MACRONIQUE EN COVID #8

Depuis quelque temps, je n’arrive plus à écouter la radio dont le son fût longtemps consubstantiel au moment, toujours problématique, de mon réveil, du côté de 6 heures du matin.

Ce matin, j’écoutais un divertissement en ré de Mozart, dont le sentiment produit par l’interprétation sincère de l’orchestre, s’accorde parfaitement avec la fraîcheur ensoleillée de ce matin d’automne parisien, plutôt que la voix aigrelette d’une « journaliste » spécialisée dans les « media » c’est à dire dans rien.

Je lis les blagounettes de mes copin.es sur les réseaux asociaux, comme ces images montrant notre dictateur au petit pied baisouiller les crapules qataries ou saoudiennes, drapées du blanc de l’innocence, une courroie de ventilateur sur le crâne. On y voit la macronie en connivence avec ces grands argentiers du salafisme et plus généralement de toutes les formes de l’islam radical à travers la planète.

Comme Sarkozy qui, en son temps, à permis aux islamistes du Qatar de financer « la culture » et autres balivernes en forme de mosquées salafistes, dans « les quartiers », Macron ne renie rien de son fanatisme pro-fric.

Ce radical extrémiste du pognon entretient des relations privilégiées avec ceux dont personne ne peut nier l’influence déterminante sur la nébuleuse mondialisée de l’extrémisme et de l’islam radical.

L’argent, on s’en souvient, n’a pas d’odeur.

Ces images signent avec une telle évidence la faiblesse morale, voire la compromission des dirigeants à l’égard des devoirs et des obligations qu’ils ont contractés avec la République, comme ils disent.

C’est dire si mon humeur du jour n’est, hélas pas aussi bleue que le ciel que j’aperçois par la fenêtre.

Dans le registre d’en face, Monsieur Mélenchon rappelle que l’essentiel des attentats commis en Europe et dans le monde, au cours des vingt dernières années, sont signés par l’extrême droite. Les attentats les plus ignobles et les plus meurtriers ont eu pour victimes des musulmans, rappelle-t-il.

Pour mémoire, le 29 janvier 2017, au Canada, six musulmans sont tués, 35 blessés par un nationaliste, en 2019, 51 personnes sont assassinées dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande par un extrémiste d’extrême droite, en Norvège, Anders Behring Breivik, commet un double massacre qui fera 77 morts, des mosquées sont plastiquées en Allemagne etc.

Quand on compare les bilans du terrorisme, pas pour tenir un tableau de score mais rappeler que le terrorisme qu’on s’efforce d’associer systématiquement à islamiste voire à islam est une constante, quel que soit le pays et le système de gouvernement depuis la révolution française.

C’est en France en 1793-1794 que la terreur moderne est inventée. Terrorisme de résistance au colonisateur ou à la tyrannie, terrorisme nihiliste des anarchistes contre le tsarisme, celui des résistants au nazisme, des juifs à la conquête de la Palestine, des anarchistes russes du début du 20e siècle et que dire du léninisme, du stalinisme et du maoïsme, ces terrorismes d’État qui ont tenté de réduire voire d’éradiquer des communautés raciales, religieuses politiques entières ?

Il n’est pas question, non plus de relativiser et encore moins de justifier le terrorisme, mais de tenter de comprendre l’impuissance de la force publique, de la République, à répondre à ces actes qui stupéfient nos sociétés individualistes et consuméristes.

Comment en effet, chez nous, comprendre le clientélisme dont font preuve les élus des territoires en quête de postes et de pouvoir ? Comment exiger une conduite des affaires publiques intransigeante à l’égard des extrêmes ?

Y compris, celles qui se manifestent à bas bruit, par des demandes ou des exigences dont la banalité masque la sournoiserie du projet. Car c’est ainsi que se creuse le sillon de ce qu’on appelle aujourd’hui « le séparatisme » qui n’est que le nom de l’incompétence des politiques menées depuis les années 70, avec le très humaniste « regroupement familial » qui a donné lieu à la formation de ce qu’il convient de reconnaître comme des communautés.

Dans les années 1960-70, les immigrés maghrébins, à de rares exceptions, ne se sont pas fondus dans la société d’accueil, terrés comme ils l’étaient dans des dortoirs, des bidonvilles, empêchés de fréquenter la société, d’apprendre à être français. Le résultat est que faute de se nourrir de la culture de leur pays d’accueil, ils ont importé leur bagage culturel et cultuel, n’ont pas appris, faute qu’on le leur permette, à mixer et sédimenter les cultures, celle de leurs origines et celles de leur vie quotidienne.

Dans le même temps, nos enfants apprenaient l’anglais, une langue qu’ils n’avaient que très peu d’occasions d’utiliser, mais n’apprenaient pas l’arabe, qui aurait pu paraitre comme une nécessité plus grande qu’un rapprochement familial qui, idée généreuse, aurait pu s’appliquer d’une manière sélective.

Enseigner l’arabe à l’école aurait permis au pays d’intégrer les immigrés en leur tendant un miroir positif et une fierté bafouée par la colonisation.

Heureusement il m’arrive encore d’entendre de belles choses sorties du poste comme l’histoire de Stéphanie Maubé qui ringardise par sa fraîcheur et son enthousiasme toutes les bergères de l’histoire de France ; celles, de plus en plus nombreuses, de ces jeunes militants pour une autre vie, dans le refus de l’existence promise par les diplômes, de burolier asservi aux caprices d’un management névrotique.

Et le couvre-feu, dans tout ça ? Ce rat ronge le fromage de nos libertés individuelles et collectives jusqu’à la croûte, dans l’obéissance la plus absolue. Les « Charlie » et les « Prof » (faire précéder de « Je suis »), en rang d’oignon, le trouillomètre à zéro, attendent devant les labos de se faire dépister. Certains passent plusieurs heures par jour à se faire dépister 3 ou 4 fois, faute de faire confiance à la technique PCR !

Va, République, fais-nous toutes les misères dont tu es capable, sous la férule du grand Macron, cet ami des armateurs du salafisme mondial, ce chef de la pire cuisine politique depuis Sarkozy.

 

 

 

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