Les travailleurs sociaux soutiennent la mobilisation lycéenne

La mobilisation lycéenne fait l'objet d'une répression et d'un mépris de la part de l’État. Face à la violence exercée contre des enfants, des travailleurs sociaux notamment de la protection de l'enfance décident d'être solidaire d'un combat juste et qui dénonce les politiques antisociales du gouvernement.

Motion de soutien à la mobilisation lycéenne

Depuis plus d’une semaine, les mobilisations lycéennes prennent de l’ampleur et la jeunesse se retrouve nombreuse dans la rue pour défendre son avenir. Les élèves se mobilisent sur des revendications légitimes à savoir la dénonciation de la sélection à travers Parcoursup, des inégalités territoriales que générera la réforme du lycée mais aussi de la réduction des postes et des heures d’enseignement dans les lycées professionnels…

Il est scandaleux de voir que l’unique réaction du pouvoir est celle de la répression. Nous sommes indignés par la violence et le mépris exercée par l’État. Des enfants que la police mutile à coup de flashballs détruisant des mains ou défigurant comme dans le Loiret, le Val d’Oise, qu’elle humilie en les plaçant dans des positions dégradantes comme à Mantes la jolie.

Une poubelle brûlée vaut elle la vie de nos enfants ? L’UNICEF nous rappelant à juste titre que « Partout, tout le temps, un enfant reste un enfant ».

A quoi sert l’intervention des travailleurs sociaux, des professeurs, des psychologues et tous les autres si la police démolit tout ce que nous construisons avec eux, enfants qui risquent de ne plus faire confiance aux adultes.

Nous, professionnels de la protection de l’enfance (prévention spécialisée, aide sociale à l’enfance, PMI, AEMO...), de la pédopsychiatrie, de l’insertion… réunis ce mardi 11 décembre à Lille lors d’une assemblée générale regroupant près de 200 personnes venues de différentes régions, dénonçons la violence institutionnelle exercée par les corps de police.

Nous considérons qu’il n’est pas possible de voir d’un côté le vote d’une loi à l’assemblée nationale pour interdire « les fessées », tout en laissant la police tirer sur des enfants avec des flashballs.

Nous dénonçons également les choix politique qui consistent à accroître les dispositifs sécuritaires comme l’armement des polices municipales, la création de 20 nouveaux Centre Éducatifs Fermés (anti chambre des prisons), les suspicions à l’égard des mineurs isolés avec la pratique des tests osseux et de l’autre organise la casse de l’ensemble de la protection de l’enfance (ASE, PMI, prévention spécialisée...), des structures jeunesse (éducation populaire, mission locale, association sportive/culturelle…) et celle de l’éducation nationale (CIO, Service sociale en faveur des élèves...).

Nous continuerons à protéger les enfants car ceux ci sont notre avenir et nous défendrons leurs droits à manifester et à s’exprimer.

Nous soutenons ces jeunes qui luttent pour prendre leur avenir en main et s'opposer aux politiques antisociales dont ils et elles sont victimes, et notamment les plus précarisé.es d'entre eux et elles.

 

Contact FB:

Collectif social déchainé

Collectif social dégradé

Commission de mobilisation du travail social Idf

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