Contre la vague de répression au travail, un collectif se mobilise !

Conférence de presse et meeting le 16 septembre 2020 à Paris. Comités et campagnes de soutien de : Anthony Smith (Inspection du travail), Alexandre El Gamal (RATP), Éric Bezou (SNCF), Yann Gaudin (Pôle Emploi), Les 3 de Melle (Éducation), Les infirmiers du Rouvray (Hôpital), Anissa Amini (EHPAD), Vincent Fournier (La Poste), Gaël Quirante (La Poste), Roga et Victor (Université)

Face à la vague de répression patronale qui sévit actuellement dans de nombreux secteurs professionnels, en particulier depuis le déconfinement et avec l’appui du gouvernement, une dizaine de comités et campagnes de soutien ont décidé de s'unir et d'appeler à la solidarité interprofessionnelle pour mettre fin à ce management par la peur. Ils appellent à un meeting commun, précédé d'une conférence de presse, le mercredi 16 septembre à Paris (détails à la fin), pour faire front ensemble face à cette violence patronale et gouvernementale qui concerne l'ensemble du monde du travail.

Vendredi 14 août : Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne et représentant du personnel au ministère, apprend qu'il est déplacé d'office par le Ministère du Travail après 4 mois de suspension, pour avoir simplement fait son travail au plus fort de la crise sanitaire. Mardi 25 août : Alexandre El Gamal, chauffeur de bus dans le Val-de-Marne et secrétaire de CSE, apprend sa révocation pure et simple par la RATP, pour punir son rôle dans la grève contre la réforme des retraites et pour avoir tenu une permanence syndicale après le déconfinement. Ces sanctions inédites, qui plus est au creux de l'été, viennent s'ajouter aux licenciements en juillet de Yann Gaudin, conseiller Pôle Emploi à Rennes, et d'Éric Bezou, cheminot dans les Yvelines. La liste n’est malheureusement pas close, avec les très lourdes sanctions promises à la rentrée à Anissa Amini, aide-soignante en EHPAD en Seine-Saint-Denis, ou aux 3 enseignants de Melle dans les Deux-Sèvres suspendus depuis plus de 5 mois. Dans le même temps, la Poste continue son travail de répression anti-syndicale, déjà vu avec Gaël Quirante, avec le quatrième conseil de discipline de Vincent Fournier ce 31 août ; la sanction demandée est la plus lourde avant le licenciement.

Répression pour son activité syndicale, répression pour s'être mobilisé·e notamment lors de la grève historique de cet hiver, répression pour avoir lancé l'alerte, ou même simplement pour avoir fait son travail... Depuis quelques mois, et d'autant plus à la faveur de l'été, c'est à un véritable « déconfinement de la répression » que nous assistons dans les services publics et les entreprises : inspection du travail, RATP, SNCF, Éducation, Pôle Emploi, La Poste, commerce, universités, lycées... jusque dans les hôpitaux et EHPAD en pleine crise sanitaire ! Il s’agit ni plus ni moins d’une violence patronale et gouvernementale qui s’abat sur l’ensemble du monde du travail, dans nos services publics comme dans nos entreprises, en généralisant un « management par la peur » aux conséquences dramatiques.

Face à cette vague de répression patronale et administrative qui sévit durement dans de nombreux secteurs professionnels, une dizaine de comités et campagnes de soutien ont décidé de s’unir et d'appeler à la solidarité interprofessionnelle.Nous dénonçons ensemble les sanctions récentes contre Anthony Smith, Alexandre El Gamal, Yann Gaudin et Éric Bezou, contre les infirmiers mis à pied de l'hôpital du Rouvray ou contre Yassine, Patrick, François et Ahmed mis à pied par la RATP, et appelons à se mobiliser pour qu'elles soient levées. Nous dénonçons ensemble les procédures disciplinaires et judiciaires à la rentrée contre les « 3 de Melle », Vincent Fournier, Anissa Amini, Gaël Quirante, ou Victor et Roga de l’université de Nanterre. Mais aussi contre Farida, infirmière dans le Val-de-Marne, contre les lycéen·ne·s et étudiant·e·s réprimé·e·s partout en France, ou contre les nombreux et nombreuses salarié·e·s dont les cas restent dans l'ombre car la répression isole.

Nous appelons, le mercredi 16 septembre à Paris (détails ci-dessous), à une conférence de presse puis à un meeting interprofessionnel contre la répression, en présence de ces travailleurs et travailleuses réprimé·e·s et de soutiens syndicaux et politiques, afin de s'opposer ensemble à cette violence patronale et gouvernementale qui concerne l'ensemble du monde du travail. Défendre l’interêt général, c’est risquer de faire face à la violence patronale et gouvernementale. Notre unité, notre solidarité, c’est le moyen de combattre cette répression !


Conférence de presse interprofessionnelle contre la répression
Mercredi 16 septembre à 16h30
Annexe de la Bourse du Travail de Paris (petite salle de congrès)
Entrée au 85, rue Charlot, Paris 3 e (métro République)


Meeting interprofessionnel contre la répression
en présence des premier·e·s concerné·e·s et de personnalités
Mercredi 16 septembre à 19h30
Annexe de la Bourse du Travail de Paris (salle Hénaff)
Entrée au 29, bd du Temple, Paris 3 e (métro République)

Au vu des restrictions de capacité dues au contexte sanitaire, une retransmission sera prévue sur Internet. Les détails concernant l’accès au meeting et à la retransmission suivront prochainement.

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