Mon Tour du Monde - Covid-19 - Une Société à l'agonie

En plein tour du monde où ma course s'est arrêtée en Colombie... Entre aides humanitaires et combat des rapatriements

Mon Tour du Monde, le Covid et… 

…les Inégalités, le Climat, et la Faim…

 

C’est après des mois de réflexion et une année de préparation que le 3 octobre 2019, je m’envolais pour 11 mois à la découverte du Monde à travers un itinéraire peu commun mais parsemé d’Histoire, de Cultures, de Paysages et de Liberté.

Voici mon Blog : www.vivremesreves.fr

Ce congé sabbatique de 11 mois,  pause dont j’avais besoin depuis certainement longtemps, fatigué de notre modèle Sociétal, ou rendement et gaspillage se côtoient dans l’ignorance la plus totale d’une société agonisante entre consommation et individualiste.

 

Un appel au voyage :

 

Bien que présent en France, encore Salarié, mon esprit planait dans ce projet et c’est en mars 2019 que je suis parti rendre visite à un Ami en Colombie, plus précisément à Carthagène-des-Indes dans le Département de Bolivar.

Après y avoir rencontré l’amour, une femme extraordinaire, Professeur d’Histoire à l’Université, j’y reviendrai en mai puis en septembre 2019 avant Le Grand Départ.

 

Ma rencontre avec les Indigènes :

 

C’est au détour d’une rue du Centre Historique de cette magnifique ville, à l’architecture coloniale, que j’ai rencontré Luis, une grande et spéciale amitié est née entre un Indigène et un Européen au travers d’une forte spiritualité.

La Sierra Nevada est une vaste montagne de la Cordillère des Andes se jetant dans la mer des Caraïbes et bordant la frontière avec le Venezuela à l’Est.

C’est d’ailleurs la plus haute montagne au Monde se jetant directement dans la mer.

Les Communautés Indigènes se partagent le territoire, restitué par l’Etat Colombien dans les années 90 (Les Koguis, les Wiwas, les Kankuamos, et les Arhuacos), à la suite de déforestations massives dont les cicatrices peinent à s’effacer.

Descendants du Peuple Tayrona, qui fût décimé à 80% par les Conquistadors Espagnols, les survivants furent intégrés par métissage ou se dispersèrent sur les hauteurs de la Sierra Nevada de Santa Marta.

La Cité Perdue du Parc National de Tayrona se visite lors d’un trek de quelques jours où dénivelé et chaleur mettent le corps à l’épreuve, mais un voyage qui prend un sens spirituel et historique, cette Cité serait plus ancienne que le Machu Picchu. 

 

La vie des Arhuacos :

 

A Carthagène, les Arhuacos tiennent des stands de rue et vendent leurs produits artisanaux, tels que les célèbres Mochilas, sacs tissés de laine aux couleurs brutes, entre écru et noir, couleurs qui rappellent l’environnement animal et minéral de leurs montagnes.

L’on y retrouve également chocolat, café, crèmes apaisantes à base de feuille de coca, bracelets unis ou de couleurs…chaque articles étant faits mains aux détails extrêmement fins.

Ce commerce, nécessaire pour l’achat de nourriture, et même pour permettre aux plus jeunes d’étudier, notamment la Médecine, se répand dans tout le pays parfois jusqu’à Bogotá.

 

Le contexte actuel constat des difficultés:

 

A ces occasions, et après quelques voyages au nord de la Colombie, de Carthagène à Santa-Marta, Valledupar (Berceau  du Vallenato, musique traditionnelle), je me suis rapidement rendu compte des difficultés que rencontrent les Colombiens et les Indigènes dans cette partie du globe, pour des raisons tant climatiques, qu’économiques et sociales.

Je suis passé par un village du côté de Santa-Marta, qui n’a pas enregistré de pluie depuis 2010 !

Le climat tropical en bas des montagnes est à peine supportable tant la chaleur et l’humidité y sont étouffants.

