En finir avec la guerre

"J'en ai marre" ai je entendu hurler ma jeune voisine, résumant ainsi l'épreuve ressentie par énormément de gens, jeunes en particuliers. Vivre prisonnier volontaires dans les quatre murs d'appartements trop chaud ne sera sans doute pas sans conséquence, alors qu'on réfléchit encore à nous présenter la facture !

 

 

Je sais que la clef est sur la porte et que je n'ai qu'à m'échapper

Mais voilà que de toutes les fautes on vient me culpabiliser

Et qu'on dresse des barreaux imaginaires pour m'empêcher de parler

Pour m'empêcher de respirer... Pour m'empêcher d'aimer

Et voilà qu'on en viendra bientôt à me stériliser à me voiler

A me faire désavouer tout ce que j'ai pu aimer

Pour payer toutes les fautes , les fautes du passé

D'un développement passé qui m'a mis de coté

Et qui n'a pas su réfréner sa folie, insolente

Sa faim irréfléchie sa gloutonnerie démente !

Sans jamais percevoir l'irrésistble descente

Vers un enfer pavé des meilleurs intentions

Et face à mère nature des pires démissions

On en vient maintenant à cette loi du suspect

A croiser tous les autres d'un regard circonspect

Parce qu'à une richesse justement partagée

On aura préféré toute cette pauvreté si largement pillée

Parce qu'aux ouvriers heureux (?) on aura préféré

Cette masse uniforme vouée

Sans justice aux pires travaux forcés

On aura bientôt ruiné dans nos villes la beauté

Au nom de cette putain du nom de rentabilité

Et la Chine Millénaire victime d'un pangolin

Sera donc ce dragon qu'on ne croise plus à pékin

Parce que l'économie, de ce pays "chéri" , se défiera bientôt

Tant elle voit malade ce qu'elle portait si haut

Au chinois la main d'oeuvre, à l'Europe l'intelligence ?

A certain l'opulence et à tous les autres l'indigence ?

Pauvre dans un pays heureux, pauvre perdu parmi les riches

J'erre entre quatre murs pendant que tant d'autres trichent !

Et que les chinois si surement exploités

Seront sans doute mis de côté sans pitié

Parce que la menace révèle encore ici son vrai visage

En nous traitant tour à tour comme ceux qui ont la rage

Il ne suffisait pas qu'on nous marginalise

Voilà donc si vilement la Chine qu'on ostracise

Parce que l'économie ne fait pas de sentiment

Et que les jeux d'argent tolèrent tout reniement

Je vois déjà la peur de tous ceux (biens pensants) qui me toisent

Pendant que nos bons rois, protégés, nous préparent l'ardoise

Et la Chine malade de ses seuls maux (?) peut donc s'effondrer

L'Europe "solidaire" et vertueuse viendra la condamner

Parce qu'il n'est de malade que des êtres fautifs

Qui aux sages mesures prétendent rester rétifs

Ainsi donc emmuré, je vis en prisonnier

Tandis que toute la Chine on pourrait sacrifier

Parce que ce qui fut beau naguère

N'a plus là d'intérêt dés lors que l'on y perd

Que ce soit cette Chine au passé si fier

Ou ce monde si noble de la classe ouvrière

On envoie tout maintenant à ces vastes fourrières

Parce que l'économie n'est rien d'autre qu'une guerre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.