Stagiaires, les premières victimes silencieuses du Covid-19 en Entreprises

Parce qu'elles et ils sont une minorité silencieuse, corvéable à merci et « licenciables » du jour au lendemain, les stagiaires en entreprise qui constituent une ressource au quotidien de nos entreprises, sont aujourd'hui les premières victimes en entreprise de la crise qui nous touche. Ce sont nos enfants.

Mesdames, Messieurs les ministres,

en ces moments difficiles mais aussi de solidarité, je me permets d'attirer votre attention sur une minorité. 

Une minorité dont personne ne parlera et qui sera sacrifiée au-delà des discours qui nous rassurent, qui nous aident à imaginer un avenir différent ou personne n'aurait été laissé au bord du chemin.

Je veux parler des stagiaires en entreprise, jeunes diplômés en stage de 6 mois en convention, pas encore diplômés qui doivent réaliser un stage pour obtenir leur diplôme, tous les stagiaires...

Aujourd'hui, ils sont les premières victimes "en entreprise" de la crise qui nous touche. Leurs stages sont arrêtés unilatéralement avec dans le meilleur des cas une explication plausible et trop souvent malheureusement de façon très abrupte.

Ce sont nos enfants, les talents de demain, qui arrivent en entreprise les yeux grands ouverts et plein d'ambitions et de motivation.

Ils sont en temps normal une ressource forte pour nombre d'entreprises, payés quelques centaines d’euros par mois en stage conventionné...

Ce sont nos enfants ; nos entreprises ont autant un devoir de formation et d'exemplarité envers eux qu'ils se doivent d'apporter leur enthousiasme, leurs connaissances à une économie en changement rapide. Quelle image après cette expérience auront-ils de ces entreprises qui les ont laissé tomber ?

J'ai bien conscience que ce n'est pas une priorité, mais il serait sans doute assez facile et presque sans coût de faire changer les choses.

Veuillez Mesdames, Messieurs les ministres agréer l’expression de mes sentiments respectueux

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