections présidentielles et législatives, j'avais écrit à 2 reprises à Léa Salamé pour lui demander d'intervenir dans son interview de 5 minutes. Je proposais de présenter brièvement les STE, mais surtout je souhaitais informer sur le le refus d'EDF de répondre. Jamais eu de réponse, le mépris total. Visiblement Léa Salamé n'aime pas "les gens qui ne sont rien (sic Macron Ier)".

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