Le commerce informel en Colombie représente plus de 50% du secteur économique du pays, plongeant ainsi une majeure partie de la population sous le seuil de pauvreté depuis l’arrivée du Covid.

 

Mon séjour chez Luis :

 

C’est ainsi en septembre 2019 que je me rend en Colombie une dernière fois avant d’entreprendre mon Grand Voyage, j’y passerai presque un mois…

Nous avons avec Luis et sa famille tissé une Amitié très spéciale, certainement ce respect de la nature, la compréhension des signes qu’elle nous envoie, la spiritualité et ces valeurs perdues que sont altruisme et générosité, les Arhuacos ont toujours été un Peuple extrêmement pacifique depuis 5000 ans d’existence.

A sa proposition, nous partons quelques temps chez lui dans les montagnes…Un itinéraire et des photos que je me dois de tenir au secret.

Entre minibus, bus de nuit, marché à 4h du matin, 2h30 de motos puis 6h de marche et à dos de mule sous une chaleur accablante, nous arrivons enfin chez lui.

Savoir que j’étais certainement le seul Occidental à séjourner là-haut parmi eux était assez déstabilisant, mais l’accueil si chaleureux, tant avec ses petits frères et sœurs que les adultes, la simplicité, la gentillesse, l’amour, le partage, nous ont apporté de belles leçons de vie au sein de leur Communauté.

A peu prêt tout est disponible dans la nature, arbres fruitiers, légumes, cacao, café, plantes médicinales antibiotiques, qui m’ont d’ailleurs permis de soigner en 10 minutes un mal de tête et de dos.

Ces montagnes sont magnifiques, isolées, peuplées simplement d’Indigènes, aux maisons typiques fabriquées de briques en terre et de toits d’herbes séchées qui rappellent notre chaume d’Auvergne… Une expérience qui restera gravée dans mon cœur, expérience que j’étais sensé renouveler en juillet 2019 avant la crise sanitaire du Coronavirus.

 

2020 l’apparition du Covid-19 :

 

Je venais de passer un mois au Népal, entre Trek dans la vallée du Kumbu, territoire des Sherpas, spiritualité autour des Stupas au milieu des Tibétains réfugiés, culture et découverte de ce merveilleux pays, quand la crise du Coronavirus avait déjà commencé à frapper la Chine.

Les frontières ont très rapidement fermé au Népal, et je partais juste à temps pour rejoindre l’Amérique du Sud où je m’étais promis de venir fêter notre anniversaire de rencontre le 9 mars 2020 avec Estela.

Le 3 mars 2020, je suis arrivé en Colombie après trois jours d’un voyage compliqué, entre escale au Qatar, puis Madrid, jusqu’à Bogota comptant deux connexions perdues, des annulations de vols à cause de la météo à Bogotá.

A l’arrivée à l’aéroport de Bogotá, la seule question qui m’a été posée fût de savoir si j’étais passé par l’un des 7 pays affichés, cette crise ne semblait pas très inquiétante au premier abord, pas de mesures particulières dans les aéroports que je traversais, tout ceci semblait en décalage entre actualité et réalité.

Pourtant les événements se sont très vite enchaînés, Le Maire de Cartagena a décidé l’annulation du Festival International du Film, la fermeture des bars et discothèques, puis plages et restaurants dès le 14 mars, puis le confinement total de la population le 17 mars.

Le Président de la République de Colombie décrétait l’état d’urgence le 25 mars 2020.

Ce décalage de prises de mesures a rendu ainsi difficile, voir impossible le départ de beaucoup de Touristes de la région Nord et des Iles avoisinantes.

L’aéroport de Carthagène a rapidement fermé ses portes, les transports interrompus rendant ainsi impossible l’accès à Bogotá située à 1200 kms de là.

