Les formules guerrières, la rhétorique des dictateurs

Les petites phrases puantes fleurissent ces derniers jours. L'histoire est assez claire là dessus: cela a toujours été la manière de faire des dictateurs. La propagande et l'emphase simpliste a toujours été la rhétorique des monstres. "Ils sont coupables et nous attaquent, c'est la guerre": un autre bon moyen si le COVID ne suffisait pas pour nous enfermer et nous faire la fermer.

Dans les écoles où c'est enseigné, on vous diras qu'un bon discours est un savant équilibre entre la dialectique et la rhétorique. La dialectique étant l'art de faire s'interroger les arguments et la rhétorique celui d'animer les passions.

 

Si vous n'avez que la rhétorique et que vous remplacez la dialectique par de l'emphase guerrière, votre discours ne peut semer que de l'agitation puisqu'il est dépourvu d'une quelconque interrogation argumentaire autre que la violence.

 

Regardez l’actualité de ces derniers jours et faites-vous une opinion...

 

Ils peuvent se draper dans les oripeaux mal-ajustés d'une cinquième république qu'ils sont les seuls a encore appeler « démocratie », mais on ne s'y trompe pas.

 

Entre « nous sommes en guerre », « la France est attaquée » et les propos vomis par certains, qui devraient être les derniers à donner des leçons, avec le néologisme « islamo-gauchiste », nous fleurons allégrement avec les paramètres d'une dictature naissante.

 

Si vous écoutez les propos d'un Bolsonaro, d'un Trump, d'un Hitler, d'un Staline, d'un Franco, d'un Tito ou de bien d'autres encore, vous pouvez vous en convaincre sans problème : c'est toujours la même manière de faire. La même forme de communication.

 

Hitler a été un des premier à mesurer et comprendre l'importance cruciale que représentait « la propagande ». Depuis beaucoup l'on suivit mais maintenant, il appellent cela de « l'information ». Merci donc aux majoritaires journaux détenus par des milliardaires et aux soit-disant journalistes de la plupart des médias de nous faire peur et de nous désinformer en permanence.

 

L'emphase guerrière et la désinformation a toujours été la rhétorique des dictateurs

 

C'est toujours la faute aux autres ou à quelque chose, d'ailleurs qui que soit les autres et quelle que soit la chose, et, pour notre plus grand salut, il faut entrer en guerre pour éliminer l'ennemi ! Les coupables sont connus, il faut prendre des mesures extrêmes.

 

J'espère que tout le monde mesure pourquoi, dès le départ, alors qu'il privilégiait sa réforme des retraites au lieu de prendre des mesures contre le COVID, Macron a dit « Nous sommes en guerre »

 

L'emphase guerrière a toujours été la rhétorique des monstres

 

C'est comme le CANADA DRY (pour les anciens), il a l'apparence de la démocratie mais ce n'est surtout pas un démocrate. Comme dirait Coluche, il nous vend de l'intelligence alors qu'il n'a même pas un exemple sur lui.

 

Qui gouverne en état d'urgence : lui et il n'a même plus besoin de passer devant le parlement. Et depuis 2015, nous sommes pratiquement en permanence en état d'urgence. Jugez vous-même !

 

Même sans uniforme et salut de soumission nous nous dirigeons droit vers une dictature, dictature de la pensée, du comportement, de la liberté de circuler, etc.

 

La dictature peut porter plusieurs « masques », le COVID aussi !

 

 

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