Eben Alexander :"Dix ans plus tard, je me rappelle à 100% de mon EMI"

Dans cette interview, le Dr Eben Alexander répond à tous ceux qui ont essayé de discréditer son témoignage et nous révèle les détails de son expérience de mort imminente (EMI). Il nous a annoncé, en exclusivité, le lancement d’une nouvelle série web intitulée « Raymond Moody et le Forum sur la conscience ».

Eben Alexander © http://ebenalexander.com Eben Alexander © http://ebenalexander.com

Eben Alexander est professeur universitaire en neurochirurgie. Il a enseigné cette discipline dans plusieurs centres hospitaliers universitaires américains (« Harvard Medical School », « Duke University Medical Center », « University of Massachusetts Medical School », « Boston Children’s Hospital). Le 10 novembre 2008 allait marquer un tournant dans sa vie personnelle et professionnelle. A la suite d’une maladie rare (méningite bactérienne), il est plongé dans le coma, en état de mort cérébrale. Au bout de sept jours, alors que ses médecins songeaient à le « débrancher », le Dr Eben Alexander est « miraculeusement » revenu à la vie.

A son réveil, lui qui, à l’image de la plupart de ses collègues scientifiques, a toujours nié la réalité des EMI, raconte avoir vécu une expérience de mort imminente (EMI), qu’il a relatée dans son livre « La preuve du Paradis. Voyage d’un neurochirugien dans l’après-vie ». Ce livre, publié en 2012 aux Etats-Unis et l’année suivante en France, a été traduit dans 30 langues.

A ce propos, le Dr Raymond Moody, précurseur des études sur les expériences de mort imminente a déclaré : « L'expérience de mort imminente d'Eben Alexander est la plus stupéfiante que j'ai entendue depuis quarante ans que j’étudie ce phénomène. Il est la preuve vivante qu’une vie après la vie est possible ».

Dans cette interview, le Dr Eben Alexander répond à tous ceux qui ont essayé de discréditer son témoignage et nous révèle les détails de son expérience de mort imminente. Il nous a annoncé, en exclusivité, le lancement d’une nouvelle série web intitulée « Raymond Moody et le Forum sur la conscience ».  

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Traduit de l'anglais par Chafik Laabi*

Avant votre expérience de mort imminente (EMI), vous étiez neurochirurgien. Aviez-vous eu connaissance des recherches sur les EMI ? Et aviez-vous déjà eu des patients qui ont vécu une EMI ?

J'ai exercé pendant 25 ans en tant que professeur universitaire en neurochirurgie, dont 15 ans à Boston à « Brigham & Women Hospital », à « Children’s Hospital » et à « Harvard Medical School ». Au cours de ces années, j'ai traité des centaines de cas de patients souffrant de graves altérations de leur niveau de conscience. Certains de ces patients ont sans doute vécu une expérience de mort imminente (EMI). Cependant, en vertu de ma formation scientifique, je croyais que ce qu’ils avaient vécu ne pouvait être que le produit d’hallucinations ou de rêves postopératoires.

Avant mon expérience de mort imminente, je n'avais lu aucun article traitant des EMI et je n'avais aucun désir particulier de le faire. Mon travail était centré sur les soins du cerveau et des systèmes neurologiques et je l’exerçais du mieux que je pouvais, y compris par l’introduction de nouvelles techniques d’avant-garde de la chirurgie. J’étais très soucieux de l’état postopératoire de mes patients et désirais toujours obtenir les meilleurs résultats possibles pour leur état de santé. Mais je ne m'intéressais pas spécialement aux phénomènes psychologiques qu'ils décrivaient parfois, puisque je pensais que ces phénomènes étaient liés aux effets de l’anesthésie ou des hallucinations.

Après avoir été infecté par un virus respiratoire bénin une semaine auparavant, vous vous êtes réveillé avec des douleurs atroces dans le bas de votre dos. Par la suite, vous avez perdu connaissance et vous êtes tombé dans un coma de sept jours. Pouvez-vous nous raconter le déroulement de votre expérience de mort imminente ?

