Lmoutchou:«Mobydick et Lmoutchou ont caractérisé deux époques de ma vie» (partie 1/2)

Dans un café au quartier Hassan, le quartier où tout a commencé, s’est déroulé l’interview. Constituée de deux parties. La première partie, celle-ci, porte sur la naissance de la vocation de Lmoutchou et ses débuts dans le Rap.

 © Jaafar Santolofish Berraho © Jaafar Santolofish Berraho

« Toc Toc ». Qui est là ? Younes Taleb alias Mobydick ou Lmoutchou, né dans le quartier Hassan à Rabat, est un rappeur et producteur marocain. Il est aussi à la tête de « Adghal Records », l’une des premières boîtes de production spécialisée dans le Rap au Maroc.

Le Rap n’était pas sa vocation au début. Il se voyait plutôt danseur. A tel point qu’il était connu dans son quartier par « Younes Michael » - puisqu’il savait danser le Moonwalk de Micheal Jackson avec brio. « A un moment, le mouvement de danse a commencé à se démoder et le mouvement du Rap a commencé à prendre le dessus » dixit Lmoutchou. Ainsi, il s’est découvert une passion pour le Rap. Il a commencé à écrire en français. Il avait intégré deux groupes « NGM (nouvelle génération marocaine) » puis « La sekte » respectivement en 1993/1994 et en 2004.

Par la suite, il s’est lancé dans une carrière solo. Elle fut propulsée suite à son triomphe au Tremplin du Festival L’Boulevard dans la catégorie Rap/Hip Hop, en 2006. Il enchaîne par la suite les titres, les featuring et les collaborations.

Après deux ans de retrait, il revient en force avec un beef destiné à 7liwa, de son vrai nom Ihab Ikbal, un jeune rappeur Casablancais qui est considéré comme la tête brûlée du Rap marocain et qui a récemment signé chez Sony Music Middle East.

Dans un café au quartier Hassan, le quartier où tout a commencé, s’est déroulé l’interview. Constituée de deux parties. La première partie, celle-ci, porte sur la naissance de la vocation de Lmoutchou et ses débuts dans le Rap.

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  • Vous avez passé le primaire dans une école privée à Rabat. Par la suite, vous avez continué votre cursus scolaire dans plusieurs écoles publiques sans décrocher le baccalauréat. Est-ce que les études furent ennuyantes pour vous ou bien votre passion était ailleurs ?

Ma mère me poussait à m’instruire d’une façon différente voire meilleure à travers la lecture. C’est pour cela qu’elle m’emmenait très souvent à la bibliothèque dès mon plus jeune âge. Le contenu des bouquins que je lisais dépassait largement le programme scolaire que je trouvais fade et dépassé. Ainsi, je me suis retrouvé à me former tout seul sans avoir recours au cadre scolaire.

En plus de cela, la vertu première des enseignants que j’avais eus était loin d’être la patience pédagogique. Chacun d’entre eux avait ses propres problèmes qu’il extériorisait par de la violence verbale ou physique contre leurs élèves. Je préfère apprendre tout seul plutôt qu’attendre qu’un professeur m’explique d’une manière souvent indigente, indigne d’un enseignant. J’ai vécu cela jusqu’au premier cycle.

Lors de ma troisième année du collège (celle du brevet), j’ai commencé à me rebeller contre mes parents. Je leur disais que je ne voulais plus aller à l’école. J’ai commencé à sécher les cours. Ainsi, petit à petit, j’ai quitté l’école. Je tiens à préciser que la musique en général et le Rap en particulier n’avaient en rien influencé ma décision.

Par la suite, j’ai tâtonné à la recherche d’une formation post-baccalauréat qui me conviendrait. En vain. Puis, j’ai finalement tout claqué.

  • A chaque interview, vous évoquez fièrement Rabat, votre ville natale, et le quartier Hassan en particulier. D’ailleurs, vous avez consacré un titre à ce quartier où vous avez vécu. Que représente Rabat et ce quartier pour vous ?

