Pétition contre la torture des enfants palestiniens

Contre la détention et la torture des enfants palestiniens : Agissons !

La pétition est ici :

http://stoptortureenfantspalestiniens.wesign.it/fr

 

Israël maltraite des centaines d’enfants dans l’indifférence des nations occidentales

Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a accusé la police et l’armée israéliennes de maltraiter les enfants palestiniens, citant des cas de torture, d’arrestations nocturnes et d’isolement en prison pendant des mois.

« Le Comité exprime sa profonde préoccupation quant aux informations faisant état de l’usage de la torture et de mauvais traitements sur les enfants palestiniens arrêtés et détenus par les militaires et la police », indique le rapport des experts qui ont publié jeudi leurs conclusions. Selon le document, des soldats procèdent régulièrement à des arrestations d’enfants, la nuit, dans les « territoires palestiniens occupés ». Ces enfants ont alors « les mains liés » et « les yeux bandés » et sont transférés vers un lieu le plus souvent inconnu de leurs parents.

Les enfants vivant dans « les territoires palestiniens occupés » sont systématiquement sujet aux violences physiques, sexuelles et verbales, et supportent également des humiliations, menaces et privations d’eau, aliments et hygiène après leur arrestation, indique le rapport.

« Ces crimes sont commis depuis le moment de l’arrestation, durant le transfert et pendant les interrogatoires, afin d’obtenir des confessions », mais aussi avant les procès, ajoute le rapport citant des témoignages de soldats israéliens. Un motif principal d’inquiétude pour les experts de l’ONU reste le nombré élevé de jeunes Palestiniens dans les prisons israéliennes, la majorité d’entre eux étant accusés d’avoir lancé des pierres.

Depuis 2002, l’armée israélienne a arrêté, interrogé et détenu quelque 7.000 enfants palestiniens ayant entre 12 et 17 ans, soit environ deux par jour, selon le rapport. En avril, 236 enfants palestiniens, dont 44 ayant moins de 16 ans, se trouvaient dans des centres de détention militaires israéliens, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui utilise des statistiques de l’ONG israélienne B’tselem.

http:// www. dci-palestine.org/documents/report-details-ill-treatment-palestinian-children-israeli-forces

NON A LA TORTURE DES ENFANTS PALESTINIENS !

PAS DE COMPLICITE AVEC LEURS TORTIONNAIRES !

Chaque jour l’armée d’occupation israélienne enlève des enfants palestiniens à leur domicile, le plus souvent en pleine nuit, pour les embarquer menottés et les yeux bandés vers des centres d’interrogatoire, où ils subissent des tortures physiques et psychologiques : ligotés dans des positions inconfortables sans pouvoir dormir, parfois frappés, menacés de sévices sexuels et de représailles sur leurs familles. Il leur est en général demandé d’avouer qu’ils ont lancé des pierres contre des chars ou des bulldozers en train de démolir leurs maisons, de dénoncer d’autres enfants, de devenir des "informateurs", et de signer des documents en hébreu, langue qu’ils ne comprennent pas.

Ces faits sont rapportés par de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et internationales de défense des droits de l’homme et de l’enfant, dont L’UNICEF, Defence Chidren International, B’Tselem, Save the Children, l’ACAT, et le Ministère britannique des Affaires Etrangères, au travers d’un rapport intitulé "Children in Military Detention".

Elles soulignent que ces enfants palestiniens n’ont accès ni à leurs parents ni à un avocat pendant des semaines, sont parfois traduits devant des tribunaux militaires israéliens et incarcérés à partir de l’âge de 12 ans, en toute illégalité dans des prisons israéliennes. (Les Conventions de Genève interdisent à tout occupant de transférer tout ou partie d’une population occupée sur le territoire de la puissance occupante). Ceci sans compter le racket pratiqué par l’occupant israélien auprès des familles d’enfants ainsi kidnappés, puisqu’elles sont souvent obligées de verser de fortes "amendes"pour les récupérer.

Toutefois le gouvernement français, qui ne peut ignorer ces faits, accueille régulièrement en France des responsables de ces tortures, bafouant ainsi la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (1989) et la Convention Internationale contre la Torture, (Convention de New York, 1984), signée par la France, et la contraignant à rechercher et poursuivre toute personne suspecte d’avoir commis des actes de torture physique et psychologique, ou de les avoir ordonnés, ou encore de les avoir laissé commettre en connaissance de cause. Or ces tortures exercées contre des adultes et des enfants sont de notoriété publique en Israël, et c’est toute la chaîne du commandement militaire et politique qui admet ou recommande ces pratiques.

Nous exigeons donc du gouvernement français qu’il respecte le droit international et cesse d’accueillir en France les responsables de ces tortures.