Pour commencer, ce qui semblait être un rhume une semaine auparavant s’est révélé être un cas grave de méningite bactérienne virulente et souvent mortelle. La cause de mon coma fut l'infection que j’avais contractée. Mes médecins avaient estimé que j’avais de très faibles chances de guérison. Mon expérience de mort imminente a eu lieu pendant que j'étais dans le coma. Mon livre, « La preuve du Paradis : voyage d'un neurochirurgien dans l'au-delà », fournit les détails de mon EMI. À certains égards, mon expérience de mort imminente était un cas typique des EMI relatées par la littérature sur la question. Cependant, elle présentait quelques traits spécifiques.

Tout d'abord, dans cette EMI, je n'avais aucune conscience d'avoir eu une vie, d'avoir été médecin ou d'avoir une famille. Tout au long de mon EMI, je n'avais aucun souvenir. Ma conscience était similaire à une page blanche. J'ai vécu cette expérience en tant que conscience désincarnée.

Mon premier souvenir a été d'être dans une zone trouble que j'appelle « Le monde du point de vue du ver de terre » (« The Earthworm’s Eye View »), car cette zone n'avait pas de forme réelle et ne dégageait aucune lumière. Ce n'était pas tant l'Enfer décrit par certaines religions, mais plutôt une zone de transition.

J'étais guidé par une « mélodie tournoyante » (spinning melody ») vers un domaine d'expérience beaucoup plus riche que j'appelle la « La vallée du passage » (« Gateway Valley »), une réalité bien plus riche, plus vibrante et plus vivante que tout ce que j'avais pu vivre dans mon corps physique, où les âmes semblaient être habillées comme des humains. Ils jouaient ensemble et interagissaient avec les animaux de compagnie dans un environnement de lumière et de couleur ressemblant à un jardin.

Dans cette troisième zone que j'appelle le « Noyau » (« The Core »), j'avais un guide personnel qui était assis à côté de moi sur une aile de papillon (bien que ce guide ait perdu toute forme physique et se soit transformé en traducteur ou interprète dans le royaume le plus exotique de l'Unicité pure).

La plupart des personnes qui ont vécu des EMI déclarent avoir rencontré un parent(s) décédé(s). Pour ma part, je n'avais rencontré personne (vivant ou mort) que je connaissais à l’époque. Mon guide était une belle âme féminine et j’ai découvert quatre mois après mon EMI qu’il s’agissait de ma sœur biologique, lorsqu'une autre sœur biologique m'a envoyé sa photo. J'ai appris alors que j’avais été adopté lorsque j’étais encore bébé et j’ai récemment retrouvé mes parents biologiques et réalisé que j’avais une famille que je n'avais jamais connue auparavant. Cette sœur biologique, que j’avais rencontrée dans mon coma, était morte dix ans auparavant, et lorsque j'ai rencontré ma famille biologique ils m’en avaient beaucoup parlé.

Oui, mon EMI m'a aidé à réaliser que mon expérience était une véritable rencontre de royaumes au-delà de la mort physique. Mais, le plus étonnant était que le niveau d'infection de mon cerveau pendant le coma était si grave que les lésions cérébrales provoquées empêchaient toute production d'hallucinations, de rêves ou d'effets des médicaments sur la conscience. Pourtant, dix ans plus tard, je me rappelle à 100% de mon EMI comme si elle avait eu lieu hier.

Et qu’en est-il de votre famille ?

Durant toute la semaine où j'étais plongé dans le coma, ma famille était restée à mes côtés à l'hôpital. Il y’avait toujours un être cher qui me tenait la main pendant mon épreuve. Ma famille était très inquiète. En effet, les médecins leur avaient dit qu'ils devaient se préparer à me faire leurs adieux, parce qu'il était très probable que je ne survive pas, et que même si je me réveillais, les dommages subits par mon cerveau seraient tels que je serai condamné à un état végétatif incapable de toute activité ou pensée.

