L'université algérienne et les défis du futur

l’Algérie a raté son entrée dans le 21e siècle» et devrait donc, à ce titre, tout faire pour prendre le train de la modernité», celui, «de la science, du savoir-faire et des nouvelles technologies», pour «penser son futur».

Quelles phrases clés de l'interview "L'invité de la Rédaction" avec Madame Souhila El Hachemi  Le 18 mai 2020

La chance qu’a le pays de posséder le campus de Sidi Abdallah, «qui n’est pas encore opérationnel», mais dont l’ambition, , est d’y implanter toutes les grandes écoles permettant de donner une visibilité d’avenir à la nation. Parmi les établissements appelés à être créés sur ce site, citons les écoles de mathématiques, de physique, d’informatique, d’intelligence artificielle, de robotique et d’un ensemble de matières pour y développer les technologies de pointe et cela, ajoute-t-il, «quelle que soit la santé financière du pays».Le plus important sera aussi de garder les éléments qui y auront été formés, et pour cela, leur créer des statuts particuliers, de manière à ce qu’ils choisissent de rester dans un pays qui, jusqu’alors, « a formé pour l’étranger », avançant les chiffres de 20.000 à 25.000 hauts diplômés « qui partent vers d’autres cieux ».

Dans ce campus,, vont également être implantées, au titre « d’une autre vision », des écoles de médecine, de sciences économiques quantitatives, de droit de la mer, de l’espace ainsi que des conflits internationaux, «afin, d’être en phase avec ce qui se passe ailleurs». Progressivement, poursuit-il, il faudrait, ce faisant, changer le cursus de l’université traditionnelle, dont, il faut absolument protéger les 20.000 cadres dont elle dispose présentement. Pour contribuer à donner corps à ce grand chantier, il va être fait appel aux chercheurs expatriés algériens installés notamment aux États-Unis, en France, en Australie, lesquels, i vont venir y enseigner leur savoir. Sur la rentrée universitaire, elle va se dérouler à partir de la troisième semaine d’août, il va s’agir de rattraper le mois et demi des cours manquants et, par la suite, organiser les examens. Pour ce qui concerne les examens des étudiants de dernière année, tout va être fait afin qu’ils soutiennent entre les mois de juin et septembre. S’agissant de la session du baccalauréat, elle dépend de l’Éducation nationale, il est prévu, « si tout se passe bien » de l’organiser dans la troisième semaine du mois de septembre. il se passera une période d’un mois et demi entre les corrections, les résultats et la répartition des étudiants à travers les diverses spécialités.

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Professeur Chems Eddine Chitour

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