Lettre ouverte à l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes

Une lettre ouverte à l'attention du Président de l'Ordre National des chirurgiens-dentistes afin de pointer la moralité du Conseil et de ses membres. L'Ordre préférant garder le silence et démontrant une nouvelle fois l'irrespect auquel ma famille à droit, je publie cette lettre afin d'eveiller les consciences sur les pratiques de l'Ordre des chirurgiens-dentistes.

Aix en Provence, le 07 Juillet 2018

A Monsieur Le Président et membres de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes,

Je vous écris par la présente pour vous faire part de mon témoignage en qualité de membre de la famille du Dr Carole Pascar-Albrecht et victime collatérale des agissements par les membres du Conseil de l’Ordre et de ses comparses.

Permettez-moi avant tout de me présenter et de vous relater mon vécu.

Je suis Flora Paut (née Pascar), née le 09 Aout 1980 à Agen, fille du Dr Carole Pascar-Albrecht, petite-fille du Dr Zigu (dit Guy) Albrecht, petite-nièce du Dr Tonel Albrecht et arrière-petite-fille du Dr Scarlat Albrecht en Roumanie.
Autant que je m’en souvienne j’ai toujours baigné dans tout ce que représente la profession de ma mère. Outre le fait qu’un travail bien fait doit être vécu avec passion, les valeurs morales et l’éthique dans tout ce que nous faisons, étaient des points essentiels de mon éducation.
Il est évident que ma grande curiosité m’a poussée à l’époque de chercher dans les documents de ma mère et d’y découvrir un trophée : le Serment d’Hippocrate ! Voilà comment à 4 ans j’arborais avec fierté ma connaissance de ce Saint Graal sous les yeux amusés de ses patients.
La passion de ma mère, de même que celle de mon grand-père et grand-oncle, tous deux médecins, aurait dû me porter à choisir la même profession, ou du moins dans le milieu médical. L’envie ne manquait pas, hélas ma phobie à l’égard du sang régnait en maître sur moi et j’avoue que je préférais contempler ceux qui pour moi étaient des super-héros plutôt que de l’être moi-même.

Vous l’aurez compris que cette notion d’éthique, de respect, d’honneur et ce soutien entre membres tel qu’on l’idéalise dans une famille, a toujours été ancrée telles des lettres de noblesse au sein de ma famille et dans mon sang.
Hélas au cours de mon adolescence j’ai suspecté que cette idéologie, cette morale, soi-disant si bien gardée et protégée par ses pairs, serait finalement réservée à une élite, au cas par cas.
Malheureusement les années confirmèrent mes doutes : toutes ces lettres de noblesse sont imposables et inaliénables quel que soit le corps médical, à l’exclusion des chirurgiens-dentistes.

J’ai été témoin des dénigrements, du harcèlement et insultes, de condamnations dignes d’un criminel, de toutes les manœuvres employées par des membres de l’Ordre (ses confrères !) pour pousser ma mère à la faute et jusqu’au suicide.
Comment des membres se disant animés de toute cette noblesse et vertu peuvent-ils porter sciemment préjudice à une autre de leur con(sœur) ?
Comment dans des moments de tel désarroi, personne n’a daigné porter assistance, aide ou soutien à ma mère ? Sa famille de profession la rejetant totalement, la seule aide présente durant ces années étant sa famille de sang et ses patients.
Je suis indignée et profondément blessée dans mon être pour ces valeurs qui ne sont finalement que des mots pour la majeure partie des membres de l’Ordre, mais bien que l’ayant vu au plus mal, prête à mettre fin à ses jours, je n’ose imaginer la blessure que vous avez infligé à ma mère, vous sa famille de cœur et d’âme.

La seule consolation, démontrant l’engagement dans leur serment s’est révélée du côté de l’Ordre des Médecins, de par leur soutien face aux afflictions dont elle était victime par son propre Ordre. Avouez qu’outre le fait d’avoir porté en disgrâce et déshonneur une consœur, l’Ordre porte le déshonneur sur sa propre profession …

L’Ordre n’a pas délibérément brisé un de ses membres, il a cherché à briser toute sa(ma) famille, que ce soit dans ses racines, dans ses valeurs, financièrement et moralement.
Au jour d’aujourd’hui, je ne comprends toujours pas le sens de tout ça et le but. Tout l’argent du monde ne justifiant en rien la cruauté et la méchanceté envers un être.

Le code de déontologie, qui bien qu’ayant vu le jour au même titre que les Ordres, sous le régime de Vichy et de ses conséquences, était là pour parfaire le sens profond* du serment d’Hippocrate.
Aujourd’hui, il est soit bafoué dans tous sens, soit purement censuré sous le prétexte du dogme du code de la santé publique, alors même que ce même code bafoue le code des droits de l’homme ou de la dignité humaine. Il n’est pas anodin de penser que ces méthodes sont très proches du dit régime et il est d’autant plus frappant pour moi, de voir et constater que le traitement qui a été fait à l’égard de mes aïeux médecins, sont identiques au traitement que ma mère a subi.
Je vous laisse en déduire ce que vous voulez.

Pour ma part, et au vu de toute l’énergie et l’acharnement déployés par les membres de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes pour détruire ma mère, me laisse à penser avec effroi que le but serait bel et bien la destruction de ma famille et du nom des Albrecht. Le simple fait que l’Ordre ait catégoriquement refusé que ma mère soit reconnue comme tel depuis son divorce, mais dont l’Ordre fait usage dès lors où il s’agit de lui décréter une énième sentence, ou, dépouillement, me laisse songeuse.


Malgré tous les efforts et moyens, il serait impossible pour l’Ordre de prouver ou démontrer le contraire de mes « doutes », les divers agissements de ses membres abondant malheureusement dans mon sens. Cependant, je me refuse de croire que les nouveaux membres de l’Ordre puissent continuer à perpétrer les erreurs et barbaries du passé. Je préfère laisser place à la certitude de l’égarement de certains d’entre eux sur les valeurs fondamentales et humaines de la profession.
Je garde espoir de voir que ces valeurs sont toujours bien présentes au sein de cet Ordre, ou peut-être est-ce une trop grande naïveté de ma part ne serait-ce que d’y croire.


Cette lettre, ci-présente, vous est adressée à votre discrétion, ma mère n’ayant, pour l’instant, aucunement connaissance de son contenu ; ne voulant pas encore voir ma mère en larmes et lui faire porter une quelconque culpabilité sur les valeurs qu’elle m’a inculqué. Je me réserve, cependant, le droit à publication de celle-ci, si cela s’avérait nécessaire.


Conformément à vos habitudes vis-à-vis de ma mère, le Dr Pascar-Albrecht, une quelconque réponse de votre part me semble improbable, et pourtant ….
* Vous m’excuserez d’avoir sciemment édulcoré ce pan de l’histoire, pour y apporter un peu plus de noblesse.

Aussi, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Docteurs, mes salutations distinguées.

Flora Paut

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