KOSOVO: l'armée américaine accélèrerait la formation d'une "armée du Kosovo"

Selon le quotidien Vecernje Novosti (Belgrade) l'armée américaine accélèrerait la formation d'une armée du Kosovo dans le but de la rendre opérationnelle pour la prise de contrôle du Nord du Kosovo.

http://www.novosti.rs/vesti/naslovna/politika/aktuelno.289.html:742382-AMERIKA-SPREMA-ALBANCE-Ubrzali-obuku-za-udar-na-sever-KiM

La constitution d'une armée du Kosovo avait suscité une réaction négative  de l'OTAN en 2017.

https://www.reuters.com/article/us-kosovo-army-idUSKBN16F1GE

Or il semblerait que depuis plusieurs semaines l'armée américaine accélère la formation d'une telle armée, ou tout du moins d'un embryon de celle-ci à partir d'unités du KBS ( les forces de sécurité du Kosovo que les membres de la communauté serbe commencent à quitter) dans la base de Bajgore, ancienne place forte de la sombre UçK, la milice pro-albanaise  listée comme organisation terroriste par les USA jusqu'en 1998.

Le gouvernement de Pristina a déjà engagé 40 millions d'euros dans l'acquisition d'armements pour une force armée qui devrait dans un premier temps atteindre un effectif de 4000 membres puis à plus courte échéance 8000 et un nombre de 3000 réservistes.  Dans le cadre de la constitution d'une armée du Kosovo, Pristina a acquis fin 2017 auprès de l'Allemagne 12000 exemplaires du lance roquette léger Armbrust, de nombreuses armes légères, mortiers d'infanterie, une vingtaine de Hummer, une autre vingtaine ayant été offerte par l'armée US aux forces de sécurité du Kosovo (KBS).

Le quotidien prétend qu'une opération d'épuration ethnique dénommée "sabre d'or" serait planifiée depuis plus d'un an par les autorités de Pristina avec le concours de l'armée US et que l'accélération des entrainements militaires à la base de Bajgore serait annonciatrice d'une action imminente, dans un contexte de tension lié aux intentions de la communauté serbe du nord du Kosovo de constituer une gouvernance autonome.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.