Je ne l’ai pas fait parce que j’avais quelque chose à prouver à mon quartier. Le Hip Hop est fait de cette manière-là. On sait que Wu-Tang est originaire de Brooklyn [New York], que Mobb Deep est originaire de Queensbridge [New York], que Tupac est originaire du West Side [Chicago] et que Notorious B.I.G est originaire du East Side [New York]. Il est donc logique de représenter le quartier, le secteur ou la ville d’où nous sommes issus. Il faut en être fier. C’est là où nous avons grandi. C’est là où nous avons mûri. Et c’est là où nous avons tout appris.

Graffiti dans le quartier Hassan portant les inscriptions de Mobydick et Lmoutchou en arabe © Tayeb Laabi Graffiti dans le quartier Hassan portant les inscriptions de Mobydick et Lmoutchou en arabe © Tayeb Laabi

A l’inverse, je considère que ne pas évoquer son quartier ou sa ville natale pour un rappeur est une mauvaise chose. Dans ce cas, je pourrais dire qu’il y a quelque chose qui cloche chez ce rappeur.

  • Vous avez déclaré dans une interview que vous n’avez pas choisi le Rap mais que « c’est venu comme ça ». Votre milieu social aurait-il contribué à vous pousser à faire du Rap ?

Mes parents ne se sont jamais opposés à ce que j’entreprenais. Ils m’ont laissé la liberté de choisir mes activités que ce soit pour le sport ou la musique. Et ils m’encourageaient à aller de l’avant.

A l’époque, dans notre quartier, le Smurf[1] était à la mode. C’était un style de danse qui est aujourd’hui plus connu sous le nom de Breakdance. J’étais ébloui par les mouvements des breakdancers surtout lorsqu’ils faisaient le robot. Aussi, avaient-ils des codes particuliers. Ils avaient une coupe de cheveux particulière : la coupe laser (rasé derrière et sur les côtés et les mèches debout sur la tête à la Vanilla Ice ou MC Hammer). Actuellement, elle est redevenue à la mode.

J’étais plus attiré par les pas de danse. J’ai même appris à faire le Moonwalk de Michael Jackson à tel point qu’on me surnommait dans mon quartier Younes Michael. Je me suis plus fait connaître par la danse que par le Rap.

A un moment, le mouvement de danse a commencé à se démoder et le mouvement du Rap a commencé à prendre le dessus. La danse et le Rap sont à plusieurs égards complémentaires. Tous les deux respectent le rythme. En danse, tu manies ton corps et dans le Rap tu danses avec les mots.

Finalement, j’ai switché de la danse vers le Rap.

  • Pouvez-vous nous raconter vos débuts dans le Rap ? Et quels étaient vos sources d’inspiration ?

Etant adolescent, j’écoutais énormément du Rap. Au début, j’écoutais le Rap américain surtout l’école newyorkaise (The Notorious B.I.G, Jay-Z, Nas, Mobb Deep…) parce qu’on pouvait ressentir la recherche qu’elle effectuait sur la musique, sur la rime, sur les jeux de mots et moins sur l’apparence et le côté bling-bling. J’écoutais un tout petit peu les rappeurs du West Side (2Pac, Snoop Dogg). Ces derniers étaient plus sur la dégaine et dans le Gangster Rap. A ce moment-là, les rappeurs français étaient moins nombreux. Il n’y avait que IAM et NTM qui avaient de la visibilité parmi les rappeurs français.

Au début, j’apprenais les textes des autres. Ensuite, je suis monté sur scène où je chantais des freestyles qui n’étaient pas à moi.

En 1993/1994, j’ai connu Anass Laïti qui s’est présenté à moi et m’a proposé de créer un groupe de Rap. J’ai accepté. On a créé le groupe NGM (Nouvelle génération marocaine). On n’avait enregistré qu’un seul morceau sur une FaceB[2] qu’on avait nommé « C’est ça le choc » où Anass rappait en darija [langue arabe dialectale] et moi en français. Le groupe n’a pas beaucoup duré – maximum une année et demie. Par la suite, j’ai continué une carrière en solo où j’ai produit de nombreux titres.

