18/40 - LES MASQUES - LA FARANDOLE DES ÉTUDES

UNE AUTRE VISION DE LA COVID. La Covid est une réalité. Mais quel est le risque réel ? Les mesures prises sont-elles justifiées ? Trop d'infos ne circulent pas. Pour tenter une autre histoire de la Covid, j’ai compilé plus de 2000 ressources, Certitudes, hypothèses, questions... et au final une publication de 80 pages à découvrir dans ce blog sous forme de 40 épisodes quotidiens.

Les masques  - La farandole des études Les masques - La farandole des études

Les masques, de l’inexistence à l’omniprésence

En mars 2020, le gouvernement aurait des millions de masques en stock, tous les protagonistes nous rassurent… puis Olivier Véran annonce un «Stock insuffisant, ne serait-ce que pour les soignants». La France aurait disposé d’un stock, finalement évaporé au cours des 10 dernières années…
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Mais ce n’est pas grave car au mois de mars 2020, Emmanuel Macron (Président de la République), Edouard Philippe (Premier Ministre), Olivier Véran (Ministre de la Santé), Jérôme Salomon (Directeur Genéral de la Santé), Agnès Buzin (ex Ministre de la Santé)… Ils rejettent tous catégoriquement le port du masque, avec de forts arguments, expliquant leur inutilité pour le grand public et même leur dangerosité, ils sont tous d’accord !
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Avant que le discours ne change brusquement, sans réel fondement scientifique, et on annonce la disponibilité de «un» masque grand public pour chaque français en mai (il faut le changer toutes les 4 heures !), pour arriver à l’automne au masque presque partout, presque tout le temps, même les enfants, même à la maison… et bientôt pour dormir ?

Et au moment de ce nouveau discours, en admettant que les masques soient efficaces, pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas réquisitionné des usines pour fabriquer des masques dans l’urgence, ne sommes-nous pas en «guerre» ?

Ils ont menti… c’est établi. Mais le mensonge est-il de dire que les masques sont utiles ? Ou bien le mensonge est-il de dire qu’ils sont inutiles ? Ou peut-être un peu des deux, il ne faut pas être binaire. Concernant un port généralisé pour toute la population, les arguments en faveur du «contre» étaient nombreux et solides, ceux en faveur du «pour» sont nettement plus évasifs.
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Les masques, la farandole des études

Qu’en est- il de l’utilité et/ou de la nocivité de porter un masque en permanence, sur une longue durée. C’est du jamais vu, cela n’a jamais été fait, ni étudié.

L’OMS, dans ses recommandations datées du 05 juin 2020, estime que «À l’heure actuelle, il n’y a pas d’éléments directs (provenant d’études sur la Covid-19 et sur les personnes en bonne santé au sein de la communauté) sur l’efficacité du port généralisé du masque par les bienportants en vue de prévenir les infections dues à des virus respiratoires, notamment celui de la COVID-19». L’OMS précise même en mars 2020 dans une vidéo «mode d’emploi» que, mal utilisés, les masques peuvent être source d’infection. A consulter absolument. Est-il utile d’aller plus loin ?
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Il est écrit sur les boîtes de masques chirurgicaux : «Ce produit ne protège pas des contaminations virales ou infectieuses». N’est-ce pas clair ?

