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Billet de blog 22 avr. 2022

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Second tour, tactique et stratégie

Mettre le bulletin Macron dans l'urne dimanche. Un choix raisonné.

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Tato Bores, un célèbre humoriste argentin et un des plus subtiles critiques des dictatures militaires qui se sont succédés dans ce pays, depuis les années 60' jusqu'aux années 80', a réussi à dépeindre l'essence même de la dictature d'extrême droite dans un seul sketch, que voici:
Un homme, dans un bus plein à craquer, s'adresse au monsieur debout à côté de lui:
-Excusez-moi monsieur, juste une petite question, vous êtes militaire?
-Non. Réponds l'inconnu.
Puis,
-Et dans votre famille, il n'y a personne qui soit militaire?
-Non.
-Sûr? Pas de cousin, oncle, ou arrière grand père militaire? 
-Non monsieur!
-Vous n'avez pas d'ami militaire non plus?
-Non!!
-Alors, je vais vous demander de bouger votre pied, vous êtes entrain de me marcher dessus!
Que nous apprends cette magnifique métaphore?

La grande majorité des français, qu'ils soient de gauche, de droite, ou, du centre, n'ont jamais vécu sous une dictature et sont loin de pouvoir imaginer ce que cela peut signifier...
On entend beaucoup de gens faire ce genre de commentaire: "comme je suis blanc, français..., cela ne changera pas grande chose pour moi...". Et, ce genre de commentaire on l'entend aussi bien du côté de ceux qui vont voter Marine Le Pen, comme de ceux qui ne le feront pas.
Et bien, il se trompent du tout au tout....
Les régimes d’extrême droite sont, comme l'illustre très bien ce petit sketch, une maladie qui infecte toute la société, à tous les niveaux, tôt ou tard, personne ne peut y échapper.
Ce n'est pas pour rien qu'au XXè siècle, lors de l'apparition du fascisme et du nazisme, on appelait ce phénomène "la peste brune".

En Allemagne, dans les années 30' il est devenu clair pour beaucoup de gens que la force du nazisme venait du fait que n'importe quel gredin supporter du régime, plein de préjugés, petit fonctionnaire autrefois insignifiant, chômeur, délinquant, ou petit bourgeois réactionnaire, pouvait accéder à un poste de pouvoir et se permettre les pires abus. Tout comme aujourd'hui, dans un autre contexte, bon nombre de voyous, grands et petits, sous couvert de "spiritualité" se sentent valorisés et croient pouvoir commettre des crimes de toute sorte en toute légitimité, c'est le même type de mécanisme mental.
Patriotisme, nationalisme, religion, autant d'armes "intellectuelles" pour "altériser" des franges de la société, pour diviser et régner avec une brutalité sans limites, au sens propre comme au sens "intellectuel" (voir Zemmour).
Puis, le fascisme s'appuie sur des organisations parallèles, des troupes loyales, "Chemise Noires", SA, SS, souvent clandestines, ou, semi-clandestines, prêtes à faire le coup de poing quand cela est nécessaire (souvent infiltrées ou incorporées dans le corps étatique), "Génération Identitaire" et autres ex-GUD auront les mains libres si Le Pen remporte l'élection.
L'autre élément fondamental qui fait la force du fascisme c'est qu'il gangrène l'état à tous les niveaux, juges, policiers, armée...

Concrètement, Marine Le Pen veut, elle l'a bien déclaré, "instaurer la présomption d'innocence pour les policiers".
Qu'est-ce que cela veut dire?
Les policiers avec Macron-Darmanin on déjà une impunité presque sans limites (bien que cela n'est pas nouveau depuis la Libération à nos jours). Malgré cela, il y en a qui ne se lâchent pas complètement.
Lors des manifs des gilets jaunes, si cela c'était passé sous Le Pen, en plus des mains arrachées et des éborgnés, qui peut nous garantir qu'il n'y aurait pas eu de nombreux morts? Et les auteurs de ces assassinats auraient été protégés, non pas, par une complicité tacite du pouvoir, mais par une loi voté par le pouvoir!

