suite 1 - paradoxes sur la quantité de monnaie- cas avec Etat

suite de mon modèle qui explique les déséquilibres globaux du capitalisme. on va voir l'importance de l'endettement de l'Etat pour soutenir la croissance du capitalisme.

CAS AVEC ETAT G :

Nous avons vu que le capitalisme tend à générer une insuffisance de la demande au niveau macro

L'une des solutions est "d'envahir" le secteur monétarisé non capitaliste.

Une autre solution consiste à faire intervenir un endettement de la part de l'Etat G.

G ne cherche pas à faire de profit mais il emprunte sa monnaie Mg envers la banque B (à moins qu'il la génère par "hélicoptère")

supposons que G verse l'intégralité de Mg pour payer ses fonctionnaires générant ainsi une demande solvable de hauteur Mg. G ne cherche pas à faire de profits.

la demande solvable totale vaut donc M + Mo(1-k)  + Mg. la production capitaliste est X , l'offre totale est pX.

Les impots sont récolés en fin de période, une fois que E a vendu ses X biens sur le marché et fait son CA. On suppose que l'impot est un taux de taxe t sur le CA. (impot sur les sociétés)

on a donc : M(1-t) < CA (1-t) < (1-t) (M + M0 (1-k) + Mg)

(....)

0 < (1-t) VA < Mo (1-k + kt - t) +Mg (1- t)

Plus t est élevé plus la VA est faible, cependant plus Mg est élevé plus la VA peut être potentiellement élevée.

Il est donc tout  à fait intéressant pour le secteur capitaliste d'avoir un endettement croissant  de G. On voit aussi que le développement du capitalisme est fortement dépendant de l'existence d'un Etat G à même de générer une demande solvable monétaire de hauteur Mg.

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