Les spécialistes s’accordent à dire que le risque de contamination serait proche de zéro à l’extérieur en l’absence de densité de population. Sur LCI, le 14 mars 2021, Baptiste Morin et David Pujadas démontrent que ne pas porter de masque en extérieur ne provoque pas nécessairement de foyer de contamination, même lorsqu’une densité de population est constatée (fête de la musique 2020 partout en France, manifestations suite à la mort de George Floyd en mai 2020, carnaval à Fort-de-France en février 2021...). On ne se contamine pas massivement en extérieur. Le journal Le Monde ne trouve pas non plus d’argument sérieux en faveur du port du masque à l’extérieur, un an après le début de la pandémie, ce que confirment d’autres études. Après un an, Jean Castex a enfin compris «qu’on se contamine infiniment moins à l’extérieur» qu’en espace clos restreint. Il lui a fallu un an pour s’en apercevoir, mais on avance... Alors pourquoi imposer le port du masque dehors ?
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C’est établi, la rave-party bretonne du jour de l’an 2020/2021 n’avait généré aucun cluster. Il s’avère que le carnaval marseillais en mars 2021 non plus. En somme, pas plus d’effet «carnaval», que d’effet «vacances scolaires», que d’effet «fêtes de fin d’année» ou que d’effet «galette des rois». Le virus semble bien se moquer de nos fantasmes d‘effets. Rien à signaler non plus du côté des stations de ski suisses, restées ouvertes. Il sera aussi (très) intéressant d’étudier si un cluster est né après la «boum» du Bois de la Cambre en Belgique début avril 2021, après la «boum 2» du 1er mai, ou après les défilés du 1er mai en France, qui ont rassemblé plus de 150 000 personnes, la plupart non masquées. On pourra aussi regarder les chiffres de contamination en Floride, où le «spring break» a rassemblé 1,3 million d’américains le week-end des 20 et 21 mars (un mois plus tard la mortalité est toujours globalement en baisse...). Je suis impatient. Et j’ai comme une idée des réponses à venir. Alors pourquoi ?
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Quant aux masques en tissu, avec tout le respect que j’ai pour les personnes qui fabriquent avec passion de très jolis masques, sans surprise, ils ne sont pas protecteurs… Depuis quand suffit-il de découper deux ronds dans une feuille de plastique pour se faire des lunettes de soleil ?

Bon, creusons un peu quand même pour y voir encore plus clair, notre bouche est masquée, mais pas encore nos yeux…

Une étude danoise a mis en doute l’efficacité des masques en 2020, mais ses critères et sa méthode ne sont pas totalement convaincants, en revanche…
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Le 18 janvier 2018, les ARS (Agences Régionales de Santé) recommandent le port d’un «masque chirurgical» lorsqu’on est «malade» et qu’on est en contact avec des personnes fragiles : personnes âgées, nourrissons, personnes souffrant de maladies respiratoires, cardiaques ou immunitaires… ou bien si on se rend dans un établissement de santé ou chez le médecin.
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«Le masque chirurgical n’a pas de propriété “filtrante” et donc n’empêche pas celui qui le porte d’être potentiellement contaminé», explique le professeur Fabrice Carrat, spécialiste de la grippe, épidémiologiste à l’Inserm et responsable de l’unité Santé publique à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

«En France, il n’est jamais conseillé de porter un masque pour se protéger des autres. Le masque est un écran mais uniquement du point de vue de celui qui est malade. Il permet de ne pas projeter les gouttelettes dans lesquelles se trouvent les virus», abonde Isabelle Balty, responsable du pôle Risques biologiques à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