Marine Le Pen, "Je veux instaurer la présomption de légitime défense pour les policiers"

Imaginez! Chaque jeune, ou..., pas jeune, hors de chez lui, contrôlé ou arrêté, par un policier, qu'il soit maghrébin, homosexuel, noir, asiatique, juif, métisse, ou, blanc... va se trouver face à un policier qui sait qu'il, ou elle, a tous les pouvoirs face à lui, ou elle, même celui de le tuer impunément, selon le cas! Cela, avec force de loi et avec tout le soutien du gouvernement! Et, avec la complicité active, ou, passive, d'une grande partie de la population. Soit dit en passant, à titre d'exemple, en argentine, à chaque fois que la dictature faisait "disparaître" quelqu'un,  il y avait un commentaire qu'on entendait régulièrement: "il a dû sûrement faire quelque chose...".
Il y a quelques jours, des étudiants ont occupé la Sorbonne pour protester face au non choix du deuxième tour et des groupes fascisants sont venu pour les déloger, Zemmour n'a pas tardé à féliciter ces derniers publiquement.
Si on était sous le régime de Le Pen, cette occupation n'aurait duré peut être que quelques heures, les étudiants auraient été délogés par la force en un clin d'oeuil et il y aurait eu de nombreux blessés.
Voilà la réalité! Vite tuée dans l’œuf la "petite" révolte des étudiants!

Il y a des gens qui croient même qu'une "radicalisation" du pouvoir peut amener une radicalisation de la classe ouvrière, des couches progressistes de la société, une révolte, voir une révolution! Et bien, ils se trompent à 100%! L'histoire le démontre.

L’extrême droite est toujours monté au pouvoir comme dernier recours de la bourgeoisie pour écraser toute velléité de révolte. Lorsque les contradictions sont trop criantes, qu'une certaine instabilité commence à poindre, elle n'hésite pas à dégainer son arme de destruction massive: le fascisme. Vincent Bolloré est l'exemple parfait, à visage découvert, de cette bourgeoisie consciente de ces intérêts, puissante et agissante, qui contrôle les médias et soutient ouvertement des gens comme Zemmour.

Le fascisme c'est l'arme de "légitime défense" de la bourgeoisie, son dernier recours, son fusil de chasse caché sous le lit.
Hors, un tir de fusil de chasse, à courte distance, fait des dégâts..., qui peuvent entraîner la mort, des mutilations, des séquelles pour des années ou pour toute une vie... Et, après une longue convalescence, même si on arrive à rester fidèle à ses convictions et avec un moral d'acier, on ne se trouve pas, objectivement, en meilleure forme pour combattre avec un bras ou une jambe en moins...
En ce qui concerne le moral, un triomphe de l’extrême droite aurait des effets dévastateurs, tant sur le plan national comme international.
Orban vient de remporter les élections en Hongrie, Erdoğan en Turquie serait encore renforcé, Morawiec en Pologne et... Poutine en Russie, la liste est de plus en plus longue! Ce serait le grand triomphe pour l'Internationale d’extrême droite si active en Europe!
Et, en France, nous verrons toute la lie de l'extrême droite se pavaner au grand jour, avec encore moins de complexes qu'aujourd'hui, avec la conscience, pour eux, mais aussi pour nous, qu'ils ont le pouvoir, tous les pouvoirs! Ce n'est pas très bon pour le moral!

Alors, existe t-il aujourd'hui, dans ce pays, un mouvement fort, organisé, expérimenté capable de renverser un état de type fasciste et mettre en place une autre forme de société, plus égalitaire, rationnelle et juste? La réponse est évidente: non.

Les arguments de beaucoup de "gauchistes" et militants de gauche pour ne pas voter Macron au deuxième tour ne seraient que des arguments qui résultent plus d'un sentiment que d'un raisonnement rationnel?
Il est vrai que le vote, dans le système actuel, n'a jamais été un facteur déterminant de changement dans la société, mais plutôt son reflet. À long terme, il favorise un effet inverse, la preuve: la situation dans laquelle nous nous trouvons. Les élections, dans les républiques bourgeoises, n'annulent pas les contradictions profondes de la société capitaliste, elles ne font que repousser à plus tard les crises majeures.

Ce que nous appelons le "progrès social", l'amélioration de la qualité de vie du prolétariat (qui se répercute dans l'ensemble de la société), est le résultat d'un rapport de forces entre deux couches de la société, avec des intérêts antagonistes et des buts similaires (s'enrichir et s'épanouir).
Les changements de gouvernement, droite-gauche ou droite-droite, produits par les élections, ne sont que le reflet de tendances à un instant "T". 
En ce sens, la France a deux exemples bien représentatifs: le Front Populaire et les événements de mai 68.
Dans les deux cas, c'est à travers la lutte, la grève générale, et, non grâce au vote, que la classe ouvrière a arraché à la bourgeoisie les grandes réformes qu'aujourd'hui font partie des grands acquis de notre société. La reconnaissance des syndicats, les congés payés, la limitation de la durée du travail..., acquis qui peuvent, à tout moment, être remis en question.

