ici #2 apprendre la langue

Aujourd'hui, dans "ici", un épisode thématique, sur l'apprentissage de la langue. Hamad Gamal, militant soudanais et étudiant en sociologie, s'est proposé de réfléchir aux défis, obstacles et enjeux dans l’apprentissage de la langue française chez les réfugiés, chez les Soudanais et Soudanaises en particulier.

La langue est un des principaux obstacles rencontrés par les réfugiés dans le parcours d’adaptation à leur « nouvelle patrie ». Leur maîtrise de la langue d’une part, et leur situation socio-économique et psychologique d’autre part, s’influencent réciproquement, se nourrissent l’une de l’autre. La langue joue un rôle pivot dans la communication, l’expression des sentiments et besoins, et le déroulement de la vie professionnelle. Afin d’explorer cette question et ses différents aspects, nous avons choisi d’étudier les défis et obstacles qui peuvent compliquer ou entraver l’apprentissage des réfugiés en général, et celui des Soudanais et Soudanaises en particulier.

L’objectif est double ; d’une part, d’attirer l’attention de chercheurs, éducateurs, de différents intervenants, de personnes sensibilisées ou non à ce sujet, pour tenter de chercher des manières de résoudre ou limiter les difficultés, et d’autre part, de stimuler les réflexions des premiers concernés et de les accompagner dans la prise de conscience de la nature de ces difficultés. Bien sûr, l’idée serait de tirer parti de ces conclusions pour élaborer des programmes ou méthodes qui aideraient davantage les réfugiés à surmonter les « barrières linguistiques ».

Cet article est à la fois basé sur mon expérience personnelle, sur de nombreuses observations auprès de mon entourage, ainsi que des entretiens avec des réfugiés soudanais. Chaque entretien, composé d’onze questions, a été conduit auprès de 30 hommes soudanais, âgés de 19 à 30 ans, ayant obtenu le statut de réfugié et vivant dans la région de Lyon. Ces personnes ont été contactées et rencontrées via les lieux de socialisation de la communauté soudanaise à Lyon, notamment un café soudanais dans le quartier de Guillotière.

En tant que réfugié soudanais, ayant appris la langue française il y a deux ans à mon arrivée en France, j’ai pu moi-même réfléchir longuement à ces questions, et retenir plusieurs points importants. Certes, l’ « expérience soudanaise » en France en est encore à ses balbutiements, et nous serons sans doute en mesure de mieux comprendre certains défis en prenant le recul nécessaire d’une ou deux générations. Cependant, il semble qu’une certaine expérience commune permet d’ores et déjà d’aborder quelques aspects récurrents.

La communauté soudanaise exilée en France constitue de fait un groupe social très hétérogène, à l’image de la diversité même de la société soudanaise, dans toutes ses composantes sociales et économiques. La diversité sociale et économique a des conséquences majeures sur les rapports entretenus au sein de la communauté en exil, et surtout au sein de la société française. Les Soudanais et Soudanaises présents sur le territoire français sont toujours marqués et influencés par les différences émanant de leurs origines culturelles, sociales, de leur niveau économique, leur passé scolaire, académique ou professionnel.

Si certains peuvent ne jamais avoir été à l’école, d’autres ont obtenu une licence ou un master, étaient ingénieurs ou avocats. Chacun a fui le pays pour des raisons également très diverses, à cause d’activités politiques, à cause de conflits armés dans certaines régions, de persécutions personnelles ou ethniques, la confiscation de leurs biens, mais aussi pour nombre d’autres raisons, comme leur athéisme ou leur homosexualité. Sur la base de ces différences et malgré elles, une certaine expérience commune semble se dessiner. Nous avons donc choisi d’aborder cette question sous trois angles, un angle politique, social et économique.

