La dérive de France Inter

Quand un journaliste de France Inter est surpris en train de lire et de diffuser in-extenso un document issu directement du service de presse de l'Elysée, sans aucun contrôle quand à sa destination et son contenu.

Journal de 13h de Bruno Duvic ce 9 juin.
A propos du "soufflet" dont a été l'objet E. Macron.
12mn10 après le début du journal de 13h, Bruno Duvic revient sur ce fait divers en précisant que l'auteur  avait "un test d'alcoolémie positif".

Mais d'où vient donc cette soi-disant info?
Ce terme concerne exclusivement les contrevenants qui sont au volant d'un véhicule, dès lors qu'ils dépassent la norme prévue par la loi.
Cette formule outre le fait qu'elle est parfaitement déplacée quand il s'agît de quelqu'un qui est à pied sur la voie publique, n'a de plus aucun sens si elle ne fait pas référence à un taux d'alcoolémie démontré.
Il pourrait donc s'agir de porter un attribut volontairement négatif à l'encontre de l'auteur du dit "soufflet".
Mais en fait je pense que cette remarque traduit parfaitement la main mise du pouvoir sur l'information et le type d'information que doit divulguer France Inter. En effet où peut-on avoir accès à ce genre de détail concernant l'auteur du geste, si ce n'est dans un document émanant directement des services concernés, gendarmerie en lien direct avec le service de presse du président. 
Seulement, si Bruno Duvic avait fait correctement son travail il aurait évité de reprendre cette partie de documentation qui n'a aucun rapport avec les faits, sans autre précision ou documentation supplémentaire. 
Un auditeur déçu.

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