16/40 - VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE CONFINEMENT ?

UNE AUTRE VISION DE LA COVID. La Covid est une réalité. Mais quel est le risque réel ? Les mesures prises sont-elles justifiées ? Trop d'infos ne circulent pas. Pour tenter une autre histoire de la Covid, j’ai compilé plus de 2000 ressources, Certitudes, hypothèses, questions... et au final une publication de 80 pages à découvrir dans ce blog sous forme de 40 épisodes quotidiens.

Vous reprendrez bien un peu de confinement ? Vous reprendrez bien un peu de confinement ?

Troisième confinement ? Confinement sans fin ?

Fin janvier 2021, la France fait le choix de ne pas confiner une troisième fois, c’est historique, c’est sans doute une des premières décisions depuis un an qui ne va pas dans le sens des restrictions. Et elle a raison. Depuis début janvier, le taux de positivité des tests est stable, le nombre cas et d’hospitalisations également (il baisse même début février), malgré la multiplication des variants en circulation, les craintes liées aux fêtes de fin d’année, les écoles ouvertes etc. Par ailleurs, en février, les contaminations et le décès sont en (très) forte régression globalement partout dans le monde (notons qu’il ne serait pas possible d’attribuer cette baisse générale aux vaccins, qui viennent seulement d’arriver, et dont on dit qu’une seule dose ne suffirait pas à protéger efficacement).
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Le déluge annoncé par certains ne se réalise donc pas et pourtant les chevaliers de l’apocalypse trompettent. Certains semblent être devenus accros à une mesure pourtant terriblement barbare et semblent vouloir faire du confinement une normalité, une habitude... Certaines régions réclament un nouveau confinement. Si comme on nous l’affirme, les habitants de la Moselle veulent un confinement dur, qu’est ce qui les empêche de le pratiquer volontairement ?
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Si un troisième confinement national avait été décrété, le gouvernement et les médias auraient sans doute annoncé que le fait que les contaminations restent stables et ne s’envolent pas de manière exponentielle, c’est grâce à ce confinement. Certains, plus sceptiques, auraient mis en doute le lien de cause à effet. On leur aurait sans doute répondu qu’ils avaient tort et que sans confinement on aurait eu une catastrophe. On voit bien que ce n’est pas le cas. Peut-on maintenant reparler des deux premiers confinements... ?

Malgré la situation que l’on vient de décrire, Le Monde évoque une menace qu’il considère «accrue» (plus vendeur sans doute) et relaie la tribune d’une vingtaine de personnes, qui prônent une stratégie nommée «0 Covid», un nom très vendeur, qui cache un scénario proche de la science-fiction. Il faudrait selon cette théorie instaurer un principe de «confinement par région», à l’échelle européenne, avec des zones vertes ou tout est ouvert, des zones «non vertes» dans lesquelles on ferme jusqu’aux écoles, des restrictions de circulation bien sur etc. Le scénario table sur une vaccination générale rapide en parallèle. Mais la vaccination n’a quasiment jamais permis d’éradiquer totalement une maladie dans l’histoire de l’humanité. Il semble impossible de vacciner la totalité des européens sans aucune exception. Il n’existe aucune garantie qu’un vaccin protège de tous les variants existants ou à venir. Quid des personnes qui arriveraient en Europe depuis un autre pays ? Pour ces quatre raisons, il semble impossible qu’il ne reste pas quelque part une ou deux personnes porteuses du virus... Et donc à tout moment cela pourrait redémarrer... Retour aux zones vertes et «non vertes» dans une stratégie de confinement sans fin... Une stratégie qui ne pourrait peut-être fonctionner que sur une petite île qui se couperait du monde, et encore...
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Ces «spécialistes» semblent préférer, à un moment où l’épidémie montre une régression, mettre la population sous cloche et la tracer durablement plutôt que tenter de trouver des moyens de vivre avec ce virus, comme investir massivement dans la recherche pour des traitements préventifs et/ou curatifs, améliorer la prise en charge les malades, améliorer les capacités des hôpitaux, améliorer l’immunité individuelle, encourager durablement les gestes d’hygiène et les comportements de bon sens...