Lorsque j’avais émergé du coma, je n'avais au début reconnu aucun membre présent de ma famille. Tous mes souvenirs antérieurs ont été comme effacés. À leur grande surprise, plusieurs d'entre eux étaient présents j’ai émergé du coma. Ils m’ont dit que j'avais regardé chacun d'eux avec émerveillement, répétant calmement, après que le tube respiratoire ait été retiré de ma gorge, « ne vous inquiétez pas, tout va bien ! ». Après quelques jours, j'ai finalement pu leur raconter ce que j’avais vécu après avoir recouvré la capacité de penser et de parler normalement. Bien sûr que ma famille était heureuse, mais elle était stupéfaite par mes souvenirs ultra-réels de mon coma. Tous mes souvenirs d’avant le coma me sont revenus, deux mois plus tard, sous une forme plus complète encore qu'ils ne l'étaient auparavant.

Et vous, pendant ce temps-là, étiez-vous conscient de ce qui se passait ?

Tout au long de mon coma, j'étais seulement conscient des événements de mon expérience de conscience dans le royaume spirituel. Je n'avais absolument aucune conscience de ce que faisait ou disait les membres de ma famille ou le staff médical de l'hôpital. A mon réveil, mon attention se tourna vers la personne qui avait désespérément besoin de moi. Je ne savais pas qui elle était, mais il s'est avéré être un garçon de dix ans. J'ai compris plus tard qu’il s’agissait de mon fils, Bond.

A quel moment avez-vous compris ce qui vous arrivait ?

Lorsque j'ai commencé à parler de mes souvenirs lors du coma, les médecins ont supposé que c'était lié aux effets de l’anesthésie ou des médicaments  et m'ont conseillé de « ne pas m'en soucier ». Au début, je les ai crus. Cependant, mes souvenirs étaient vifs et persistants et mon fils Eben IV, qui se spécialisait en neuroscience à l'université, m'a recommandé d'écrire tout ce dont je me rappelais avant de lire la littérature sur les EMI. Ce que j’ai fait en 20 000 mots.

Puis, j’ai commencé à lire les témoignages d’EMI. Je fus étonné par la ressemblance de ces récits avec ce que j’avais vécu. Le voyage est toujours adapté à chaque âme. Ainsi, il y a toujours des caractéristiques uniques et spécifiques à chaque cas, et pourtant des récits-types émergeaient de l'étude des EMI, suggérant un domaine fort cohérent. Ce n'est qu'après avoir beaucoup étudié mon dossier médical et après des discussions avec mes médecins que j'ai réalisé l'ampleur des dommages physiques subits par mon cerveau.

Je recherchais à tout prix une explication rationnelle à ce qui s'était passé (dans les limites de la science matérialiste qui était le fondement de mon approche scientifique avant le coma), mais n’en trouvait aucune. En reconnaissant avoir été guidé de l'autre côté par ma sœur décédée, il devenait naturel d'appeler mon expérience une EMI.

D'autres ont tiré la même conclusion, à l’image du Dr Raymond Moody, l'un des chercheurs majeurs internationalement reconnus en matière d’études sur le sujet des EMI. J'ai rapidement découvert que de nombreux scientifiques travaillant sur la conscience avaient déjà beaucoup avancé sur la voie de la compréhension de tels phénomènes, même si les principaux bastions de la presse spécialisée étaient encore largement acquis à la science matérialiste. Du coup, la plupart des gens ignoraient la révolution en cours dans l'étude scientifique de la conscience.

Etiez-vous croyant (en Dieu) avant votre EMI ? Et qu’en est-il après ?

Comme je l'ai dit plus haut, les prétendues EMI n’étaient pour moi rien de plus que des hallucinations ou des bizarreries de cerveaux agonisants. Comme beaucoup de mes collègues médecins, je croyais que notre existence prenait fin lorsque le corps physique mourrait. Sans un cerveau en fonctionnement, nous serions incapables d’avoir un esprit conscient. Maintenant, je réalise que nous pouvons être conscients malgré des cerveaux en cessation de fonctionnement. Les EMI sont en quelque sorte la pointe de la lance lorsqu’il s’agit d’étudier la conscience non-locale et la réalité des royaumes spirituels.

En quoi votre EMI a-t-elle changé votre perception de la vie, de la mort et de l'après-vie (si après-vie il y a) ?

Oui, ma perception de la vie, de la mort et de l’après-vie ont complètement changé et j'ai découvert qu'il y a de nombreux scientifiques qui étudient ces phénomènes. Des recherches approfondies ont été menées par un segment de la communauté scientifique sur les EMI, la « médiumnité » [la pratique des médiums] et les souvenirs « d’autres vies » chez les enfants, révélateurs du phénomène la réincarnation.

