Les nouveaux périls de l’humanité

L’enfumage du XXIe siècle

De la même manière que l’on a terrorisé l’humanité avec d’anciennes craintes qui nous apparaissent à présent totalement obsolètes tel que je l’ai démontré dans le blog d’avant ; on tente à présent de le faire avec de nouvelles « diableries » que je dénonce ici.

 

1- Le réchauffement climatique

 

Ne nous méprenons pas : je ne conteste pas que le réchauffement climatique existe. Je conteste toute l’hystérie qui est faite autour de ce sujet. Car la première chose que menace le réchauffement climatique, ce n’est pas l’humanité, mais la biodiversité. C’est évidemment regrettable, mais il faut se rappeler que l’être humain n’avait pas besoin de l’excuse du réchauffement climatique pour commencer à détruire la biodiversité.

Et je recommande de faire le parallèle entre les comportements des nouveaux foldingues, ceux qu’on appelle les « collapsologues », et les mêmes qui 40 ans auparavant dépensaient tout leur argent pour se faire des abris anti atomiques personnels. J’ai regardé une émission de télévision sur le sujet, et quand on voit ces fous se préparer à des stages de survie pour apprenti Rambo avec couteau et tenu de camouflage : on est exactement dans les mêmes dérives grotesques.

En revanche, le sujet est intéressant quand on voit la nouvelle égérie de cette croisade médiatique, à savoir Greta Thunberg. On a tous constaté que cela commençait d’une manière sympathique, style « petit écolière » interpellant les puissants irresponsables. Puis cela a rapidement viré à des discours de haine avec le visage déformé par la colère. Or le point fondamental est que cette jeune fille est suédoise. Donc cet aspect médiatique autour du réchauffement climatique est extrêmement intéressante pour la suite : pas pour le réchauffement climatique lui-même, qui ne m’empêche pas de dormir, mais pour ce que représente en réalité Greta Thunberg, à savoir… une égérie des femens !

Car historiquement, le mouvement des femens a débuté en Suède justement. Et quand il a débuté dans les années 60, là aussi cela commençait de manière sympathique : avec des jeunes filles pas farouches et courtes vêtues, dans un monde encore très « corseté ». Sauf que cela vire à présent au cauchemar quand ces dames montrent à présent leur vrai visage… exactement comme Greta Thunberg.

 

2- Le péril islamiste

 

Un célèbre penseur disait « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire… » Bref, les cultivés connaissent la suite. On pourrait l’appliquer à tout ce qui touche au « foutoir » islamiste : lequel mélange voile, terrorisme, burkini, mosquées et j’en passe. On y a presque cru à l’époque de Georges Bush junior, certainement le président le plus bête du monde, qui nous a brossé le tableau du grand méchant Ben Laden sur le mode « spectre » de James Bond. Depuis, Ben Laden est mort, l’État islamique se résume à quelques tribus de chef de guerre, comme il y en a partout dans le monde sans avoir besoin de se réclamer de l’islamisme ; et quant aux attentats terroristes, on voit que leur motivation n’ont aucune signification, touchant aussi bien des juifs, que des policiers, que des journalistes, ou même des fêtards du Bataclan. Donc ce que je veux dire par là, c’est qu’on constate des manifestations de violence, mais sans qu’il y ait de plans particuliers derrières, et encore moins de risque de péril mondial.

En revanche, je pense qu’il y a une vraie signification de la religion islamiste, tant pour les pays où elle est religion d’État, que pour les individus eux-mêmes qui la pratiquent. Ceci est pour moi la manifestation d’une forme de résistance inconsciente d’une partie de l’humanité aux vrais périls mondiaux que je décrirai dans le blog à venir, à savoir les femens d’une part, et le contrôle des individus d’autre part, pour l’instant au bénéfice des « super-riches ».

Donc pour moi les manifestations de l’islam, ce ne sont pas la maladie, mais la fièvre d’un corps malade qui réagit à cette maladie.