La société capitaliste, grâce au progrès technique, et, aux luttes sociales menées par les exploités, a bien évolué.
N'oublions pas que tout cela a été rendu possible, depuis le XXè siècle, par une formidable augmentation de la productivité et par une accumulation de richesses sans précédents, surtout dans les pays dits "développés". Autant qu'au prix d'un formidable gâchis des ressources, naturelles, ainsi qu'humaines, et, grâce à une manne d'énergie à bas prix qui est entrain de se tarir.
La bourgeoisie a pu, dans ces conditions,  pendant quelques décennies, acheter la paix sociale.
Quand les conditions ne sont plus favorables, elle peut changer de tactique, sans aucun état d'âme, et, une "bonne guerre" peut aussi lui faciliter la tâche (et l'accès à plus de profits).
La question que nous devrions nous poser c'est: voulons-nous continuer à participer à cette fuite en avant et à ce formidable gâchis des ressources naturelles (j'inclus ici les ressources humaines)?

La seule alternative pour battre le fascisme, c'est un changement radical de la nature de notre société. Une totale remise en cause de celle-ci, un changement de pouvoir, de civilisation.
Jack London décrivait très bien tout ceci, déjà en 1908, il suffit de lire le "Talon de fer", ce roman considéré, à juste titre, la première dystopie (fiction futuriste) moderne.
Cette œuvre, d'une justesse inouïe, produit de son génie visionnaire, décrit, à quelques virgules près, comment l'éventuelle trahison des "social réformistes" triomphants face aux révolutionnaires, ferait surgir, inexorablement, des phénomènes politiques pervers et rétrogrades de type fasciste.
Et, c'est justement en cela que beaucoup de "social réformistes" se trompent  complètement.
Le principal responsable de la montée de l’extrême droite en France n'est pas Macron, mais la gauche réformiste. Lui, il n'est qu'un opportuniste, c'est le Bernard Tapie de la politique.
Le dernier a fait sa fortune personnelle en "achetant" pour un euro symbolique des entreprises en faillite et avec d'autres coups tordus, et, le second, est entré dans le paysage politique en s'accaparant les cadavres "PS" et "LR" avec le soutien de la finance.

Il est impossible de "réformer" cette mécanique inexorable,  c'est comme si on voulait par des incantations "démocratiques", ou, à coups de votes, "réformer" la loi fondamentale de la mécanique newtonienne qui régit le mouvement des corps célestes dans l'univers!
Nous savons tous que cela n'arrivera pas!
C'est comme prétendre pouvoir gagner face à quelqu'un qui joue avec des dés pipés!

Heureusement, les lois qui régissent la mécanique sociale ne sont pas aussi immuables que celles de notre système planétaire!

Face à cette situation, deux choix stratégiques sont possibles: continuer dans celle de l'autruche, à faire semblant que nos systèmes "démocratiques" actuels sont le reflet du meilleur monde possible, ou, remettre en cause cet ordre social pour partir sur de nouvelles bases.

Quelle qu'elle soit l'option choisie, et, face au dilemme de la présente échéance électorale, je pense qu'à court terme, le choix de voter Macron, vote blanc, ou, abstention, relève de la tactique, tactique du réformiste ou du révolutionnaire, après, c'est à chacun de savoir laquelle des deux stratégies motive son choix.

Cela dit, je crois que cela vaut le coup de s'attarder sur un aspect particulier de la présente conjoncture: l'impopularité d'Emmanuel Macron.

Beaucoup de gens "de gauche" ou pas, sont motivés surtout par la haine qu'ils vouent à notre président et je les comprends...
Comme disait Gurid Sewati, "la haine rend aveugle, la sagesse rend la vue".
Nos "pères fondateurs" de la(les) république(s), dans leurs différentes "mises à jours": I, II, III, IV et V, ont, à chaque fois, conçu les garde-fou (on appelle cela institutions) les mieux adaptés, selon les époques, pour avoir sous leur contrôle la souveraineté populaire tout en forgeant une illusion "démocratique".

