Les errements d'une pandémie ? La peur des riches !

La gestion du COVID n'est finalement pas erratique, c'est la substantifique moelle d'un "en même temps" qui varie en fonction des peurs des riches qui balancent entre la peur de la maladie et la peur de voir s'effondrer une chaîne de valeur qui les rendrait moins riches et moins dominants.

Les errements d'une pandémie ? La peur des riches !

 

On a pas encore  finit  de se demander pourquoi la manière de traiter le COVID est aussi vacillante, désordonnée et erratique. Pour moi, la réponse est simple ; la peur des riches ! On remarque deux peurs antinomiques qui justement donnent le ton de ce qui peut apparaître comme des hésitations mais qui n'est finalement qu'encore et uniquement un « en même temps » qui ne solutionne rien, qui donc ne donne aucune direction claire à la politique menée et donc un avenir toujours plus incertain:

  • La peur de mourir, de ne plus être à l'abri des vicissitudes de la vie

  • La peur de devenir moins riches

Eh oui ! Avec un système qui ne cesse d'enrichir les plus riches, ils se croyaient à l'abri de tout. A l'abri d'un déclassement, à l'abri des malheurs du monde mais le COVID a changé tout cela. Même si vous êtes président de la république, vous pouvez être infecté et donc vous pouvez en mourir. Leur réaction première a donc été la survie : on confine sec !

Mais comme les riches sont aujourd'hui (économie financière), et le Covid l'a mis clairement en exergue, des gens qui ne produisent pas de valeur mais de la richesse sur justement la valeur que NOUS produisons, après le premier réflexe de survie, ils se sont aperçus que sans les gens qui travaillent, rapidement leur richesses allaient s'étioler car on ne produisait plus assez de valeur : donc on déconfine sans limite pour essayer de rattraper les pertes !

Mais ce déconfinement, finalement sauvage comme le capitalisme, a fait repartir la pandémie...

Les dominants ne peuvent plus donc vraiment confiner strictement sans y perdre beaucoup plus que nous (c'est leur système de chaîne de valeur qui s'écroule) et il ne peuvent plus (peur que la maladie les touchent aussi) et pour l'instant, déconfiner sauvagement. C'est pour cela que les décisions semblent erratiques, elles varient en fonction du vent des peurs des riches qui s'entrechoquent. C'est pour cela aussi que la recherche des vaccins a été incroyablement rapide, le COVID touche surtout les pays les plus riches ! Croyez moi, si c'était uniquement en Afrique (comme c'est le cas chaque année d'ailleurs) que les morts s'accumulent, il aurait toujours fallut 5 ans pour trouver un vaccin.

Bizarrement, et contre toute attente finalement, le COVID est une arme anti-capitaliste ! Les riches ont plus peur de la maladie que de l'opposition populaire...Le processus révolutionnaire a finalement retrouvé un second souffle et il est logique malheureusement que pour le combattre, la gestion des dominants devienne de plus en plus coercitive et violente. Pour rester dominants alors que plus rien ne justifie cette domination (les riches et leur séides du gouvernement ne sont ni plus capables, ni plus intelligents que nous) l'illégitimité électorale ne suffit plus, il faut éteindre à tout prix durement et par force de loi, toutes les hétérodoxies émergentes pour un monde plus juste, plus sain et porteur d'avenir.

Les riches et les dominants ont peur ! C'est donc à nous, pour changer les choses, d’arrêter d'avoir peur, d'être courageux!

Si vous n'êtes ni riche, ni dominant, il faut donc vous battre pour la vie et pas contre la mort...elle est et restera à jamais, et pour tous, toujours inéluctable !

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