Vingt dieux, que faire avec un bac littéraire ?! (suite et fin)

Début de l'article ici.

Pourquoi, nous autres les « littéraires », avons-nous finalement tou(te)s réussi dans des domaines aussi variés ? Parce que nous avons, dans nos formations, ouvert nos esprits, nous avons appris à argumenter, à réfléchir par nous-mêmes, nous avons appris à saisir et même à former des concepts, à maîtriser la langue française, à prendre du recul sur les idées, jusqu’à former nos propres idées. La dissertation, ce truc qui « ne sert à rien » et qui fait peur à tout le monde (et c’est bien normal, car on en a fait, malheureusement, un exercice soi-disant d’élite intellectuelle, ce qui est bien dommage), la dissertation est un exercice qui développe toutes ces compétences. Et on n’en fait ni en mathématiques, ni en biologie: on en fait en histoire, en sociologie, en psychologie, en linguistique, en lettres, en philosophie, bref… dans les matières littéraires et dans les sciences humaines, qui sont mises à l’honneur essentiellement en ES et… en L.

Finalement, si vous suivez d’abord votre coeur, tout en restant réalistes (je veux dire: si vous bossez un minimum, mais c’est un autre sujet !), vous avez plus de chances de trouver un jour une voie professionnelle qui vous convient, même si ce jour arrive tard. Mieux vaut tard que jamais, comme dit le proverbe !

Je pourrais parler et écrire encore longtemps sur ces sujets. Disons que je viens de jeter les bases de conversations possibles avec mes élèves et avec leurs parents. J’ai déjà eu ces conversations avec certain(e)s. N’hésitez pas à me contacter pour qu’on en discute encore. La fin du troisième trimestre approche, c’est le moment ou jamais !

A bon entendeur…

Sophie Hubac.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.