Richard Ferrand à l'Assemblée: mauvais signal de la moralisation de la vie politique

Richard Ferrand est pressenti pour prendre la présidence de l'Assemblée nationale et porte de facto atteinte à la moralisation de la vie politique. En effet le quatrième personnage de l'état doit être une figure exemplaire. Beaucoup de choses sont à dire concernant la personne de Richard Ferrand. Devoir d'exemplarité en berne.Thierry Paul Valette

Richard Ferrand est pressenti pour prendre la présidence de l'Assemblée nationale et porte de facto atteinte à la moralisation de la vie politique. En effet le quatrième personnage de l'état doit être une figure exemplaire. Beaucoup de choses sont à dire concernant la personne de Richard Ferrand. Devoir d'exemplarité en berne. 

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Il briguait le poste depuis longtemps et la nomination de François de Rugy au ministère de la Transition écologique laisse vide le perchoir de l'Assemblée. 

Le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, profite donc de l'occasion malgré ses détracteurs qui lui reprochent son implication dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne.

Pour rappel il a été visé par une information judiciaire menée par le parquet national financier (PNF) pour "prise illégale d’intérêts" à la suite d'une plainte de l'association Anticor.

Cette candidature semble un peu surréaliste.  La République se doit de promouvoir des personnes  exemplaires pour servir l'intérêt général.

L'affaire des Mutuelles de Bretagne est un un frein à sa candidature. Son épouse s'était enrichie d'un demi-million d'euros parce que Richard Ferrand était directeur général des Mutuelles de Bretagne. 

 La politique est aussi une affaire de symboles et la possible éléction de  Richard Ferrand à ce poste-là n'est pas forcément positif.

Ce phénomène est typiquement français 

 En Scandinavie, il n'y aurait pas de débat sur l'avenir de Richard Ferrand. Sa candidature serait impossible. En France la tolérance est quand même   étonnante. Cette éléction serait impossible. La question est de savoir si les députés voteront en sa faveur. Ceux de LREM passeront-ils l'épreuve de la moralisation ? La est la question 

 

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