Je devait repartir aux alentours du 15 mars pour l’Argentine, pays qui m’attirait depuis si longtemps, puis compte tenu de l’évolution de la situation mondiale, Europe et Amérique Latine se confinaient, les Français devenaient même Persona non grata notamment en Argentine, j’ai pris la décision de rester en Colombie avec Estela , le confinement étant prévu seulement jusqu’au 13 avril.

 

L’Aide Humanitaire :

 

Bloqué dans un logement en face de l’aéroport, frustré de ne pouvoir poursuivre ma route, conscient des difficultés financières que traversaient les Colombiens, j’ai demandé à Estela que pourrions-nous faire pour nous rendre utile.

Après une semaine de confinement, nous sommes allés rejoindre l’Association d’Aide aux Femmes de Cartagena, composée de quelques amis, afin d’organiser une collecte en vue de distribuer des sacs de nourriture à quelques familles dont la situation était devenu rapidement très critique.

Nous avons pu donner 80 sacs de 5kgs que nous avons distribué ce jour là sous une chaleur de plomb, escorté par la Police, car à une semaine du début du confinement, les gens des quartiers pauvres de la ville souffraient déjà du manque de nourriture et d’eau et affluaient vers la voiture dès qu’ils apercevaient les sacs plastiques à l’arrière du pick-up.

Faute de moyen financier, nous n’avons pas pu renouveler cette opération, et c’est alors que j’ai pris la décision de me concentrer à aider mes amis Arhuacos bloqués ici, dans l’impossibilité de vendre leurs produits dans la rue, et dont les conditions de vie se dégradaient de jour en jour.

Tous les 15 jours et à chaque prolongation du confinement, je leur donnais de quoi acheter à manger, puis j’ai créer un Groupe Facebook dédié à la vente de leurs mochilas, afin d’ élargir leur rayon commercial à l’Europe, l’idée étant de leur permettre de survivre le temps que cette situation s’améliore.

Malheureusement sur une quarantaine d’inscriptions, à ce jour seule une amie de Corse s’est investi dans cette Cause.

Comme je le dis souvent, au travers de mes diverses expériences de voyages, j’ai pu aussi bien rencontrer le meilleur comme le pire chez l’être humain, la générosité ne faisant malheureusement pas forcément partie de la qualité la plus répandue, mais parfois il suffit d’une Personne, d’une bonne âme pour redonner le sourire ou l’espoir à quelqu'un.

Il me parait important de nous concentrer sur le meilleur…

Mais la réalité de ce monde n’apparaît souvent qu’au travers de voyages :

Comment oublier le visage de ce viel homme, malade, s’agrippant à la portière du pick-up lors de notre distribution de nourriture, suppliant de lui porter assistance !!!

Et de retenir Estela qui voulait descendre du véhicule pendant que d’autres habitants se ruaient vers nous.

 

Mon confinement en Colombie :

 

Le confinement en Colombie a été stricte dès 14 mars pour la seule ville de Cartagena.

Prévu initialement pour deux semaines, il a été repoussé 6 fois, étendu actuellement jusqu’au 1er juillet, avec la ré ouverture des frontières prévue le 1er septembre.

Les sorties étaient rythmées d’une fois par semaine pour faire des courses, parfois tous les 10 jours, pendant 2 mois hommes et femmes ne pouvaient pas sortir les mêmes jours.

Au dernier chiffre du numéro de carte d’identité ou passeport correspond un jour de sortie.

Les enfants, les personnes de plus de 70 ans ne sont pas sortis pendant trois mois, puis les adolescents ont pu pratiquer une activité sportive à raison d’une demi-heure trois jours par semaine, décidés par les Autorités.

Mais les délations de voisinage ont plongées ces moments de liberté en peur de sortir.

La Police était partout, surveillait les plages jours et nuits, chaque rue était sous contrôle, les Vénézuéliens ont dû repartir volontairement vers leur pays, une longue et difficile épopée les conduisant jusqu’à Cucuta la frontière, bloqués par les mesures de retour du Gouvernement Maduro.