Les expériences en physique quantique indiquent que la conscience est fondamentale dans notre univers et que la matière physique en découle. En tant que scientifiques progressistes, nous devons regarder au-delà de ce que nous avons appris à l'école il y a 50 ans. Le modèle quantique prend le pas sur la pensée matérialiste, car nous reconnaissons que l'on ne peut expliquer toutes les relations causales dans le seul monde physique - il doit y avoir quelque chose de « plus » pour tout expliquer. Plus précisément, en tant que neurochirurgien, j'ai été formé à la faculté de médecine avec la conviction que le cerveau crée la «conscience», alors que maintenant je sais que le cerveau sert de filtre de conscience. Les EMI aboutissent généralement à la pleine réalisation que l'amour est la grande force de liaison dans notre univers. Nous sommes tous inconditionnellement aimés par Dieu/Source et nos âmes sont éternelles.

Si l’un de vos patients avait vécu, avant votre EMI, une expérience de mort imminente,  que lui auriez-vous dit ? Et maintenant ?

J'aurais tapoté mon patient dans le dos et lui aurait dit quelque chose du genre « tu étais très malade et le cerveau peut nous jouer des tours incroyables ». Je n'avais aucune idée d’une réalité plus globale en jeu. Je voulais croire à la réalité de la vie après la mort, mais mon esprit rationnel, imprégné du culte de la science matérialiste, m'empêchait de le faire. J'entends souvent des récits d’EMI de personnes qui m'écrivent ou qui partagent publiquement ce qu’ils ont vécu. Maintenant, j'écoute attentivement leurs témoignages, je leur dis qu'ils ont été bénis d’avoir vécu cette expérience et je les encourage à continuer à la partager avec les autres, et à explorer le sujet pour atteindre une meilleure compréhension de ces phénomènes. Il existe des organisations qui peuvent soutenir les personnes qui ont vécu une EMI et les aider à trouver des interlocuteurs pour parvenir à concilier la conscience retrouvée et la poursuite de leur vie ordinaire (www.iands.org).

Votre EMI ne présente pas les caractéristiques des EMI synthétisées par le Dr. Moody. Etes-vous sûr que ce que vous avez vécu ne relève pas d’hallucinations ? Et comment avez-vous su qu’il s’agissait d’une EMI ?

Il est vrai que mon EMI présente des différences avec les autres EMI. Mais, au final les caractéristiques communes sont les plus nombreuses. L'échelle de Greyson est utilisée pour évaluer la profondeur et la puissance des EMI. Et sur cette échelle, mon EMI présentait suffisamment des caractéristiques communes (29/32) pour dépasser les 98% de caractéristiques des EMI. Donc mon EMI représentait un excellent exemple de la notion moderne des EMI.

Il y a souvent des caractéristiques qui se rapportent spécifiquement à la personne qui vit une EMI et il ne devrait pas être étonnant que nous trouvions quelques différences. Mais des caractéristiques communes nombreuses existent aussi et mon EMI correspond à ce schéma. Comme indiqué précédemment, en raison de l'infection dont était atteint mon cerveau, il était incapable de produire une hallucination ou un rêve. Pour un examen plus détaillé des considérations médicales, je renvoie vos lecteurs à mon site web où ils peuvent télécharger le premier chapitre de mon livre le plus récent, « Living in a mindful universe ». Le lien vers le chapitre est sous l'image de la couverture du livre : http://ebenalexander.com/books/living-in-a-mindful-universe-a- neurosurgeons-journey-into-the-heart-of-consciousness/

En parlant du Dr. Moody, il a commenté votre premier livre en disant qu’il s’agit du « récit le plus fantastique » qu’il a entendu depuis 40 ans qu’il étudie ce phénomène. Comment s’est faite votre rencontre avec lui ?