En 2000, j’ai formé un autre groupe qui se nommait « La sekte ». Il était constitué de trois membres : Ilias aka Icar (un ami à moi), Jamal Zitouni aka Jamal ou James (un autre ami à moi) et moi-même. On est resté dans la phase de répétition. On n’avait enregistré aucun titre mis à part « Coup d’éclat », titre en featuring avec Icar. Je ne sais pas si ce morceau figure ou non dans ma première mixtape. Si ce n’est pas le cas, je pense le republier avec d’autres titres qui n’ont jamais vu le jour sur les plateformes de streaming (YouTube, Spotify, Deeze… etc).

Finalement, j’ai repris ma carrière en solo. En 2005, j’ai failli sortir mon premier album qui portait le nom d’« Image vraie ». Cependant, je n’avais pas réussi à le sortir car cela nécessitait beaucoup d’argent et de longues démarches administratives.

  • A vos débuts, vous faisiez du Rap en français. Par la suite, vous avez migré vers la darija avec « Toc Toc ». Pourquoi avoir commencé à rapper en français ? Et pourquoi avoir abandonné le français pour la darija ?

Lorsque j’ai commencé le Rap, j’ai choisi de m’exprimer en français. Et ce dans le but de me produire en France puisque l’industrie du Rap y était déjà installée – ce qui n’était pas le cas au Maroc...

Avec la démocratisation du Rap au Maroc et la naissance de plusieurs festivals (comme le festival L’Boulevard), je me suis adapté aux attentes des Marocains en écrivant un titre en darija. Avec « Toc Toc », j’ai migré vers la darija. J’ai compris que je devais changer de méthode pour pouvoir percer dans le domaine. Ainsi, j’ai abandonné mon rêve de me produire en France.

  • En 2006, vous avez remporté le premier prix au Tremplin L’Boulevard. Comment est venue l’idée de participer au festival L’Boulevard?

Avant le début du festival L’Boulevard, j’avais abandonné l’idée d’une carrière musicale dans le Rap parce que je gagnais très bien ma vie à la Joutiya [marché informel] de Rabat. Cependant, j’avais toujours un stock de morceaux que j’avais enregistré auparavant. Alors, un pote m’avait proposé de postuler au festival L’Boulevard. Il m’avait dit que « si j’arrivais à plaire aux gens, il y aura peut-être une suite à ce que fais. ».

J’ai tenté le coup. D’abord, j’ai gravé mes titres sur des CD. Ensuite, j’ai déposé ma maquette au British Council comme demandé par la direction du festival. Un peu plus tard, j’ai découvert sur le site www.raptiviste.net la liste des présélectionnés et mon nom y figurait ! J’étais parmi les huit groupes présélectionnés sur un total de 300 candidatures. J’ai été vraiment surpris d’avoir été retenu. Je me sentais déjà connu lorsque je me baladais dans la rue (rires). Par la suite, je me suis refait ma garde-robe - grâce à l’argent que j’avais gagné à la Joutiya – pour pouvoir faire sensation sur scène. Le look compte énormément dans la musique en général et dans le Rap en particulier.

Le Jour J arriva. Et avant le début du festival, il y a eu un tirage au sort pour connaître l’ordre de passage des candidats. Heureusement pour moi que j’étais l’avant-dernier de la liste. C’était le moment parfait pour passer. Et ce parce qu’il y avait beaucoup plus de public à la fin plutôt qu’au début.

Avant de monter sur scène, j’ai eu la trouille de ma vie. C’était ma première grande scène. Au début, ma musique était écoutée par un cercle de 20 à 50 personnes maximum. Finalement, j’ai remporté le premier prix au Tremplin L’Boulevard. C’était juste magnifique !

  • Qu’est-ce qui a changé après le festival L’Boulvard?

Après le festival L’Boulevard, j’ai développé un bon réseau ce qui m’a aidé par la suite. Aussi, j’ai eu beaucoup de facilités à enregistrer des titres. Les portes s’ouvraient à moi. Je ne pourrais pas oublier ce que les Meknassis ont fait pour moi surtout Fouzi. Mounir Bigmo et Fawzi (le représentant du festival L’Boulevard à Meknès) m’ont proposé d’enregistrer chez eux et ils m’ont donné carte blanche au studio. Plusieurs de mes titres, qui avaient envahi les ondes à l’époque, ont été enregistrés dans leur studio.

