Pourquoi l'actualité est-elle plus terrible en été ?

bkLTIhhDXYfXabkGHlSCs2AcZIs@605x374.jpg

En voilà une question pertinente. On aurait envie de trouver des explications à ce phénomène particulier qui semble devenir universel et surtout récurrent : pourquoi y a t-il autant de catastrophes, de crises, de tensions guerrières en été ?
Les hommes ont chaud ou quoi ? Ils devraient profiter de la canicule pour faire la sieste. Ou pour manger des glaces ou boire des boissons gazeuses sans scrupules parce qu'il faut bien s'hydrater en été.
Les avions s'écrasent. Les conflits reprennent ou s'étendent, les virus prolifèrent. On finira par créer les conditions d'un hiver persistant pour figer la paix dans un gros glaçon d'amour.
Allez sérieusement, y aurait pas un statisticien, un historien des crises pour nous expliquer si réellement l'été échauffe aussi les esprits ou si le climat désamorce la prudence ou agite les pulsions guerrières. Ou bien un physiologiste, un endocrinologue pour nous raconter que tout ceci est affaire d'hormones.
Eté 40, la débacle, août 1914 mobilisation générale en France. Ebola, crashs en série, combats à Gaza, guerre civile en Ukraine, menace terrible en Irak : raccourcis non scientifique.
Ils sont où les analystes. En vacances et alors quand ils sont en vacances, le monde peut vaciller et eux se baigner sans vergogne. Tandis que dans les avions et les bateaux on court vers l'espoir de la détente ou l'espoir médical, la planète sans intervention extraterrestre est à feu et à sang.
Les super-héros sont seulement au cinéma. Ils ne déboulent pas pour remplacer les armées sans budget, mal équpées ou déjà occupées sur d'autres fronts. Ils ne font pas la police qui elle-même comme à Ferguson ne la fait pas.
L'été des gens qui restent chez eux ou qui même en vacances suivent l'information à la télé ou dans les journaux ressemble de plus en plus à une crispation du sentiment d'abandon. De délaissement, d'isolement et de fragilité par rapport à des faits inquiétants qui font d'autant plus peur qu'ils s'accumulent pour donner le sentiment que le pire succède au pire.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.