Fermeté et intransigeance face au séparatisme de l'afiscalisme radical

« Ce à quoi nous devons nous attaquer c'est au séparatisme afiscaliste... »

               Tous les séparatismes ne se valent pas. Il y a celui, salutaire, qui veut séparer « le bon grain de l’ivraie », ou encore, plus prosaïquement, ne pas mélanger serviettes et torchons. D’autres sont beaucoup plus dangereux et il convient de les combattre.
                               

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           « Ce à quoi nous devons nous attaquer, c'est au séparatisme afiscaliste » a asséné le Président à l'occasion de son discours prononcé vendredi dernier à l'Hôtel de Ville des Mureaux, dans les Yvelines. « J'ai du mal à prononcer ce mot d'afiscalisme, cette idéologie meurtrière qui prétend que ses lois propres sont supérieures à celle de la République ».

(L'afiscalisme est une religion monothéiste. Actuellement en cours de radicalisation, elle prétend à la constitution d'un séparatisme culturel et fiscal promouvant le refus de l'Impôt. L'Impôt, cette contribution républicaine à la vie de la Société. En deux mots, elle est la foi de l'insupportable séparatisme des riches.)

                    

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          Le discours des Mureaux, entend-t-on de tous côtés, se veut l’annonce d’un réveil républicain tous azimuts.

  En premier lieu, dans le domaine de l'Éducation. Interdire tout d'abord ces Écoles de Commerce où enseignent traders religieux français et étrangers. Témoin le plus illustre d'entre eux, l'imam Jean Tirolah, président de la Toulouse School of Economics, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques et lauréat récent du prix de la Banque de Suède, ce prétendu équivalent du Nobel de l'Économie. Autre mesure envisagée, le contrôle des imams traders au sein des établissements bancaires.

  Dans le viseur également, et par des propositions qui devront faire l'objet d'une Loi, toute une série d'états de fait, sinon de droit, qui minent le pacte républicain.

                                     

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     * La ségrégation spatiale tout d'abord, où les plus fortunés se taillent une part du ghetto, vivant en vase clos, isolés dans des lieux immobiliers de richesse, tels que Neuilly ou le 16e arrondissement de Paris.

                                    

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     * Également, les baisses d'impôt mises en place par l'inconscience des gouvernements précédents et favorisant l'exil afiscaliste. Dans le collimateur, la suppression de l'ISF et de l'exit tax.

(L'exit tax était jusqu'en 2018, date de sa suppression, un impôt frappant les contribuables français organisant le transfert à l'étranger de leur résidence afiscale pour échapper à l'impôt et aux prélèvements sociaux, ces insupportables mesures de participation au pot commun de la vie collectiviste et de la solidarité nationale et républicaine.)

 

        Au sein de la Droite et dans les rangs même de sa majorité, des voix se sont montrées plus mesurées, voire critiques, à l'encontre du discours du Président.

  À moins de deux ans d'une échéance électorale importante, le Président ne court-il pas le risque d'entretenir un climat de stigmatisation et d'amalgame autour de la première religion officielle du pays, le monothéisme profitabiliste ? Et de favoriser ainsi ses adversaires politiques, les tenants de l'instauration de la justice fiscale et sociale. Climat délétère.

                                         

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