On découvrira sans surprise que cette initiative est soutenue, entre autres, par Karine Lacombe ou Nathan Peiffer-Smadja, stars et squatteurs des plateaux télé et des réseaux sociaux, promoteurs du scandaleux et dangereux Remdesivir, défenseurs du principe de confinement, farouches opposants au Pr Raoult... Karine Lacombe affirmait même en septembre 2020 que le virus était «exactement le même» qu’au début de l’épidémie, qu’il n’avait pas muté, ce qui est faux, on le sait.
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On y retourne…

Malgré tout ce que l’on vient de voir au sujet du confinement, le gouvernement décide d’enfermer à nouveau 21 millions de français pour 4 semaines minimum. Les asociaux et les névrosés vont se réjouir de se retrouver à nouveau dans une certaine normalité, les délateurs vont pouvoir retrouver un sens à leur vie, les amateurs de sensationnel vont pouvoir continuer à se faire peur. Un seul droit subsiste vraiment : travailler, pour ceux qui le peuvent. On enferme à nouveau ensemble des gens sains avec des gens potentiellement malades. Un an tout pile après le premier confinement, ils n’ont toujours imaginé aucune autre stratégie. Retour à la case départ. Rien n’a fonctionné. On recommence. Décidément, ils n’ont toujours rien compris, pour reprendre le titre du nouveau livre de Christian Perronne. Ou alors on ne sait pas tout. C’est peut-être au passage l’occasion de tenter de limiter le mouvement «Occupation Odéon» qui compte 67 lieux occupés au 19 mars 2021.
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Mais surtout, ce nouveau confinement est justifié par la pression qui serait subie par les services de réanimation des hôpitaux de certaines régions, une donnée décorrelée des autres principaux indicateurs de suivi de l’épidémie, une donnée artificiellement gonflée comme semblent le décrire le Dr Peyromaure ou le site Baslesmasques ! Par qui, pourquoi ? Les responsables politiques n’en sont-ils pas conscients ? Et s’ils le sont, à quoi jouent-ils ? Continuant à compter les morts en cumulant les années, comme on ne le fait jamais pour une autre maladie, Monsieur Castex se risque même à fantasmer une «3ème vague», pas vraiment visible sur les courbes (pour qu’une vague se forme, il faut repasser par un creux, non ?), validant au passage une soi-disant «2ème vague» qui n’en était pourtant pas vraiment une, mais plutôt une nouvelle épidémie. Pourquoi depuis mi-février 2021 la courbe des réanimations s’envole-t-elle alors que celles des hospitalisation était en baisse et que celle de la mortalité ne cesse de baisser depuis début février ?
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Au même moment, le professeur de droit public Paul Cassia estime dans une tribune que... confinement et couvre-feu : «Ces mesures de type moyenâgeux devraient être totalement bannies de notre ordre juridique». Notons également qu’un des autres paramètres utilisé pour justifier ce nouvel enfermement est le taux d’incidence, qui serait, lui aussi, bien qu’en augmentation indéniable, surestimé. De plus, rappelons que compter les cas positifs, ce n’est toujours pas compter les malades. On continue à assimiler à des malades des gens qui ne le sont pas.
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L’APHP brandit la menace d’un tri des malades pour mettre la pression sur le gouvernement afin d’obtenir un confinement. Jusqu’où ira-t-on dans l’émotion ? Bientôt les photos des patients à trier et un vote par smartphone diffusé sur des chaines de télé ? Pour le Dr Bernard Kron : «Les chiffres qu’on vous donne sont faux ! Il faut rouvrir des lits et s’appuyer sur les étudiants en fin de cycle de médecine !». Même le journal Le Parisien s’y met et publie : «Contrairement à ce qu’affiche le site du gouvernement ou à ce qu’a pu prononcer Jean Castex jeudi matin à l’Assemblée nationale, il n’y a pas plus de 5 000 patients atteints du Covid-19 en réanimation», en mettant le doigt sur le cumul des lits de réanimation, de soins intensifs et de surveillance continue, que nous avons déjà évoqué dans ce document. Le député François Ruffin dénonce une gestion de la Covid à pile ou face d’un Emmanuel Macron qui se cache derrière les soignants. Martin Blachier s’étonne que seul l’APHP s’alerte autant, et plus que les services des autres hôpitaux. Le rôle de Martin Hirsch, actuel directeur de l’AP-HP (hôpitaux de Paris), et d’une partie de l’AP-HP, ne semble pas très clair pour Baslesmasques, qui décrit des manoeuvres qui pourraient être plus politiques que sanitaires, inquiétant. FranceSoir dénonce un AP-HP au cœur de la peur. Christophe Prudhomme, porte-parole des Médecins urgentistes de France, accuse « l’establishment » alarmiste de l’APHP d’être les mêmes qui ont refusé le recrutement d’internes en novembre, refusé la création de lits en réa, et soutenu le projet de fermeture des hôpitaux Bichat et Beaujon à Paris. Des lits seraient même disponibles et non utilisés à Paris même, alors qu’on parle de saturation. Ce seraient ceux qui détruisent l’hôpital qui viendraient maintenant tirer une soi-disant sonnette d’alarme. Ce que confirment le professeur Christian Perronne et le docteur Gérald Kierzek. Encore un scandale, un de plus, on ne les compte plus...