Nous demandons par ailleurs à toutes les grandes ONG de défense des droits de l’Homme et de l’Enfant de se mobiliser concrètement, et de déposer des plaintes auprès des tribunaux français au nom des victimes de ces tortures ou de leurs familles, dès qu’elles ont à connaître de tels cas. Comme l’écrit Amnesty International : "Vous êtes révolté(e) par la torture, l’emprisonnement arbitraire, la pauvreté, la peine de mort, l’injustice, les expulsions forcées, l’impunité...Transformez votre indignation en action !"

Nous vous remercions par avance de bien vouloir diffuser cette pétition le plus largement possible : http://stoptortureenfantspalestinie...

Cette pétition a été initiée par plusieurs associations et collectifs (cf "Qui sommes nous"). Elle est en ligne et consultables dans plusieurs langues. Votre organisation ou mouvement peut être ajouté à la liste des co-signataires si vous le souhaitez. Contact : info@europalestine.com

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article8394

 

UN ARTICLE DE B'TSELEM - une ONG israélienne : The Israeli Information Center for Human Rights in the Occupied Territories

 

Torture & abuse under interrogation

Abuse and torture in interrogations of dozens of Palestinian minors in the Israel Police Etzion Facility

Published 22 Aug 2013

Since November 2009, B’Tselem has received testimonies from dozens of Palestinian residents of the Bethlehem and Hebron districts, most of them minors, alleging that they were subjected to threats and violence, sometimes amounting to torture, during their interrogation at the police station at Gush Etzion. The station is located within the jurisdiction of the SHAI (Judea and Samaria) District of the Israel Police. The testimonies describe interrogations in which the minors were forced to confess to alleged offenses, mostly stone-throwing. In almost all cases, the interrogators stopped using violence against the interrogatees once they confessed.

 

M.H., resident of Husan, 14 at the time of his arrest

The interrogator made me go into a room. He grabbed my head and started banging it against the wall. Then he punched me, slapped me and kicked my legs. The pain was immense, and I felt like I couldn’t stand any longer. Then he started swearing at me. He said filthy things about me and about my mother. He threatened to rape me, or perform sexual acts on me, if I didn’t confess to throwing stones. His threats really scared me, because he was very cruel and it was just the two of us in the room. I remembered what I’d seen on the news, when British and American soldiers raped and took photos of naked Iraqis (from the testimony of M.H., resident of Husan, 14 at the time of his arrest).

The interrogations

In November 2009, B'Tselem began receiving reports of violence against Palestinian minors during interrogation at the Etzion police station. Until July 2013, B'Tselem field researchers collected 64 testimonies from residents of eight communities in the southern West Bank who reported such incidents. Fifty-six of them were minors at the time of their interrogation. The testimonies described severe physical violence during the interrogation or preliminary questioning, which, in some cases, amounted to torture. The violence included slaps, punches and kicks to all parts of the body, and blows with objects, such as a gun or a stick. Some of the former interrogatees also reported threats: in twelve cases, they claimed that the interrogator had threatened them or female relatives with sexual assault, such as rape and genital injury. In six cases, the interrogatees claimed that the interrogators had threatened to execute them; in eight cases, the interrogators allegedly threatened to harm family members; and in five other cases, they allegedly threatened to electrocute the interrogatees, including in a way that would damage their fertility.

In addition, twelve interrogatees stated that their initial confession had been taken by an interrogator in civilian clothes and that, to the best of their knowledge, at that stage, it had not been recorded. Only after they confessed to stone-throwing, they were transferred to another room, where an interrogator in police uniform asked them to repeat their confession, this time recording them. Later, the interrogators told them to sign a document in Hebrew, a language they do not understand, without knowing what they were signing.

M.A., resident of Husan, 15 at the time of his arrest

The interrogator “Daud” took me outside with a soldier. They blindfolded me. The plastic cable ties were still on my hands. They put me in a car and started driving. I don’t know where they took me. We reached some place outside Etzion and they forced me out of the car. My hands really hurt because of the cable ties. They took off my blindfold. I didn’t know where I was. They tied me to a tree, and then they raised my cuffed hands and tied them to the tree, too. It hurt a lot. “Daud” started punching me. After a few minutes, he took out a gun and said: “I’ll murder you if you don’t confess! Out here, no one will find you. We’ll kill you and leave you here (M.A., resident of Husan, 15 at the time of his arrest).

The authorities' action on the issue:

From 2009 to 2013, B'Tselem sent 31 complaints to the Department for Investigation of Police (DIP) on behalf of Palestinians who reported they had been subjected to violence and threats by interrogators at the Etzion station. In the rest of the cases that B'Tselem documented, the interrogatees or their families chose not to file a complaint with the DIP, for fear that this would result in harm to members of the family who had already been interrogated or to other relatives, or because of a general lack of trust in the Israeli justice system.

La suite de l'article est ici :

http://www.btselem.org/torture/201308_etzion

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