Frères musulmans : la face cachée du FEMYSO

Paix, tolérance, amitié entre les peuples, abolir les problèmes sociaux et environnementaux, lutter contre l’islamophobie… De bien belles paroles prononcées par le FEMYSO lors de rencontre des jeunes musulmans européens à Strasbourg en juin dernier. Mais derrière le paravent de ces idées nobles, se cache la confrérie des Frères musulmans…

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La Confrérie avance masquée

Apparemment, le Forum des Organisations Européennes de Jeunesse et d’Etudiants Musulmans (FEMYSO) est une association bien propre sur elle qui défend des idées justes que personnes ne peut contester. Qui ne voudrait pas d’un monde meilleur ? Qui souhaiterait que le racisme, l’islamophobie ou le sexisme se développent dans nos sociétés ? Les arguments avancés par les jeunes de cette organisation sont imparables et chacun peut y souscrire.

Sauf que, le FEMYSO est une succursale des Frères musulmans, une confrérie fondée par Hassan Al-Banna, (grand père de Tariq et Hanni Ramadan) en 1928 en Egypte. Ce Forum se garde bien de mettre en avant ses liens plus qu’étroits avec les Frères musulmans, même si c’est un secret de polichinelle pour les universitaires, chercheurs ou journalistes qui travaillent sur le sujet.

En effet, le président du FEMYSO n'est autre que Youssef Himmat, fils d'un associé de Youssef Nada, le sulfureux ambassadeur de l'ombre de la Confrérie, accusé par les USA d'avoir financé Al-Qaida. Le père de Youssef Himmat est par ailleurs toujours listé par le gouvernement somalien comme membre d'une organisation terroriste.

Il ne faut pas oublier que Youssef al-Qaradâwî, le guide spirituel des Frères musulmans, fait l'apologie des attentats suicides et appelle au meurtre des homosexuels par « lapidation ou brûlé vif ». La presse irlandaise le surnommera « le théologien de la terreur ».

Au fond, tant que les européens ne savent pas, tout va bien, d’autant que les crédules sont nombreux, tant au sein de la jeunesse musulmane européenne que ce Forum embrigade, qu’au sein des institutions qu’il infiltre à souhait, comme le Parlement européen, l’UNESCO ou les Nations-Unies.

Quel est le projet ?

Si le FEMYSO avance masqué c’est pour plusieurs raisons. D’une part, les Frères musulmans ont, et ce depuis leur création, toujours fonctionnés comme une société secrète. D’autre part, ils ne peuvent pas dévoiler leurs véritables objectifs qui tomberaient sous le coup de la loi dans de nombreux pays européens. Enfin, il ne pourrait pas effectuer son travail d’entrisme et d’infiltration de toutes les institutions européennes en récitant la profession de foi d’Hassan Al-Banna.

Dans son article sur le site Atlantico, le géopolitologue, Alexandre Del Valle, résume très clairement le credo de la Confrérie : « Dieu est notre but. L’envoyé est notre modèle. Le Coran notre loi. La guerre sainte est notre chemin. Le martyre est notre désir. » Des préceptes répétés à l’envi par tous les terroristes qui sont partis faire « la guerre sainte » en Irak ou en Syrie et qui sont, pour certains, revenus en Europe commettre des attentats.

D’ailleurs, de nombreux groupes terroristes parmi ceux qui ont commis les pires atrocités lors de ces guerres, comme le plus connu d’entre eux, Hayat Tahrir al-Cham, a été soutenu par les Frères musulmans.

Pendant sa campagne, puis après son arrivée au pouvoir, Donald Trump a souhaité inscrire les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, persuadé que ceux-ci souhaitent anéantir l’Occident. Le Président américain n’est pas connu pour la sobriété de ces tweets, cependant cette décision était justifiée, mais il en a été empêché par le lobbying de certains sénateurs.

Aux Etats-Unis comme en Europe, la Confrérie, qui ne représente aucunement la grande majorité de musulmans, pacifique et tolérante, tisse sa toile…

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