Raymond Moody a préfacé mon livre « Proof of Heaven » accompagnée de la mention suivante: « l'expérience de mort imminente d'Eben Alexander est la plus stupéfiante que j'ai entendue depuis quarante ans que j’étudie ce phénomène. Il est la preuve vivante qu’une vie après la vie est possible ». Aujourd’hui, Dr. Moody et moi sommes de bons amis et collègues. Nous avons fait connaissance lors d'une conférence organisée par IANDS (Association internationale à but non lucratif pour l'étude des états de conscience modifiée) en 2011 par l’intermédiaire d'amis communs dans la communauté de chercheurs sur les expériences de mort imminente.

Nous avons souvent participé ensemble à des conférences et j'ai eu l'honneur d'écrire l'avant-propos de la 40ème anniversaire de l'édition du livre fondateur du Dr. Moody sur les EMI: « La vie après la vie ». Je participerai, à l’automne prochain, à la nouvelle série web intitulée « Raymond Moody et le Forum sur la conscience ». Les détails seront disponibles sur son nouveau site web, qui sera lancé fin juillet 2018 : http://www.theuniversityofheaven.com

Dans une précédente interview, vous avez déclaré que vous avez usé d’une cetaine « liberté artistique » et de « dramatisation » dans le but de rendre votre EMI « plus intéressante ». Ne pensez-vous pas que ces artifices pourraient nuire à validité de vos propos ?

L'expérience de mort imminente et ses implications sont beaucoup plus « intéressantes » que tout le reste et elles ne requièrent aucun embellissement. Quant à cette prétendue  « dramatisation », elle est le fruit d’un article écrit par un journaliste qui voulait me discréditer. Famille, amis et collègues sont convaincus que j'ai toujours fait le récit de mon expérience de mort imminente avec le plus grand respect de la vérité dans ses moindres détails. Mes interviews et discussions avec ma famille, mes amis, le personnel soignant et les médecins pour faire découvrir les détails extraordinaires de mon EMI, ainsi que l'attention portée à toutes les analyses et conclusions, étaient aussi honnêtes que le permettait la représentation de la réalité de ce qui s’est passé.

Certaines personnes vous reprochent de ne pas avoir publié votre dossier médical, que pouvez-vous leur dire ?

Un résumé sommaire de ce dossier médical figure dans mon premier livre. Beaucoup d’autres détails de ce dossier se trouvent dans mon livre « Living in a Mindful Universe ». Je n’ai jamais cherché à empêcher d’autres détails d’être publiés. Seulement, il se trouve que mon dossier médical est constitué de paperasse et de documents volumineux et qui ne sont pas faciles à partager. En fait, les lois sur la protection de la vie privée interdisent aux hôpitaux et aux médecins de publier ou de mettre à la disposition de la presse ce genre de documents médicaux. De plus, ces documents ne peuvent être entièrement compris et interprétés que par les professionnels de la médecine.  Heureusement, un résumé critique et indépendant de mon dossier médical relatif à mon EMI a été récemment établi et sera publié en tant qu’étude de cas dans une revue médicale respectable.

Les conclusions de ce résumé soulignent l'extrême rareté de mon rétablissement complet (un miracle médical inexplicable par les concepts de la médecine occidentale) et le fait très surprenant que je n’avais aucune conscience, durant la part profonde de mon coma, de l’expérience ultra-réelle que j’ai vécue et décrite dans « La Vallée du Passage » (« Gateway Valley ») et dans le « Noyau » (« The Core »).

Le Docteur Jean-Jacques Charbonnier a émis l’hypothèse de l’existence d’une double conscience : l’une analytique et l’autre  intuitive extraneuronale, cette dernière pourrait explique la délocalisation de la conscience durant l’expérience de mort imminente. Qu’en pensez-vous ?

Tout est «intuitif extra-neuronal». La réponse correcte donnée à la fois par la physique quantique et par les implications extraordinaires de la preuve de la conscience non locale apportée par les études parapsychologiques réside dans l'idéalisme métaphysique. Dans ce dernier, l'esprit est fondamental dans l'univers et tout l'univers physique observable émerge de la conscience elle-même, qui est primordiale (« ontologie primitive »).

Les conceptions matérialistes et dualistes de la conscience finiront par être rejetées par l’humanité qui s'approche de plus en plus d'une vérité plus profonde sur la nature de la réalité. J’ai raconté toute mon expérience de mort imminente en détail dans mon livre « Living in a Mindful Univers ».