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Mais dès fin mars 2021, les «enfermistes» en manque de sévices en demandent plus. Pour épargner des vies dans un hôpital depuis trop d’années à l’agonie, ils veulent à nouveau plonger la population entière dans une souffrance infinie. Où étaient-ils les autres années quand les services débordaient ? Enfermer des gens bien portants n’est pas un remède, doter l’hôpital public de moyens en est un, comme le dit Marie-Estelle Dupont, psychologue et psychothérapeute (ou encore prendre en charge les malades précocement). Elle ajoute que si le confinement fonctionnait, on ne serait pas en train d’en évoquer un troisième. Les collectifs Inter-Urgence et Inter-Hôpitaux du CHU de Grenoble estiment que le mépris d’Olivier Véran n’a d’égal que son ego et lui rappellent qu’ils ne l’ont pas attendu pour être auprès des patients et qu’ils attendant toujours des moyens.
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Dans le même temps, le gouvernement, alors qu’il avait déclaré tout faire pour ne fermer les écoles qu’en dernier lieu, déclare que dans les 19 départements confinés, une classe sera fermée «dès qu’un premier cas sera détecté» (donc un simple test positif...). C’est un peu comme dire que le vaccin n’est pas obligatoire mais empêcher de vivre si on ne le fait pas. Evidemment, avec l’introduction récente des tests salivaires de masse en milieu scolaire, le nombre absolu de «cas» recensés ne peut qu’augmenter, surtout que ces tests semblent d’une fiabilité relative. Il faut donc s’attendre à de nombreuses fermetures de classes. Pourtant, le taux de positivité de ces tests serait à cet instant de 0,49% quand il est d’environ 7% en population générale. De quoi s’interroger, et se rappeler que «la fermeture des écoles est une catastrophe générationnelle», selon l’Unesco.
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Début avril 2021, le nombre de «cas» (tests positifs) semble exploser. A relativiser... en fait, on est simplement passé de 300 000 tests quotidiens début mars à 520 000 début avril, avec un taux de positivité moyen identique pour les deux périodes : entre 7% et 8%. Mais bingo (même si les gens pourront tout même circuler (ha bon !?) du samedi 03 au lundi 05 à l’occasion de week-end de Pâques), on y va quand même, le 03 avril 2021, toute la France passe en nouveau confinement «allégé» et toutes les écoles ferment pour plusieurs semaines (vacances scolaires incluses). Bonne chance aux élèves en difficulté, à ceux qui avaient déjà commencé à décrocher il y a un an (premier confinement), aux familles monoparentales en télétravail avec des jeunes enfants, aux familles mono-ordinateur... On repart presque comme il y a un an, pourtant nous ne sommes du tout sur la même dynamique que lors de la première épidémie en mars 20201210... Certes la durée de fermeture des écoles hors temps de vacances reste limitée (sauf prolongations), soyons honnêtes sur ce point.
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Beaucoup d’indicateurs semblent un peu bancales. Vous en voulez encore ? Le 20 mai 2021, Santé Publique France retire, tenez-vous bien, pas moins de 348 000 «cas» de ses statistiques globales ! En raison d’un «problème de doublons», le nombre de cas était surestimé depuis des mois et le taux d’incidence surévalué de près de 12 %. Ha oui quand même... Et pourtant c’est en partie sur ces bases que continuent à être décrétées des mesures liberticides et destructrices sans précédent.
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Et puisqu’on parle d’honnêteté, il serait très intéressant d’étudier précisément les données... Certains affirment que le pic épidémique aurait été dépassé fin mars, donc avant la mise en place des mesures, et non pas plusieurs jours après. Comme pour le confinement de l’automne (nous l’avons vu précédemment), la progression du virus aurait-elle commencé à diminuer avant le confinement ? Infirmant alors au moins partiellement le fait que c’est ce dernier qui agit sur les courbes ?... Certaines régions étaient toutefois déjà en restrictions depuis le 19 mars, cela peut-il être une explication partielle suffisante ?
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Rendez-vous demain pour la suite…

Retrouvez l'épisode précédent ici : 15/40 - LE CONFINEMENT - POUR FINIR - UN MOT SUR LES RESTOS

Cette tribune est extraite du document "Une autre vision de la Covid" publié pour la première fois le 09 décembre 2020, puis mis à jour et complété jusqu'à ce jour.

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L'auteur : Sébastien, citoyen français, 43 ans, pacsé, papa, travailleur indépendant. Sans lien d’intérêt quelconque. Sans étiquette politique, religieuse, idéologique ou scientifique. Attaché à la liberté et à l'intelligence.

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