Lyon: rassemblement des Jeunes Communistes en soutien au peuple du Liban

Les Jeunes Communistes lyonnais étaient rassemblés hier soir autour de 18 heures sur la place Gabriel Péri. Une occasion pour eux d’exprimer leur soutien aux libanais, qui depuis la double explosion du port dans la capitale le 4 août, battent le pavé beyrouthin, conspuant une classe politique qu’ils souhaitent renouveler.

Les jeunes communistes brandissent leur banderole sur la place Gabriel Péri © Simon Marseille Les jeunes communistes brandissent leur banderole sur la place Gabriel Péri © Simon Marseille

« So… So… So… Solidarité avec les libanais ! » : Il s’agit de l’un des principaux slogans scandés par la quinzaine de militants communistes rassemblés hier soir à la sortie du métro Guillotière. Peu nombreux mais munis d’un puissant porte-voix, leur présence n’a pas été diluée par l’ambiance animée du quartier.

Antoine, responsable des Jeunes Communistes lyonnais y a dénoncé la « responsabilité économique » de grands groupes industriels français dans la catastrophe : « C’était Bolloré, c’était la CMA CGM, les actionnaires majoritaires du port ». Il soutenait que « lorsqu’on est propriétaire d’une infrastructure portuaire, on fait attention à ce qu’il y a dedans ». Incisif, il ajoutait : « Ces monopoles doivent payer car ils sont responsables de ce qu'il s’est passé ! ».

Par ailleurs, le jeune militant a pointé du doigt les interventions diplomatiques et militaires françaises au pays du Cèdre, inappropriée selon lui : « Il faut que la France arrête de s’ingérer dans les affaires internes de ce pays ». Avant d’en tenter une explication : « Si la France envoie des militaires au Liban, ce n’est sûrement pas pour panser les plaies de la catastrophe, c’est d’abord et avant tout pour protéger les capitaux français ». Le responsable des JC suggère aux autorités d’envoyer « des gens utiles, des travailleurs du bâtiment ou des médecins mais sûrement pas des militaires » pour aider à la reconstruction portuaire et sanitaire.

À deux semaines de la tragédie libanaise, les militants perçoivent tout de même « une perspective de changement dans le pays » et notamment suite à la démission du gouvernement d’Hassan Diab, le 10 août dernier. Finalement, l’action aura duré une trentaine de minutes, attirant compassion et intérêt des passants, avec qui les jeunes militants ont échangé dans le calme.

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