Pensez-vous que les EMI représentent une preuve de l’existence d’une vie après la vie ?

Oui, compte tenu de ce que j'ai vécu et de toutes mes recherches scientifiques dans ce domaine, je peux affirmer que toutes les âmes sont éternelles. Ce qui signifie que nous continuons d'exister, d'apprendre et de grandir après avoir quitté nos corps physiques.

La preuve scientifique de la réincarnation est plus convaincante : les scientifiques du département des études de la perception de l'Université de Virginie ont identifié plus de 2700 cas de souvenirs « d’autres vies » chez les enfants, indiquant une réincarnation au cours des 50 dernières années. C’est donc là la preuve de l'existence du l'âme au-delà de la mort corporelle.

Plus important encore, les EMI nous enseignent que notre vie ici et maintenant est de la plus haute importance. Nous sommes ici pour apprendre et enseigner des leçons d'amour grâce à  notre libre arbitre. La façon dont nous nous comportons et grandissons dans ce royaume déterminera finalement notre vie dans l'au-delà.

Rappelez-vous toujours que l'expérience empirique des EMI et des phénomènes connexes continue de souligner le rôle crucial de l'amour en tant que force de liaison et principe d'organisation de l'univers. Nous serions donc bien avisés de toujours traiter les autres comme nous aimerions être traités. Une « règle d'or » tissée dans la substance même de l’existence.

Les titres des livres, dont les vôtres tel que « La preuve du Paradis », « La carte du Paradis », qui traitent de la thématique des expériences de mort imminente boostent certes les ventes mais rebutent des lecteurs potentiels en raison de leur prétention de détenir La Vérité, mais aussi à cause de leur référence à la religion…

Il est regrettable que certains ne soient pas à l'aise avec les titres, mais s'ils lisent les livres, ils découvriront que je ne prêche aucune religion en particulier. Au contraire, je fournis des informations sur un domaine de conscience accessible à tous, indépendamment de leurs croyances.

En fait, personne ne doit mourir ou s’approcher de la mort pour se connecter à ces domaines de conscience. Beaucoup de gens, de cultures et de milieux différents, ont médité et prié de manière à tisser des connexions avec la conscience depuis des milliers d'années. L'amour est un fil conducteur dans la plupart des grandes traditions spirituelles du monde et résonne avec ce que j'ai vécu.

J'ai commencé ma pratique quotidienne de la méditation il y a plusieurs années, et je peux vous dire qu'elle est accessible à tous, n'importe où. J'encourage tout le monde à adopter cette pratique introspective, afin de faire soi-même l'expérience du monde spirituel. Je recommande particulièrement les enregistrements sonores « Sacred Acoustics » comme excellent support pour apaiser l'esprit et accéder à des états élevés de conscience. Bien sûr, il existe de nombreuses méthodes viables d'exploration de la conscience, et chacun doit faire l’effort nécessaire pour découvrir ce qui lui convient. Pour un échantillon gratuit, voici un lien vers un site web où on trouvera des vidéos de formation gratuites pour des conseils pour aller plus loin : https://www.sacredacoustics.com/pages/free-download-sign-up

Merci pour la pertinence de vos questions. J'espère que vos lecteurs exploreront eux-mêmes les recherches scientifiques les plus récentes et les nombreuses ressources spirituelles disponibles pour mieux comprendre leur but dans la vie et le don de l'amour.

 

Après des études de droit et de sciences politiques à l'Université Mohamed V à Rabat (Maroc) et à Grenoble (Université et Institut d'études politiques), il entame une carrière de journaliste de 1993 à décembre 2004 ("Maroc Hebdo", "Le Quotidien" et "La Vie éco"). Il rejoint la Haute Autorité de la communication Audiovisuelle (HACA) en tant que Responsable de l'Unité Pluralisme, de janvier 2005 à décembre 2012, avant de devenir directeur adjoint du Département de Suivi des Programmes à la Haca, de janvier 2013 à décembre 2017. Au sein de la HACA, il a participé à la mise en place des normes et du suivi du pluralisme politique dans les médias audiovisuels nationaux, et essentiellement dans les journaux et les magazines d'information. 

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