Urgences, femmes de chambre, sans-papiers : ces grèves qui n’ont pas pris de vacances

Déjà six mois de grève dans les services d’urgence, plus de quatre pour les femmes de chambre de NH Collection à Marseille, et deux et demi pour les travailleurs sans-papiers de Chronopost à Alfortville. En cette fin d’été, aucun de ces trois conflits n’a pour l’heure obtenu de solution. Leurs luttes se poursuivent et débordent sur la rentrée.

L’été est souvent meurtrier pour les conflits sociaux. Pourtant, septembre approche et ces trois grèves ont passé le cap et feront partie de la rentrée sociale. Dans les services d’urgence, les mesures prises par Agnès Buzyn le 14 juin pour éteindre l’incendie ont échoué. Les 70 millions mis sur la table, dont 55 millions pour l’octroi d’une prime de 100 € et 15 millions pour des embauches pendant l’été, ont fait flop face aux attentes des soignants. Ces derniers réclamant 10 000 postes pérennes supplémentaires et une augmentation de 300 € de leur rémunération.

Ainsi, le mouvement aux urgences a pris de l’ampleur passant de 119 services mi-juin à plus de 217 en cette fin du mois d’août, selon le collectif Inter-Urgences. D’autant que les postes supplémentaires promis pour la période estivale ont souvent tardé à arriver dans les services. À tel point que, malgré cette période d’affluence touristique, les urgences de l’hôpital de Sisteron ont été fermées pour la nuit, obligeant les patients à se rendre à Gap, 50 kilomètres plus loin. Depuis le 8 juillet, quelque 200 habitants et agents hospitaliers se sont rassemblés à huit reprises pour réclamer la réouverture du service. En vain jusque-là.

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