Insomnie

Meunier, tu dors, comptine enfantine jamais ne m'a concerne.Le sommeil, a fui encore et comme toujours.A peine l' oeil ouvert et déjà au monde. Lucide, apte a sauter au sol. Limite du tapis franchie, carrelage frais.Sans hésiter boire l'eau du gobelet d'étain.Front penche sur la vitre, voir en bas les lumières hésitantes.Et puis il y a le chien, dresse, hirsute avec un air d'incompréhension peinée.Vaincue a peine par ces reproches silencieux, rencoignee sous la couette tablette a la main, livre, pomme alentour, la nuit va se finir avec une lenteur d'attente infinie.Quelque fois saisir le gros Canon qui traine par la et capturer enfin le jour qui vient, émergeant dans une lumière grise qui ne dit rien du temps.D'ailleurs le temps qu'il fait, il le fait.Fin de nuit sans fin. Veste aux épaules, se résoudre a sentir le temps liquide qui verse ses minutes d'éternité.Il est matin d'un coup. Ce sont les oiseaux qui le disent.Enfin je dors.

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