 

3- La submersion migratoire

 

C’est le grand fantasme de Monsieur Zemmour, avec la fameuse théorie du « grand remplacement » qui fait également un amalgame avec le chapitre précédent. Pour la clarté des débats, je précise que ne suis absolument pas maghrébin mais français bien blanc de souche.

Il y a effectivement une sorte de concurrence déloyale à donner l’équivalence de diplômes français à des travailleurs étrangers quand les pays de ces mêmes étrangers pratiquent à l’inverse un protectionnisme professionnel. Mais le débat ne se situe pas sur ce plan, mais sur une crainte civilisationnelle, consistant à imaginer que les islamistes débarquant dans notre pays vont y imposer leur loi y compris vestimentaire, les mosquées, la polygamie… et détruire nos traditions et notre mode de vie qui serait tellement extraordinaire.

Bon, déjà, pour couper court à un certain nombre de fantasmes, j’informe que même en Arabie Saoudite où j’ai travaillé en 2017 durant deux mois et demi (certainement le pays le plus musulman et fermé au monde) la polygamie n’y est plus acceptée par les citoyens, quand bien même elle reste parfaitement légale dans la limite de quatre femmes. La raison en est toute simple : c’est que les femmes le refusent tout simplement ! C’était d’ailleurs un des sujets de plaisanterie récurrents avec mes interlocuteurs dont j’atteste que je n’en ai rencontré aucun qui ait pu exercer la polygamie concrètement. Tout cela pour dire qu’entre les fantasmes propagés par certains et la réalité, il y a un fossé !

Ensuite, je concède qu’il y a plus de 15 ans, j’étais encore assez réceptif à ce discours : car une partie de ma famille étant d’origine rurale, j’ai vécu toute ma jeunesse à cheval entre une grande ville et un petit village avec église et tout le « tintouin » traditionnel. Sauf que j’ai réalisé que les traditions auxquelles j’étais attaché faisaient parti d’un monde disparu : j’ai encore en mémoire les dîners exquis chez ma grand-mère et mon grand-père, dans leur grande maison avec jardin immense, où dans les plats, figurait brochet péché par mon grand-père, œuf mimosa et mayonnaise fait  maison, pâté de sanglier etc. Je n’avais pas conscience à cette époque que je vivais les dernières années d’un monde civilisé. Sauf que ce monde a disparu depuis 35 ans au moment où j’écris ces lignes. Et j’en ai fait la triste expérience au moment de mon divorce où j’ai réalisé que je n’étais plus depuis longtemps ni dans un pays de tradition, ni démocratique … ni même civilisé !

Et que reste-t-il dans la France d’aujourd’hui ? Une incivilité qui est devenue la marque de fabrique du pays (d’autant plus choquante que comme chacun l’aura remarquée elle devient la « référence » des classes aisées), une inculture qui n’a rien à lui envier, une chute du niveau scolaire dans les classements qui vire à présent à la débilité légère. Et encore, ne s’agit-il là que du moins pire : car le pire, c’est à présent des dérives comme la PMA pour toutes, qui suivent elles-mêmes des dérives depuis des décennies dans les divorces excluant les pères. Sans parler des scandales permanents depuis 50 ans qui ont été régulièrement mis sous le tapis : le nuage de Tchernobyl, l’affaire du sang contaminé, la vache folle, l’amiante, le médiator, le plomb de l’incendie de Notre-Dame, Lubrizol et j’en passe. On finira par les mouvements sociaux traduisant la détresse extrême d’une partie des Français, les gilets jaunes bien sûrs, mais sans oublier que 15 ans auparavant il y avait déjà les feux dans les banlieues qui avaient fait l’actualité mondiale. Et bien entendu il y a cette sacro-sainte laïcité : sauf que cette idée qui était présentée dans les années 60 comme une émancipation des individus avec le siècle des lumières, s’est traduit au fil du temps par des comportements de plus en plus individualistes, égoïste, et au crétinisme inculte. Au final les musulmans sont assez fondés à traiter les Français de « Kouffar » ; un terme qui ne veut pas seulement dire non-croyant, mais plus généralement une personne sans foi ni loi et qui n’a aucune morale : et malheureusement c’est bien le cas ! On pourrait finir ce réquisitoire en rappelant que la France est championne du monde des psychotropes, c’est-à-dire pour parler clair comporte une grande quantité de « mabouls » ce qui n’arrange rien au tableau…

