Interview avec Sébastien Rossi, réalisateur du clip « Psycho Wrecking »

Sébastien Rossi, scénariste et réalisateur de la série-télé « Taqiya », revient cette semaine avec « Psycho Wrecking », le dernier clip de Don Bigg. Nous lui avons posé quelques questions.

Sébastien Rossi, scénariste et réalisateur de la série-télé « Taqiya », revient cette semaine avec « Psycho Wrecking », le dernier clip de Don Bigg. Nous lui avons posé quelques questions.

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  • Vous avez réalisé un long métrage, deux courts métrages et de nombreuses publicités. Et depuis 2006, vous avez réalisé de nombreux clips. Est-ce dans ce dernier genre que vous vous épanouissez le plus ?

Je dirais que réaliser un clip est un excellent challenge et un exercice complet. En effet, on doit être créatif dans une économie souvent limitée. De plus, on doit avant tout respecter l’artiste avec lequel on travaille : son univers, sa singularité…

 Après je me considère dans mon élément dès qu’il faut se poser devant un script quelle qu’en soit la finalité et lorsqu’il faut se remuer les méninges pour accomplir un acte créatif.

  • Comment est né votre collaboration avec Don Bigg ? Et comment vous êtes-vous rencontré pour la première fois ?

J’ai rencontré Taoufik [Don Bigg alias Taoufik Hazeb] lors d’une édition du festival de Marrakech. On avait des amis en commun. On a passé pas mal de moments d’échanges ensemble et petit à petit on est devenu de vrais amis. De fait, travailler ensemble est venu naturellement. Pour lui je répondrai toujours présent.

  • Que pensez-vous de sa carrière artistique ?

Je vis en France. Donc je suis sa carrière d’un peu plus loin que si je résidais au Maroc.

J’aime son côté subversif et surtout la réflexion qu’il y a derrière chacune de ses productions. C’est l’un des pionniers de sa discipline et il a su se réinventer…

  • L’idée du clip « Psycho Wrecking » était-elle de vous ou bien Don Bigg avait-il un scénario en tête ?

Nous travaillions sur un tout autre script au départ et puis un matin il m’a appelé et m’a dit : « on arrête tout, j’ai un flash. Je pense que c’est la meilleure idée qu’on puisse avoir pour mettre en lumière ma chanson » … Et c’était vrai ! L’idée vient à 100% de lui.             

Je ne connais pas ce clip. Je ne peux donc pas dire s’il y a des similitudes ou pas.

  • Vous dites que « la misogynie commence par l’objectification des femmes, passe par la violence et peut se conclure par une décapitation ». Certains reprochent à Don Bigg d’avoir chosifié la Femme dans « Psycho Wrecking ». Qu’en pensez-vous ?

Je pense au contraire qu’il a permis aux femmes d’avoir une voix de plus en leur faveur. L’intention de Don Bigg est plutôt de tirer l’alarme, de dénoncer les débordements et la violence faite aux femmes. Il faut lire entre les lignes.

  • Pouvez-vous nous raconter des anecdotes sur le tournage de « Psycho Wrecking »? Un making of sera-t-il réalisé ?

Tout est allé très vite. Nous avons beaucoup travaillé parce que nous n’avions que trois jours de tournage. Je ne sais pas si un making of sera dévoilé, mais ce que je peux dire c’est que cela a été un tournage plutôt studieux. Nous avons eu une équipe formidable et j’ai hâte de revenir tourner au Maroc.

  • Quel est votre rapport au Maroc ?

Le Maroc est un peu comme mon pays de cœur, j’y viens dès que possible et j’adore y travailler.

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