Cela dit, la version "V", commence à devenir obsolète...et est peut être entrain de bugger...
Une de leurs trouvailles, très pratique, est le système de rotation du casting au sommet de l'état (aussi appelé alternance).
La dernière mise à jour, qui instaure la figure surdimensionnée du président, a un avantage qu'on oublie trop souvent, elle amplifie l'illusion de la personnalisation du pouvoir.
Elle aide à faire oublier que, peu importe qui soit le président, c'est une caste, toujours la même, la haute bourgeoisie, qui exerce le pouvoir; c'est le rôle "parafoudre" exercé par le pantin de service qu'on appelle président, "démocratiquement" élu, après 500 parrainages, au suffrage "universel", à deux tours, par majorité absolue, sans compter les votes blancs (ce qui est un non-sens mathématiquement parlant), sans plancher de nombre d'abstentions...
Par ce tour de passe-passe, quand les choses vont mal, c'est la faute à Sarkozy, à Hollande, à Macron...
Le problème, c'est que, dans la présente conjoncture, avec Macron , l'effet "parafoudre" c'est très accentué, il a même atteint des sommets. C'est le résultat des tensions qui se sont révélées au grand jour au moment des gilets jaunes, accentuées par la pandémie, et, maintenant, par les conséquences de la guerre en Ukraine. Il y a bien sûr aussi sa personnalité qui entre en jeu, son manque de charisme, son hypocrisie, etc...mais ce détail devrait rester anecdotique. C'est devenu très populaire, quand on est dans l'opposition, de détester Macron, à gauche, mais aussi à droite. L'insulte facile, la moquerie, envers lui et sa compagne, pendant que les chiens aboient, la caravane passe... non?

Il y a aussi le problème du manque de renouvellement concernant le casting. Les différentes troupes de comédiens commencent à s'user (se ringardiser) à force. Surtout en ce qui concerne les premiers et seconds rôles.
Ainsi, l'illusion scénique commence à perdre en crédibilité, Macron, qui était avec Hollande, s'entend très bien avec Sarkozy, Castex qui était dans le casting du gouvernement de ce dernier, et, avant lui, Édouard Philippe, premier ministre de Macron, mais du même parti que Sarkozy, Pécresse, dont le mari est le seul dirigeant français resté chez Alstom, Alstom dont Macron a facilité la vente à General Electric , quand il était ministre de... Hollande... et ainsi de suite. De quoi perdre la boule, plus de repères!
Tout ce petit monde se côtoie, tous appartiennent à la même caste, défendent ses intérêts et n'hésitent même plus à revendiquer que, dans le fond, leurs désaccords ne sont pas si profonds que ça.

Il y a deux jours, le débat Le Pen – Macron...
En les écoutant on aurait pu croire que leurs différences programmatiques se résumaient à quelques centaines, ou dizaines d'euros, en plus ou en moins, distribués aux plus pauvres... lamentable!
C'est dire à quel point ils n'ont, ni l'un, ni l'autre, rien de nouveau à proposer à une société en pleine crise de valeurs et qui, entre autres, fait face à la réalité effrayante d'une terre et une humanité malade de gâchis, de surproduction, sur-consommation, sur-frivolité et sur-marchandisation de la vie à tous les niveaux.
C'est comme si deux « conquistadores » se faisaient la concurrence devant les indigènes en surenchérissant sur le nombre de perles de verres qu'ils vont leur donner en échange de leurs possessions, leur or, leurs terres, leurs vies...

Cela dit, que faire?
Voter Macron n'est qu'un choix tactique, tout en sachant que, s'il est élu, cela ne fera que retarder la montée de la droite "musclée" si rien ne change, mais c'est déjà ça. Un triomphe de Le Pen ne peut qu'avoir des conséquences néfastes à court et long terme.
Puis, à tous les niveaux, il faut une mobilisation des forces vives de notre société, des luttes pour sortir de cet engrenage, tout mettre à plat, sortir de l'irrationnel.
Peut-être appeler à une véritable assemblée constituante, avec des représentants élus à la proportionnelle.
Pour construire une autre forme d'organisation, avec des buts définis, pour le bien commun.
La création d'un système où les citoyens seraient représentés dans toutes les institutions pour exercer un contrôle direct du pouvoir.
Et la fin des négociations et prises de décision secrètes, à tous les niveaux.

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