Triggerfinger (parti pris)

Dans l'article de M. Cassavetti, il y a comme un trait d'Hilarion Lefuneste, le voisin de Talon, dans la BD de chez Greg, qui, pour faire une bonne blague, ne trouvait rien d'autre à dire sur Achille que le dérisoire : "il a un gros nez !".
Triggerfinger ne sied pas à son goût ? Pourquoi trois "clefs" alors ?
Je cite : "... aussi musclé que poilant (?).", "le groupe de bar idéal...". Avec ce genre d'ami, Triggerfinger n'a pas besoin d'ennemi.
Je m'interroge néanmoins sur le bien-fondé d'arguments servis par ce critique musical de Télérama tels que : "Normal, ils sont anversois" ou, "semble croire à fond dans son personnage de blues rocker sombre et pénétré" : ah bon ? Qu'en sait-il ? Et encore : "... un bassiste impressionnant dont l'allure de Gru (!) ne parvient pas à dissimuler une nature de gros nounours, ...". Fantastique finesse d'observation, accuité du regard de l'expert ès-physiognonomie. On a rarement lu critique autant avisé et fourbi d'arguments d'une culture musicale fulgurante. Pour paraphraser Greg encore, M. Cassavetti, vous êtes un cuistre, car en l'occurrence, on frôle l'attaque à la personne, purement et simplement.
Et la musique, dans tout ça ?
Manifestement, nous avons ici, dans le numéro 3397 de Télérama, page 46, un article qui a été écrit avec les yeux. Le critique s'est-il déplacé au concert ou a-t-il seulement vu la photo du groupe ?  M. Cassavetti aurait apprécié ce groupe ? Quelle hypocrisie ! Pourquoi 3 clefs et de tels propos ensuite ? Peut-être le critique voulait-il faire rire et s'amuser... L'effet est quelque peu raté, son article est juste bête à pleurer.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.