Gouvernement/Samuel Paty : marre des donneurs de leçons !

Notre gouvernement se découvre d'un coup une âme compatissante, pire il donne des leçons. Aussi horrible qu'il soit, cet attentat n'est pas le premier en France, pourquoi d'un coup une telle émotion? Ne serait-ce pas encore, une pantalonnade communicationnelle? Qu'est-ce que qui justifie qu'une mort, qu'une souffrance soit pire qu'une autre du jour au lendemain? Serait-ce un piège...

Pour débuter ce billet, je précise que je ne suis d'aucune confession, je suis un pur athée. Par contre, je suis un croyant, je crois en l'Humanité en NOTRE Humanité.

Quel drame que cet assassinat et je veux, avant tout, penser à sa famille et à la douleur qui doit être la sienne en ce moment. Je ne peux la partager mais je peux la comprendre et l'entendre.

 

Par contre, comment comprendre notre gouvernement et les leçons qu'il semble donner sur la souffrance des autres ? Comment comprendre, la dureté des mots qui d'un coup et d'un seul sortent de leur chapeau comme par magie ? C'est fait, maintenant nous savons qui est notre ennemi et nous allons frapper fort !

 

Un seul acte, certes innommable, et d'un coup ils savent où est l'ennemi et ils ont déjà des réponses ? Mais qu'ont-ils fait jusqu'à maintenant ? De plus, cela fait, parait-il, plus de 2 semaines que sur les réseaux sociaux cet attentat était prémédité, où sont nos professionnels du renseignement si prompts à chasser du gilet jaune ?

 

Je ne suis pas complotiste, loin de là, mais cette situation, dans une période sociale délétère, à l'heure des perquisitions sur la gestion du COVID et d'un couvre-feu presque général dont on ne voit pas le bout, arrange bien notre gouvernement : d'un coup, nous avons quelque chose de soit-disant plus horrible à nous mettre sous la dent. Il n'y a qu'à voir les conséquences que cela génère en matière de communication.

 

ATTENTION, je ne dis pas qu'il ne fallait pas réagir ! Mais, ce débat n'est pas d'aujourd'hui et le premier attentat en France n'est pas d'hier et il y en a eu d'autres : étaient-ils moins horribles ?

 

C'est bizarre d'un coup que pour une seule « mort » le gouvernement se découvre une âme prête à accueillir la souffrance des autres.

 

Comment oser donner des leçons sur cette souffrance alors que jusqu'à maintenant il l'a clairement ignoré et parfois avec violence (les gilets jaunes, les infirmières, les pompiers, etc).

 

Comment oser maintenant hiérarchiser cette souffrance ? Un mort, même décapité, est-il plus important que des milliers de morts acculés par la finance, que des milliers de morts dans nos EPADH, que des milliers de morts parce qu’ils ont détruit notre hôpital public ?

 

Quelle honte ! Chaque vie est importante, donner cette leçon puante de compassion n'est autre, malheureusement et à cette période, qu'une pantalonnade de plus !

 

Et, vous savez quoi, « heureusement » qu'il n'était que Tchétchène...Je n'ose imaginer s'il avait eu une autre nationalité...

 

J'espère que les personnes « raisonnables » ne tomberont pas dans le piège qui nous est tendu.

 

J'en ai marre des donneurs de leçons...La plupart du temps, et c'est le cas ici, c'est les derniers qui devraient en donner...La présomption d'innocence n'est-elle valable que pour certains ?

 

Messieurs du gouvernement : un peu de décence SVP !

 

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