Par la suite, une compilation de titres a été réalisée par Hit Radio en partenariat avec Méditel [Orange actuellement]. Sur environ 14 titres, trois d’entre eux étaient de moi. Grâce à cela, je me suis fait trois chèques – un pour chaque titre. Avec cet argent, j’ai pu créer mon propre studio. Ainsi, je suis devenu indépendant. Et là, je me suis consacré totalement à la réalisation de mon premier album « Lmoutchou Family ».

  • Vous vous êtes éclipsé des médias durant trois ans pour préparer votre album. Avec du recul, pensez-vous avoir adopté la bonne stratégie ?

Je pense que c’était une mauvaise stratégie de ma part. J’ai fait cette erreur deux fois dans ma carrière : la première fois, c’était lorsque je préparais « Lmoutchou Family » ; la seconde c’était lors de ces deux dernières années où j’avais arrêté le Rap parce que je voulais du renouveau dans ma vie.

Il ne faut jamais s’éclipser et ce quelles qu’en soient les raisons. Il faut continuer à faire parler de soi, et cela passe par garder le contact avec le public et les médias. Je ne m’en suis rendu compte que dernièrement.

  • Que représente le Festival L’Boulevard pour vous ?

Je considère que le festival de musique urbaine le plus authentique qui existe est L’Boulevard. Ce qui est bien chez eux c’est que les fondateurs sont des connaisseurs en matière de musique et ils sont issus de ce domaine. Ce qui n’est pas le cas des autres festivals, qui se sont emparés de la musique au Maroc, où les dirigeants sont des personnes en costume cravate qui n’ont rien à voir avec la musique.

Si le festival L’Boulevard a réussi dès le début et continue à survivre durant toutes ces années, je ne comprends pas pourquoi il n’y aurait pas 12 L’Boulevard au Maroc, un pour chaque région par exemple, voire plus. Ce mouvement aurait dû se propager comme les téléboutiques au Maroc.

L’Boulevard représente le survivant de tout un mouvement de festivals qui logiquement devraient continuer à vivre. Malheureusement, ils n’ont pas beaucoup de chance ni d’aides. Le dernier en date à disparaître, et non des moindres, fut le Festival Alegria de Chefchaouen. J’étais vraiment triste lorsque le rideau est tombé sur ce festival. C’est vraiment dommage.

  • Pourquoi avez-vous opté pour Mobydick comme nom de scène ? Pourquoi avez-vous adopté Lmoutchou [le gamin]par la suite ? Et lequel de ces surnoms appréciez-vous le plus ?

Mobydick et Lmoutchou ont caractérisé deux époques de ma vie. A un moment, c’était cool de s’appeler Mobydick et à un autre c’était cool de s’appeler Lmoutchou. Chaque époque reflète un style de Rap différent. En ce qui me concerne, je suis monté sur le train du Hip Hop en marche. J’ai traversé les différentes époques du Rap. Il se peut que je change de nom de scène si la face du Rap change.

A mes débuts, je voulais que mon nom de scène ait un sens. Alors, j’ai choisi Mobydick que j’ai puisé du livre « Moby Dick ou le cachalot » de Hermann Melville. Ce cachalot reflétait l’alter-égo dans le Rap : un être vivant imbattable et infaillible. L’auteur en parle comme d’une divinité. Ainsi, le fait de porter le nom d’un truc qui ne crève pas convenait avec le Rap de l’époque où il fallait être fort.

Une représentation du cachalot de Mobydick © http://www.1zoom.me/fr/wallpaper/460826/z1899.4/2048x1536 Une représentation du cachalot de Mobydick © http://www.1zoom.me/fr/wallpaper/460826/z1899.4/2048x1536

Par la suite, pour suivre l’actualité, il fallait un nom de scène au troisième degré. C’est là où tu t’en fous et tu choisis un nom de scène de rien du tout comme Lmoutchou.

  • La personnalité de Younes Taleb est-elle plus proche de Mobydick ou bien de Lmoutchou?

