Les Services Publics urgemment nécessaires à notre société déliquescente

Le COVID vient de démontrer la nécessité de Services Publics plus performants. Pourtant, notre gouvernement, à la suite des autres, accélère une orientation complètement opposée. Engie et EDF en sont la démonstration actuelle. Cela prouve au moins une chose: c'est uniquement des services d'état! La nécessité n'est-elle pas de repenser les Services Publics pour servir vraiment le public?

Si il y a bien une chose qui est ressortie de la crise du Covid, c'est la nécessité de disposer de Services Publics beaucoup plus nombreux et efficients. Hors, utilisant le dictât de l'état d'urgence à toutes les sauces, ce gouvernement, à la suite de ses prédécesseurs, se dirige exactement à l'opposé :

 

C'est ainsi d'ailleurs, alors qu'une grande partie de l'opinion l'a validé, que l'on a fait tomber le statut de la SNCF et que l'on est en train de faire disparaître celui d'EDF/GDF (je suis un nostalgique). C'est ainsi aussi que l'on a massacré France Télécoms et la Poste...Tous des privilégies, des faignants qui coûtent cher ! Et, la santé est en train de prendre ce chemin....Ceux qui me diront qu'aujourd'hui, tous ces Services Publics sont mieux rendus et coûtent moins cher à la nation qu'hier, sont des aveugles...ou des actionnaires.

 

En plus, la stratégie est toujours la même : on dit que son chien à la rage pour le noyer ! C'est la rage des coûts...Faire des économies sur le personnel, sur sa formation, sur les moyens matériels de faire fonctionner correctement le Service Public...Pour donner ces « économies » aux actionnaires du privé : la fameuse économie de l'offre ! Ouf ! Cela va mieux, non ? C'est pourquoi, d'ailleurs, que tous les services publics, et malgré tous ces rabotages de coûts, coûtent toujours et encore trop cher...Cet argent est à fond perdu car il n'y a aucune obligation de service à rendre en contrepartie que cela soit en matière d'emploi ou de d'écologie. Juste un cadeau qui lui bizarrement ne coûte jamais « un pognon de dingue ».

 

Ne vous demandez plus pourquoi c'est faire, la stratégie est simple et connue en économie libérale : cela s’appelle « ouvrir » un marché nouveau. La mondialisation du capitalisme laisse aujourd'hui, dans le monde, plus beaucoup de choses qui ne sont pas en « marchandisées » : choses où l'enjeu n'est pas de répondre à des besoins mais bien de faire de l'argent pour faire de l'argent. La France, en rapport du monde occidental, était sûrement le pays où ces « marchés », fermés à la voracité des actionnaires, étaient et sont encore les plus nombreux : quel sacrilège ! Des lieux où l'on répond aux besoins sans que nous puissions nous enrichir...Ha, les salauds du Conseil National de la Résistance ! Des gens qui s'entraident...Sans demander plus que leur dû pour une vie digne ? C'est des rêveurs, des gens du passé, des complotistes même !

 

Comment c'est possible ? Déjà, les gens sont assez cons pour tomber dans le panneau des feignant qui coûtent chers et partent à la retraite plus tôt. Est-ce vraiment un privilège de partir plus tôt que 65 ans alors que l'âge moyen de la vie en bonne santé est en France de 64 ans. Est-ce que ces gens des Services Publics sont privilégiés ou c'est simplement les autres qui sont maltraités ? Est-ce que la destruction des soi-disants privilèges des gens à statuts a amélioré un tant soit peu la vie des autres ? Non, et c'est même le contraire !

 

Cela prouve que nous n'avons jamais eu de Service Publics mais bien des Services d'Etat avec des missions de services publics : leurs fonctionnements reste donc à la merci, tous les cinq ans (élection présidentielle), des lubies et errements des orientations politiques des élus (Même quand 53% des Français ne votent pas !)

 

Il ne faut donc pas revenir en arrière mais se projeter et innover pour de vrais Services Publics. Des Services Public avec des contre-pouvoirs dans les mains de ceux qu'ils sont censés servir. Nous devons exiger d'être questionnés et de participer aux décisions de la chose Publique puisque elle se structure avec notre argent. L'avenir de L’énergie, de la santé, de la sécurité sociale ne doit pas être un débat de spécialistes et de dirigeants mais bien un débat Public.

 

Tout pouvoir, aussi petit qu'il soit, nécessite un contre pouvoir !

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