      Dimension politique

Les exilés soudanais en France bénéficient d’un taux relativement haut de protection – parmi les plus élevés en regard aux nationalités des demandeurs d’asile - et d’une durée de droit au séjour de dix ans si le statut de réfugié leur est accordé. Pourtant, sur le plan linguistique, l’Etat français ne fournit pas la prise en charge nécessaire pour l’apprentissage de la langue. En effet, ce sont des associations de société civile, des structures bénévoles, ou des volontaires isolés, qui aujourd’hui font ce travail d’accompagnement et d’encadrement de l’apprentissage. Or, ces professeurs et accompagnants bénévoles n’ont pas forcément de formation, ni les moyens nécessaires, ou l’expérience requise. Cela nous amène à penser que l’Etat ne tient pas son rôle, sa responsabilité, envers ceux auxquels le statut de réfugié est octroyé, en particulier au regard de l’ « intégration » qui est attendue d’eux, que ce soit leur « intégration » dans la société ou leur insertion dans le monde du travail.

L’enseignement de la langue est donc, selon nous, une responsabilité qui ne devrait pas reposer uniquement sur les associations et bénévoles, mais devrait être repensée de manière conjointe, entre l’Etat, la société civile, et les réfugiés. Les rôles de ces trois acteurs dans le processus d’apprentissage sont complémentaires et interdépendants. Si l’une de ces parties ne tient pas son rôle, alors le but ne peut être atteint.

« Lorsque je suis arrivé en France, je n’ai pu suivre aucun cours de français. C’est seulement après ma deuxième année que j’ai pu en suivre, et c’est sûr que cela ne m’a pas aidé à apprendre le français », explique Ibrahim, un réfugié soudanais vivant à Lyon. Parallèlement à ce témoignage, nous avons recueilli de nombreux autres qui convergent et font état du même problème d’accès aux cours.

Les cours dispensés par l’OFII [Office Français de l’Immigration et de l’Intégration] sont souvent les seuls cours, à 50, 100 ou 200 heures au total selon les évaluations de niveau, que la plupart ont pu suivre. Ces cours ne sont cependant accessibles qu’après une réponse positive de la demande d’asile, uniquement si le statut est accordé à l’issue de la procédure.

Cela représente donc pour nous une faille étatique dans l’accompagnement des réfugiés, et le respect de leurs droits. Cette question entre donc pleinement dans les enjeux de questionnement et de réforme des politiques migratoires et politiques de droit d’asile actuels.

      Dimension sociale

Il existe d’autres obstacles que celui de la difficulté d’accès aux cours et le manque de prise en charge étatique dans ce domaine. Il s’agit par exemple des obstacles liés aux aspects sociaux et psychologiques qui interfèrent dans le processus d’apprentissage.

« L’une des plus grandes difficultés pour les réfugiés est celle de rencontrer des Français, d’établir des liens avec des Français pour pratiquer la langue et mieux connaître leur patrimoine, et leur culture », déclare Mohammed. « Je n’ai pas vraiment pu établir de liaison personnelle ou amicale avec des Français depuis que je suis ici, c’est-à-dire depuis trois ans ; du coup, je n’ai pas le sentiment d’avoir beaucoup progressé en français ». Cela est vrai pour quatre-vingt-dix pour cent des réfugiés interrogés. La grande majorité d’entre eux ont affirmé ne pratiquer le français que dans des contextes administratifs (préfecture, Pôle Emploi...), et sur les lieux de travail, s’ils travaillent.

Une observation que l’on a pu faire est que, dans la plupart des cas, l’intention de ces personnes n’était pas forcément de rester en France, mais de rejoindre l’Angleterre. Pour un grand nombre d’entre eux, après être restés à Calais et avoir tenté la traversée à de nombreuses reprises, le séjour en France est devenue une conséquence de l’échec du passage vers l’Angleterre, avec tout ce que cela comporte de déprimant et d’accablant pour eux. Parmi les personnes interrogées, il y avait un premier réfugié soudanais qui avait décidé de s’installer en France avant même son départ de Lybie, et un autre qui envisageait sa vie en Angleterre depuis le début de son voyage.