Dès le début du confinement, nous avons régulièrement eu la tristesse d’apprendre que les violences intra familiales faisaient rage, un homme tuant 3 femmes dès les premiers jours, un combat de machettes un autre soir, les Leaders Sociaux et représentants des Droits de l’Homme sont tombés les uns après les autres faute de pouvoir se déplacer régulièrement comme à leur habitude, devenant des cibles faciles pour leurs ravisseurs.

Et puis, ces deux hommes qui sont décédés dans leurs appartements respectifs, malades, laissés seuls malgré leurs appels aux services de secours qui n’ont jamais décroché.

Estela a perdu 3 élèves à l’Université, le premier, Chauffeur de taxi, pour financer ses études, est décédé au début du confinement des suites du Covid (Visiblement), puis deux se sont jetés de leur immeuble, l’un en convalescence à Bogotá, le second décédé.

Leur point commun, ils n’avaient ni wifi, ni ordinateur, ni travail, et ne pouvaient pas suivre les cours virtuels dispensés par l’Université, sans vision d’avenir, jeunes étudiants émérites dans l’impossibilité de se faire une place dans cette société au travers de cette crise qui traînait en longueur.

De plus en plus de Colombiens sont dans la détresse économique et psychologique, gonflant ainsi le nombre de tués en parallèle du virus, un chiffre qu’il faudra étudier à la fin de cette crise, de savoir combien de morts auront été causées d’une part par le Covid-19, d’autre part par la Faim, les suicides, les meurtres…

Les chiffons rouges sont suspendus partout en Amérique du Sud, symbole de détresse des Familles affamées, demandant la solidarité pour « manger ».

 

Le pire et le meilleur…

 

Du Nord de la Norvège, par la Finlande, la Géorgie, l’Arménie, la Russie, l’Estonie, l’Espagne, le Portugal, le Népal, la Colombie, le meilleur comme le pire chez l’être humain, mon constat aujourd’hui, plus le pays est riche matériellement, plus il est humainement pauvre, moyennant bien sûr quelques exceptions, les bonnes âmes ne connaissent pas les frontières.

Nous vivons une époque, peut-être même un tournant de notre histoire, une période qui n’a plus de sens, où l’être humain n’est nullement prioritaire, et grâce à cette crise nous aurions tous la possibilité de retourner la tendance, faut-il rester optimiste et idéaliste ?

Après maintes galères et un combat acharné pour faire rapatrier des compatriotes, et par la même occasion moi-même, j’ai pu constaté qu’une banane circulait librement jusqu’aux étales de la Grande Distribution Française, alors que les Êtres Humains étaient bloqués.

En ce moment même, des tonnes de fruits, de légumes, de lait, pourrissent au sol faute d’ouverture des frontières et par manque de personnel pour la cueillette, alors que des millions de gens souffrent de la faim …

Le meilleur, c’est de rencontrer des personnes, des jeunes, qui ont décidé de parcourir le monde, apprendre, transmettre et comprendre, rendre aux plus démunis un sourire, de la nourriture, et apporter ainsi une pierre à l’édifice de la solidarité.

 

Le combat du retour :

 

Par peur de diffuser la maladie à mes proches, à moi-même, par espoir d’une sortie de crise rapide, par désir de partager ces moments avec Estela, j’ai rempli un formulaire à l’Ambassade dès le mois de mars en précisant mon souhait de rester en Colombie, pensant que la situation s’améliorerait après un mois, voir un mois et demi.

Les mesures du confinement devenaient de plus en plus strictes, tous les quinze jours le Gouvernement nous prolongeait de deux semaines, et les frontières demeurées fermées jusqu’au 1er septembre au lieu du 1er juin initialement prévu.

Seulement, après avoir intégré des groupes de Français bloqués aux quatre coins de l’ Amérique du Sud, de Colombiens bloqués en France, démunis pour certains, et ma reprise professionnelle approchait peu à peu.