Où est-ce que je veux en venir par ce long catalogue ? À savoir que dans la présentation d’Eric Zemmour, comme d’une partie de la France « rance » à la Fillon, on a un discours du style : « dans notre pays merveilleux et plein de gens sympathiques pétris de traditions, tout cela va être mis en péril par ces islamistes enragés égorgeurs de moutons qui vont nous imposer la charia… »

Sauf que le présupposé stupide de ce discours encore plus stupide… c’est que notre pays serait lui-même merveilleux au point d’avoir quelque chose à perdre ! Or Monsieur Zemmour comme d’autres, fait référence un pays qui n’existe plus depuis longtemps : qui n’a plus ni traditions, ni rien de merveilleux ! Je parle bien sûr quand je dis cela du peuple français « pur souche » auquel il fait référence, car le pays « géographique » reste lui exceptionnel. Sauf que les gens qui le peuplent n’ont plus rien d’exceptionnel, et je pense que cela ne date pas d’hier.

La manière dont un élu tout aussi stupide du Front Nat… pardon, du Rassemblement National, a interpellé récemment une mère de famille voilée, en dit long sur le sujet. Car dans les commentaires qui ont suivi,  la plupart des interlocuteurs ont fait la distinction entre le fond et la forme : disant grosso modo pour simplifier que sur la forme il avait tort, mais pas forcément sur le fond. Et bien moi je pense que dans ce type de situation, on ne peut pas distinguer le fond de la forme : car quand quelqu’un se comporte de cette manière, cela coupe court à tout débat, étant donné que cela montre de toute façon la manière dont il continuera de se comporter même après !

Donc au final, qu’est-ce que notre pays a à perdre :

  • Une situation géographique exceptionnelle ? Certes, mais elle n’appartient plus aux Français ni à personne en particulier dans la mondialisation,
  • Des traditions ? Inexistantes, à moins de compter dans les traditions en question d’être un bon « collabo » qui dénonce son voisin !
  • Un lien social ? Risible ! et la « fracture » sociale ne date pas d’hier si on se rappelle que Monsieur Chirac en parlait déjà à son époque,
  • Un lien culturel ? Encore faudrait-il pour cela avoir de la culture !
  • Une référence religieuse ? Inexistante, contrairement à d’autres pays comme les États-Unis par exemple où elle fait le pendant des dérives sociétales,
  • Un lien du vivre ensemble ? à mourir de rire quand on voit le mouvement des gilets jaunes !
  • Un art de vivre « à la française » ? C’est un peu le crédo de Monsieur Onfray qui oublie néanmoins que le luxe de bien vivre n’appartient qu’aux gens riches, qu’ils soient français ou non d’ailleurs : il n’y a qu’à demander aux gilets jaunes qui n’arrivent pas à finir leur fin de mois comment ils conçoivent cet art de vivre !

Donc pour conclure, quand je vois ce que le peuple français « de souche » est devenu (pour bonne part des imbéciles incultes sans foi ni loi plus ou moins collabo de dérives fascistes) je ne vois pas tellement ce que nous redouterions tant de perdre au contact d’une nouvelle civilisation : et c’est la raison pour laquelle je vois, moi, l’opportunité du remplacement du peuple français, non comme un péril, mais comme une opportunité d’avoir forcément mieux, peut-être même une forme de… délivrance !

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