Celui qui était convaincu de vouloir vivre en France depuis le début, maîtrise maintenant très bien le français oral et écrit. Il avait d’ailleurs commencé à apprendre le français seul en Lybie. Le second parle très peu, et dit ne connaître que quelques formules de politesse, et des mots courants. Ces deux personnes sont pourtant issues d’un milieu socio-culturel équivalent au Soudan, vivaient en ville et ont obtenu une licence à l’université ; ils vivent également en France depuis la même période. La disposition initiale de préparation et de perception psychologiques des réfugiés influe donc beaucoup sur l’apprentissage de la langue.

Outre cette différence au niveau de la disposition psychologique à l’apprentissage et des divergences de perceptions de la langue en question, on peut aussi penser que l’insécurité et l’instabilité ressenties, par la précarité de leur situation administrative en France, jouent sur le stress. De plus, le rapport conflictuel à la langue est renforcé par le fait que pour la majorité d’entre eux, c’est la langue associée au contexte et tracasseries administratives.

Ensuite, le niveau d’éducation des personnes a un impact clair et direct sur l’apprentissage de la langue. Comme mentionné précédemment, le niveau d’études des réfugiés varie, et nos observations confirment le lien établi entre niveau d’études initial et la rapidité de la progression en français. Sur les trente personnes interrogées, les dix-sept personnes ayant suivi des études supérieures au Soudan progressent nettement, et plus rapidement, que les autres. Une bénévole d'une association qui dispense des cours de français aux réfugiés à Debourg (Lyon), explique : « ce qui rend l’apprentissage plus difficile, surtout au niveau de l’écrit, c’est lorsque les personnes sont peu ou pas alphabétisées dans leur langue maternelle, ou dans une autre langue. Apprendre une langue est plus facile lorsque la personne maîtrise déjà les techniques de lecture et d’écriture. Sa connaissance du fonctionnement de la langue facilite les processus de traduction, de comparaison, de recherche de sens du vocabulaire, et la compréhension d’éléments grammaticaux et syntaxiques ». Ainsi, le niveau d’études, par les connaissances acquises d’une part et les habitudes scolaires d’apprentissage d’autre part, est un facteur déterminant dans l’apprentissage de la langue française – et pour les langues étrangères en général.

Si l’on examine à présent le volet psychologique, on peut relever un ensemble de symptômes et facteurs qui peuvent entraver l’apprentissage de la langue chez les réfugiés. La mémoire, alourdie par des blessures profondes et chargée de souvenirs douloureux, rend de nombreux réfugiés vulnérables à des syndromes psycho-traumatiques tels que le déficit de concentration, des troubles de mémoire et de dissociation, des symptômes de schizophrénie ou encore de dépression. Cela nous incite aussi à nous souvenir que la plupart de ces personnes sont nées, ont grandi ou vécu dans des périodes et régions de conflit. « J’ai complètement oublié les détails et scènes du jour où nous avons dû quitter notre village, lorsque les Janjawids nous ont attaqué. Ce jour-là, j’ai perdu mon frère et mon père, ma sœur a été violée devant moi. Bien sûr si j’avais essayé de résister, j’aurais fini comme eux, mais je crois que j’aurais préféré mourir que de vivre la vie que je vis aujourd’hui », raconte Issa. Ces épisodes ont un grand impact sur la personnalité et le comportement de la personne par la suite. La tristesse, le pessimisme, finissent par devenir un état qui accompagne la personne jusqu’à la fin de sa vie.

Les réfugiés portent avec eux ces souvenirs lourds et douloureux, et sont habités par le conflit entre les souvenirs qui se refusent à l’oubli et leur nouvelle réalité, qui refuse de les accepter et de les accueillir, explique le psychologue égyptien Mustafa Hijazi. « L’homme se trouve confronté aux humiliations et à des conditions de vie difficiles, qui le brisent et détruisent sa confiance en lui » (Introduction à la psychologie de l’Homme opprimé, 1981). Une personne brisée et ayant perdu confiance en elle et en ses capacités aura des difficultés à apprendre la langue, moins parce que c’est une langue étrangère, que parce que cela affecte le processus d’apprentissage en général.