J’ai alors lancé une pétition, écris à notre Président, ses Ministres, un Député à l’initiative d’une proposition de Loi visant à enquêter sur les dysfonctionnements des rapatriements, la Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, contacté les divers journaux, mais rien ni personne ne semblaient se préoccuper de notre situation, différente pour chacun, voir critique pour d’autres.

L’exemple de ce jeune homme tout juste entrant sur le marché du travail, trouvait un poste d’enseignant dans une école de Carthagène, peu rémunéré, désillusion quand à peine une semaine après son arrivée, son Directeur décédait dans un accident de la circulation.

Le 8 mai, lendemain de mon premier anniversaire fêté sous le signe du confinement, mes 45 ans, j’ai reformulé à l’Ambassade le souhait de rentrer au plus vite et m’assurer ainsi un retour me permettant de retrouver mon emploi, à l’issu de mon congé sabbatique.

…Et puis ce mail du Consul Honoraire de Cartagena est tombé, un vol KLM Bogota Amsterdam m’était destiné, programmé pour le 3 juin 2020, le vol Air France du 7 juin ne m’était pas proposé car étant positionné trop loin dans la liste établie par l’Ambassade, ce qui pouvait me laisser dans l’attente jusqu’à la fin du mois d’août.

Il fallait s’organiser vite ! Monter un groupe sur la région pour diminuer le prix du transport, un bus qui nous ramenait vers la capitale en 25h sans arrêt, dont un transport privé m’aurait coûté 1000 euros, soit dix fois plus cher.

Venaient ensuite s’additionner les prix des vols retour, doubles de la normale !

La justification de ces prix expliquées par l’Ambassade font actuellement débat au sein de la Communauté de Français rapatriés, et accusée dans ma pétition.

Le terme récent de vol humanitaire n’a été employé que par le Gouvernement Colombien pour l’ouverture de l’aéroport, la France utilisant la notion de vols spéciaux.

Normalement au coût d’environs 350 euros pour un vol aller, nous avons dû nous acquitter de vols d’environs 700 euros.

Espérant que la Commission d’enquête permettra de rendre justice à toutes les victimes de spéculations des Compagnies Aériennes.

 

Le rapatriement… :

 

C’est en deux jours qu’il a fallu organiser le transport vers Bogotá, 25h de bus, le 2 juin.

Nous avons, les treize autres voyageurs et moi regagné la capitale, après un long trajet, une roue qui a cédé et nous a immobilisé deux heures.

Après 6h d’attente dans la file à l’aéroport, nous nous sommes envolés vers Amsterdam, via Curaçao, une île au nord du Vénézuela pour un vol de 13h.

Après une nuit d’hôtel à côté de l’aéroport d’Amsterdam, j’ai enfin pris mon vol pour Bordeaux le 5 juin, puis c’est au bout d’un trajet de 5h que j’ai rejoins Gavarnie dans les Pyrénées ou j’effectue désormais ma quatorzaine volontaire.

J’ai voyagé trois jours et demi pour rentrer en France, dormi 14h la première nuit pour récupérer de ce voyage long et stressant, mais je n’ai pas pour autant sauté de joie…

Mes pensées se tournent vers Estela que j’ai dû laisser derrière moi pour quelques temps, et mes Amis qui vont continuer à vivre des moments difficiles, mais je continue à veiller sur eux de loin.

Depuis mon retour, j’ai l’impression que cette crise n’a pas existé, tout me parait normal, je retrouve une France telle que je l’ai quittée…Je vis et ressens un décalage énorme entre la France et le reste du monde, comme…Le calme avant la tempête, que nous attend-il ?

Quelles seront les révélations sur cette crise sanitaire ?

Sommes-nous conscients de la crise économique qui s’en suit ?

Quels enseignements tirons-nous de cette situation ?

 

Stéphane PETITJEAN

"Une année pas comme les autres"

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