LCP-Public Sénat, BFM et i-Télé : récupération, lessivage et recyclage

 

               Billet republié sans le passage consacré à un journaliste de LCP et de Radio J, Frédéric Haziza (il est le responsable du service politique de cette radio), à la demande de Médiapart qui souhaite donc en partie, donner une suite favorable à la requête de ce journaliste : le retrait du billet incriminé. Toutefois, il est bon de savoir que Médiapart n'avait aucune obligation de satisfaire la demande de ce journaliste ; en effet, Médiapart est hébergeur des billets du Club et non éditeur (pas de modération a priori), aussi, il ne saurait être tenu pour responsable de ce qui y est publié par les abonnés ; il est simplement tenu de coopérer dans le cas où la justice souhaiterait connaître l'identité d'un de ses abonnés dans le cadre d'une plainte pour diffamation – par exemple.

               Le billet non amputé, dans son intégralité donc ICI


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             Un regard sur ceux qui, bien que remerciés et parfois même... discrédités, ne connaissent jamais le chômage ou la crise ou bien la retraite.

 

                    Patrick Poivre D’Arvor sur LCP. On ne le présente plus ; un PPDA... risée des professionnels de l’information digne de ce nom, remercié par TF1 après trente ans de bons et loyaux services rendus à la désinformation par omission et par démagogie : "Pourquoi donner ce que l'immense majorité des téléspectateurs ne vous demande pas !"

 

   Serge Moati aussi ! Ancien animateur de l’émission Riposte sur la 5. Mais qu’on se rassure : si riposte il y a eue, il ne s'est agi, le plus souvent, que d'une riposte purement formelle, et par voie de conséquence, d'une riposte bien pâle ; une riposte proportionnelle à la menace (ou à l'attaque) auquelle les invités ont dû faire face, mais... aucun péril en la demeure ; surtout pas. Et puis... jamais ! Aujourd'hui il continue ses gesticulations sur LCP.

 

Olivier Mazerolle sur BFM, un temps à la tête de la rédaction de France 2, promptement remercié pour manquement à l'éthique de sa profession.

 

                  Jean Marie Colombani sur Public Sénat : cumulard comme personne, il semblerait que le quotidien le Monde, Slate.fr, France culture, France Inter et France Télévisions en son temps, ne lui suffisent plus.

 

Franz-Olivier Giesbert sur LCP, patron de l'hebdo Le Point. Sur le service Public, il est connu et reconnu pour avoir épuisé comme personne d’autre avant lui, des millions de téléspectateurs. Et aujourd'hui, à la simple évocation de son nom, on ne compte plus ceux qui se précipitent sur leur télécommande pour le chasser de leur vue et de leur mémoire. Mais n'empêche, lui aussi, est toujours là entre deux comités de Rédac au Point.

 

                   

                   Eric Zemmour sur i-Télé, finalement jugé indésirable sur le service public après des années de commentaires xénophobes dans le meilleur des cas, racistes dans le pire.

 

 

           

               Et le pompon revient à Jean-Pierre Elkabbach sur Public Sénat, la honte de ce qui n’a jamais été sa profession finalement mais n'empêche : un demi siècle de « journalisme » au service de la classe politique, de droite de préférence, de Giscard (eh oui ! il a commencé jeune !) à Sarkozy, sur le service public avant d’y être jugé indésirable parce que totalement compromis et discrédité ; puis sur Europe 1,  là où il a pu continuer de servir les intérêts de ses amis et ceux des actionnaires de cette station de radio, d’une pierre deux coups.

 

     Et jamais ils ne renoncent car jamais on ne le leur demande ! Et pour cause : en bons professionnels, tous savent ce qu'on attend d'eux, et pour certains... depuis des décennies. 

                                                                            

 

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                Si vous avez pu identifier d’autres opérations de récupération, de lessivage et de recyclage, n’hésitez pas à compléter cette liste !

 

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1 - On nous aura vraiment tout fait sur le service public : on a connu le journalisme de droite (Elkabbach), le journalisme de gauche ou PS (Levaï), le journalisme de cirque et de foire (Mourousi), le journalisme passeur de plats  - droite et gauche sans distinction -, avec Ockrent et Sinclair, et enfin le journalisme agent de sa propre cause : PPDA...

Avec Haziza, voilà maintenant que l'on nous sert du journalisme communautaire : radio J défend une communauté et des intérêts forcément partisans ( intérêts économiques, politiques, religieux et culturelles...) incompatibles avec l'exercice du métier de journalisme dans le service public. 

Privé pour privé... que l'on suggère donc à Monsieur Haziza, puisque manifestement son poste à Radio-J ne lui suffit pas, de déposer un CV chez BFMTV ou chez i-télé.

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