La longueur de la procédure d’asile, l’anxiété dans l’attente, l’expérience de la procédure Dublin et des rejets répétés des demandes d’asile, tous ces éléments propres au parcours de la demande d’asile s’ajoutent aux expériences antérieures, dans le pays d’origine ou durant le trajet migratoire : l’expérience de la violence en Lybie ou ailleurs, mais aussi le passage en mer, les violences extrêmes aux frontières, le temps passé dans des camps ou à la rue. De même, les conditions de vie dans la période suivant leur arrivée en Europe, le regard porté sur eux par la société dans laquelle ils arrivent, le racisme, mais aussi les blessures psychologiques répétées, tout cela renforce la souffrance liée aux souvenirs déprimants, fragilise, et empêche de (re)construire la confiance en soi. Au niveau neurologique, tant que la personne se trouve dans cet état de doute, d’instabilité, de précarité, le cortex responsable du traitement de l’information n’est pas disponible pour recevoir ces données ; les personnes exposées à ces symptômes sont donc impactées par l’impossibilité d’accès et d’utilisation des zones responsables de l’acquisition linguistique.

      Le choc de l’arrivée

Les réfugiés qui échappent à la guerre et à la pauvreté, et qui entreprennent le voyage, voient souvent l’Europe comme un « paradis », un endroit où du moins ils échapperont à leurs entraves et difficultés, et qui devient de fait le dépositaire de leurs rêves.

Mais ils se trouvent vite confrontés, à leur arrivée, au choc et à la déception. Les réfugiés construisent en grande partie leur propre perception de l’Europe à partir des images vues dans les médias, qui participent à une « propagande » diffusée largement dans la représentation de l’Europe, construite notamment à partir d’images de nature et d’architecture. Un réfugié explique, « je pensais qu’en arrivant en Europe, je pourrai obtenir ce que je voudrais ». Ils pensent pouvoir agir et se déplacer librement, profiter de droits égaux et évoluer socialement et économiquement sans contrainte, oubliant que l’Europe n’est en rien un « paradis » - « paradis » étant le nom donné aux représentations idéalisées, mais bien un pays ordinaire, où la concurrence est basée sur les compétences, et les revenus basés sur le travail et la production.

Les personnes rencontrées nous ont fait part de ce grand décalage, à tel point que cela nous amène à nous demander comment ces représentations imaginées sont construites et véhiculées, bien que cela soit en dehors du champ de notre présente étude.

        Facteurs économiques

Lors des entretiens, nous nous sommes rendus compte que, mis à part la question du niveau de vie des personnes en elles-mêmes en France et au Soudan, il ressort que la majorité des réfugiés rencontrés assurent les revenus de leurs familles, à savoir des groupes entiers allant de huit à vingt personnes. Les réfugiés ont donc des obligations et des responsabilités envers leurs familles, en particulier du point de vue économique, ce qui rend leur situation plus préoccupante et stressante encore, devant l’urgence de trouver des moyens de subvenir à tous ces besoins. Parfois, les familles restées au Soudan n’ont aucune autre source de revenus que ceux envoyés par les proches en exil. Hassan déclare, « je suis seul pour aider ma famille de dix personnes, ainsi que la famille de mon frère décédé, composée de deux fils, une fille et sa femme ». Il assure donc pour cette famille l’ensemble des frais liés l’alimentation, la santé et l’éducation.

       L’instabilité et l'incertitude

L’instabilité sociale, économique et politique régnant dans le pays d’origine sont également une source d’inquiétude et de mal-être constants, en particulier lorsque les familles ou connaissances souffrent de la misère sociale et économique, Cela induit une situation de grande anxiété, et les réfugiés, maintenus dans cette tension par rapport à la situation du pays et des proches, souffrent de perturbations diverses, de troubles de sommeil, troubles dans l’interaction et la compréhension, sueurs, migraines et autre symptômes somatiques.