Je reflète plus Lmoutchou que Mobydick. J’accepte mes défauts. Je n’ai rien à cacher. Je vis dans la transparence. Comme dans une maison en verre. Je dirai même que je tiens à mes défauts parce qu’ils font de moi la personne que je suis. A tel point que je peux affirmer que mes défauts constituent ma force.

L’une des raisons pour lesquelles les clashs ne marchent pas avec moi est qu’ils n’ont pas de quoi m’atteindre. Oui, j’aime boire et alors. Je bois autant que Bob Marley fumait. Au point qu’il m’arrive de m’auto-clasher dans mes propres titres.

J’ai lancé une marque de vêtement portant le nom de « Bad Exemple ». Ainsi, en commerce comme dans la vie, je ne veux pas être un exemple pour les autres .Je veux vivre comme je l’entends.

  • Il y a une dimension de super-héros dans vos albums : « Super Moutchou », qui est un des titres de votre premier album « Lmoutchou family ». De plus, vous avez marocanisé le sigle de Superman et vous l’avez utilisé à plusieurs reprises (album, mixtape…). Qui est Lmoutchou? Et pourquoi avoir choisi Superman ?

Au début, c’était juste une blague. J’avais écrit le titre « Super Moutchou » où je parlais du Marocain qui se croit unique dans le monde. Le même profil que le groupe Hoba Hoba Spirit a abordé dans son titre « Fhamator ». « Super Moutchou » est une espèce de « Fhamator ». C’est un gars qui se fout de ta gueule et de la sienne.

J’avais demandé à Achraf El Kouhen, d’illustrer chacun des titres de mon premier album « Lmoutchou Family ». Ce titre l’avait intéressé. Ça l’avait inspiré. Alors, on avait trouvé un déguisement pour chacun des personnages présents dans l’album.

Personnages de l'album représentés par Lmoutchou alias Younes Taleb © Achraf El Kouhen Personnages de l'album représentés par Lmoutchou alias Younes Taleb © Achraf El Kouhen

Pour ce qui est de Superman, on voulait quelque chose pour illustrer le titre de « Super Moutchou ». C’est venu par hasard. Et on avait adoré son design. Alors, je l’ai carrément adopté pour le reste de ma carrière. En plus le « م (M) », au lieu du S de Superman, collait : Mobydick, Moutchou, Marocain. C’était juste parfait.

 © Achraf El Kouhen © Achraf El Kouhen

  • Cet emprunt révèle-t-il que vous êtes un fan de Comics ? Si oui, êtes-vous plutôt Marvel ou DC Comics ?

Ça change en fonction du temps.

Au début, j’aimais très Marvel. Cependant, lorsque je vois les films Marvel, je suis déçu parce que c’est devenu un truc pour adolescents. Actuellement, quand je vois un film de DC, je le trouve très mature. Ils se cassent vraiment la tête à faire un truc solide. Je ne pense pas que c’est moi qui aie grandi parce que je suis toujours un gamin au fond de moi. J’ai toujours les yeux qui brillent lorsque je regarde une production DC ou Marvel.

Cette passion pour les Comics est née avec mon père. Il m’emmenait acheter des livres ou Comics. Ça a grandi avec moi. J’ai porté les fringues des Super-Héros. Cette passion pour les Comics m’a poussé à dessiner. J’adorais dessiner. C’est moi qui ai fait la pochette de la plupart de mes projets (albums, mixtape, etc). Savoir dessiner m'a permis de maîtriser le design. 

J’aurai pu percer dans le dessin, qui sait ? Mais j’ai plutôt opté pour le Rap. Entre les deux, j’ai choisi le chemin qui était le plus favorable.

En tout cas, j’ai hâte de lire le premier Comics book marocain avec un Super-Héros marocain.

A suivre

 

[1] Le smurf est un genre musical et un style de danse de rue arrivé en France dans les années 1980 avec le hip-hop.

[2] Dans le domaine de la musique enregistrée, les faces A et B font référence aux deux côtés d'un disque vinyle. En règle générale dans un single, la face A représente la chanson principale, alors que la face B est souvent une chanson secondaire.

[3] L’un des fondateurs du Festival L’Boulevard.

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