En 1991, une étude anglaise va même jusqu’à remettre en question son utilisation dans les blocs opératoires ! Et conclut : Il n’a pas été démontré que l’utilisation d’un masque facial chirurgical réduisait le taux d’infection postopératoire ; à l’inverse, certains auteurs ont rapporté une réduction de 50% en omettant son utilisation.
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D’autres recherches montrent que «Au cours de la pandémie de grippe H1N1 (grippe porcine) en 2009, encourager le public à se laver les mains a considérablement réduit l’incidence de l’infection, contrairement au port de masques faciaux. Il n’y a aucune preuve solide que les masques faciaux protègent le public contre l’infection par les virus respiratoires, y compris le COVID-19».
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Une autre étude de 2017… «Nous examinons l’efficacité des PPM [mesures de protection individuelle] contre l’ infection grippale pandémique. / L’hygiène des mains a fourni un effet protecteur significatif. / L’utilisation d’un masque facial a fourni un effet protecteur non significatif».
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Une étude japonaise de 2009 conclut : «il n’a pas été démontré que l’utilisation d’un masque facial chez les travailleurs de la santé procurait des avantages en termes de symptômes du rhume ou de rhume. Une étude plus large est nécessaire pour établir définitivement la non-infériorité de l’absence de masque».
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Attention… Une étude publiée en 2015 dans le British Medical Journal BMJ Open a révélé que les masques en tissu étaient pénétrés par 97 % des particules et qu’ils pouvaient augmenter le risque d’infection en retenant l’humidité ou en étant utilisés de manière répétée. La rétention de l’humidité, la réutilisation des masques en tissu et une mauvaise filtration peuvent augmenter le risque d’infection.
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En 2019, une étude conclut ainsi : «les agents pathogènes respiratoires présents sur la surface extérieure des masques médicaux utilisés peuvent entraîner une auto-contamination».
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Encore une… en mai 2020 : «Notre revue systématique n’a trouvé aucun effet significatif des masques faciaux sur la transmission de la grippe confirmée en laboratoire. […] Une bonne utilisation des masques faciaux est essentielle car une mauvaise utilisation peut augmenter le risque de transmission. […] Il a été prouvé que l’hygiène des mains prévient de nombreuses maladies infectieuses et pourrait être considérée comme un élément majeur des plans de lutte contre la pandémie de grippe, qu’elle ait ou non prouvé son efficacité contre la transmission du virus de la grippe, en particulier en raison de son potentiel à réduire d’autres infections et donc à réduire la pression sur les services de santé».
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Un peu d’humour... Après un an de Covid, une étude du printemps 2021 déclare que les masques faciaux limitent les performances et la capacité physique pendant l’exercice sportif. Non, sérieux ? Ha mais ça alors, quelle surprise ! On ne s’en serait jamais douté...
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En janvier 2021, les conclusions d’une hypothèse étudiée par Baruch Vainshelboim estiment que les preuves scientifiques existantes remettent en question la sécurité et l’efficacité du port du masque facial comme intervention préventive contre la Covid-19. Les données suggèrent que les masques faciaux médicaux et non médicaux sont inefficaces pour bloquer la transmission interhumaine de maladies virales et infectieuses telles que le SRAS-CoV-2 et le COVID-19, et que le port de masques faciaux avait des effets physiologiques et psychologiques négatifs importants.
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Toutes ces études sont consultables dans les liens listés en fin de ce document. Et il en existe comme cela des dizaines… et je n’en ai pas trouvé qui disent le contraire…

Le 03 avril 2020 une étude indique toutefois que «les masques chirurgicaux pourraient empêcher la transmission de coronavirus humains et de virus grippaux par des individus symptomatiques». Une confirmation de ce que le bon sens aura imaginé. Avec toutefois un emploi du conditionnel et bien sur cela ne concerne que les personnes malades, pour ne pas contaminer les autres.

Pour terminer, un petit bonus, fin septembre 2020, au beau milieu d’une conversation, Olivier Véran prononce ces mots, au sujet des mesures permettant de se protéger de la grippe : «le masque, les études montrent que ça marche pas trop là-dessus».
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Il ressort donc de toutes ces études et observations, que le port du masque serait inutile en extérieur. Il ne serait pas non plus vraiment efficace pour se protéger (sauf les masques spécifiques FFP2 ou FFP3, destinés à un usage particulier).
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Il ne pourrait donc uniquement servir qu’à protéger les autres, quand on est soi-même malade, et uniquement dans les lieux clos et/ou dans lesquels la densité d’une population nombreuse rend la distanciation physique impossible. Ou si est en contact physique rapproché et prolongé avec une personne fragile (âgée, gravement malade etc.).
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Alors pourquoi ? Pourquoi ?

 

Rendez-vous demain pour la suite…

Retrouvez l'épisode précédent ici : 17/40 - LE COUVRE-FEU - LES CAMPS D'ISOLEMENT

Cette tribune est extraite du document "Une autre vision de la Covid" publié pour la première fois le 09 décembre 2020, puis mis à jour et complété jusqu'à ce jour.

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L'auteur : Sébastien, citoyen français, 43 ans, pacsé, papa, travailleur indépendant. Sans lien d’intérêt quelconque. Sans étiquette politique, religieuse, idéologique ou scientifique. Attaché à la liberté et à l'intelligence.

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