On avait ici pour objectif de mettre en évidence les noeuds principaux dans les rapports complexes entre les réfugiés et la langue rencontrée ; nous n’entreprenons pas de la poursuivre mais de laisser les chercheurs et les personnes en charge de questions migratoires et d’asile en apprécier les observations et conclusions pour s’en saisir au plus vite.

Notons que la communauté soudanaise est devenue une communauté importante en France ; l’OFPRA [Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides] comptabilise 4488 premières demandes d’asile de ressortissants soudanais en 2017, 5897 en 2016, qui viennent s’ajouter à une communauté soudanaise en France estimée à environ 30 000 personnes. Or, la grande majorité des réfugiés soudanais arrivés ces dernières années ont entre 18 et 30 ans. Cela oblige à s’attaquer sérieusement et de manière urgente à cette question qui porte en elle de nombreux enjeux, tant au regard des jeunes concernés que de l’avenir du pays.

En outre, l’apprentissage de la langue a d’énormes effets positifs sur le quotidien en France, et un net effet d’amélioration sur la condition psychologique des personnes. La langue permet de réduire l’isolement social et de limiter la dépendance ainsi que le sentiment d’impuissance des personnes. En apprenant la langue, on peut s’engager et participer pleinement au sein de la société, échapper au « blocus social » souvent imposé par la réalité sociale des pays dits d’accueil.

La langue et les différences culturelles participent à entraver la liberté et le mouvement, au sens propre et figuré, de l’individu. Une personne capable de maîtriser la langue est capable de défendre ses droits un minimum et de comprendre les règles et lois qui permettront d’appliquer ces droits. Au contraire, la marginalisation et l’exclusion socio-économique dans le pays dit d’accueil ont des conséquences graves conduisant parfois au suicide, à la toxicomanie, au trafic, à la prostitution, à la violence, au vol, et à la promotion d’idées dangereuses.

      Quelques idées

La langue restera le principal outil permettant d’extraire toute l’énergie positive à partir du passé douloureux.

C’est pourquoi nous recommandons le développement de programmes et méthodes d’enseignement aux réfugiés, et le renforcement du réseau de structures d’enseignement, par exemple en créant des classes au sein des centres d’accueil pour réfugiés, avec des enseignants qualifiés et un programme adapté aux premiers stades de l’apprentissage. On pourrait aussi envisager la diversification des méthodes d’enseignement et la multiplication d’approches alternatives dans l’enseignement, en utilisant par exemple le cinéma, le théâtre, ou encore la musique. Il semble également important d’augmenter le nombre d’heures de cours dispensés par l’OFII, et d’encourager et encadrer les personnes souhaitant poursuivre leur cursus universitaire, en leur offrant davantage de possibilités d’inscription à l’université.

Du point de vue de la formation, on pourrait aussi envisager de développer des parcours, ateliers ou modules qui permettraient d’apprendre la langue dans un contexte de travail, qui permettraient ainsi d’apprendre la langue dans le contexte de son exercice et son utilisation. Cela serait un moyen direct d’apprendre le français, sans que la langue soit un critère discriminant dans l’accès à ces formations ou emplois.

Enfin, la prise en charge psychologique des personnes semble particulièrement nécessaire, surtout pour des personnes ayant vécu dans des zones de conflit armé. Cela pourrait se faire par l’intervention régulière d’un psychologue au sein des centres d’asile.

Bien sûr, l’amélioration des conditions de vie des réfugiés facilitera en grande partie leur « intégration », en limitant leur marginalisation, et permettra par là même de réduire toutes les tensions liées aux questions de langue.

ARTICLE ECRIT PAR HAMAD GAMAL, FEVRIER 2019. 

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